Neil Young
Tonight's The Night |
Label :
Reprise |
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Il ne s'est pas écoulé 3 ans entre Harvest et cet album, et déjà à l'époque Neil Young nous avait prévenu: il n'y a rien de pire pour détruire un homme que la drogue. Et ce qu'il redoutait le plus arriva. Son grand ami, Danny Whitten, disparaît à la suite d'une overdose. Le coeur brisé par cette tragédie, le Loner n'a qu'une envie: crier sa rage et son désespoir à la face du monde.
Avec Tonight's The Night, il n'est plus question de ballades illuminées ni de mélodies insouciantes. "Tonight's The Night part 1" qui ouvre l'album annonce la couleur: noir. Ici, tout n'est que ténèbres, car cette nuit est LA nuit. La nuit durant laquelle Neil va dévoiler tout ce qu'il a sur la conscience. Il nous avait déjà donné un aperçu de ses états d'âme sur On The Beach, mais maintenant c'est l'instant de vérité, le moment où tout va se jouer. Tout au long des douzes titres qui parsèment l'album, le Loner déverse sa rage, accompagné de la section rythmique survivante du Cheval Fou et un nouveau guitariste (un certain Nils Lofgren...).
En 1975, Neil Young inventait "la machine à tuer l'amertume et le chagrin". Jamais un été ne fut aussi triste, et à l'automne, Zuma arrivait dans les bacs...
Avec Tonight's The Night, il n'est plus question de ballades illuminées ni de mélodies insouciantes. "Tonight's The Night part 1" qui ouvre l'album annonce la couleur: noir. Ici, tout n'est que ténèbres, car cette nuit est LA nuit. La nuit durant laquelle Neil va dévoiler tout ce qu'il a sur la conscience. Il nous avait déjà donné un aperçu de ses états d'âme sur On The Beach, mais maintenant c'est l'instant de vérité, le moment où tout va se jouer. Tout au long des douzes titres qui parsèment l'album, le Loner déverse sa rage, accompagné de la section rythmique survivante du Cheval Fou et un nouveau guitariste (un certain Nils Lofgren...).
En 1975, Neil Young inventait "la machine à tuer l'amertume et le chagrin". Jamais un été ne fut aussi triste, et à l'automne, Zuma arrivait dans les bacs...
| Intemporel ! ! ! 20/20 | par Loner |
Posté le 08 mai 2006 à 16 h 28 |
Dès le début de Tonight's The Night, on sent bien que le Loner est abattu et révolté de l'intérieur. Rongé par la culpabilité de n'avoir pu empêcher la mort de son ami musicien Danny Whitten, Neil Young expie le poison comme il peut. "Borrowed Tune" et "Tired Eyes" accusent les cernes qu'on ose deviner sur les yeux du Canadien, dont sa voix décomposée nous atteint parfois dans une gravité douloureuse ("Mellow My Mind"). Bien sûr, il y a aussi les moments de guitares revanchardes entendu par exemple sur "Come On Baby Let's Go Downtown", revanche tardive mais un dernier adieu au défunt qui y chantait. "New Mama" est le rare instant paisible survolant les tourments noirs de ce disque hautement recommandable de la vaste discographie du vieux loup solitaire.
Parfait 17/20
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