The Melvins
Houdini |
Label :
Atlantic |
||||
Un bulldozer, une arme de destruction massive, un boulet de canon à pleine vitesse, un mammouth... Voilà les mots qui me sont venus à l'esprit en écoutant cet album. Signés depuis peu chez Atlantic, bénéficiant d'une production ultra soignée (en partie par Kurt Cobain), les Melvins sortent un chef d'oeuvre, peu connu pourtant car fortement ombragé par le succès planétaire des Nirvana (qui leur doivent beaucoup au demeurant). King Buzzo n'a été autre que le professeur de guitare de Cobain et certaines similarités dans le maniement de leurs 6 cordes confirment leur parenté musicale. Houdini est monumental. Peut être un "Nevermind" puissance 10. Cohérent, soigné, revisitant Black Sabbath, utilisant des riffs monumentaux et un brin de psychédélisme, négligeant les solos, le groupe cogne aussi fort qu'il peut mais de façon enlevée, avec une classe peu commune au metal. Les Melvins pratiquent un rock rythmique et plombé, d'une lenteur malsaine, d'une lourdeur pachidermique, truffé de cassures tout en restant mélodique. Dale Crover joue de la batterie comme s'il débitait des quartiers de viande ("Honey Bucket"), Lori Black plaque des grooves immenses ("Sky Pup") et comble l'espace sonore, les grognements de Buzz sont féroces. Cette débauche de puissance étonne pour un trio. Le mammouth se déplace nonchalamment et s'essaye de temps à autres à la ruade... ("Copache"). Le sol tremble et ses barissements me rendent sourds. Mes oreilles ensanglantées trainent dans un coin de la pièce ; comme un beau diable je me débats pour extirper mon corps meurtri du mur où il s'est incrusté. Démoniaque, éviscérant, épuisant. A la boucherie Melvins, on ne fait pas les choses à moitié.
| Excellent ! 18/20 | par Oneair |
Posté le 06 novembre 2007 à 01 h 34 |
Petite rectification.
Autant aller droit au but, ce disque est chiant. Très chiant. C'est carré, bien produit, oui pas de soucis de ce côté là mais c'est atrocement chiant... On s'emmerde! Mais d'une force! A moins de s'extasier sur une suite de riffs aussi subtils qu'un rhinocéros unijambiste, lents, pesants comme une enclume larguée du 3ème étage et répétés 46 fois histoire qu'ils pénètrent bien notre boite crânienne, ce disque est chiant comme la pluie. Vous avez écouté la première "chanson" (personnellement je parlerai plutôt d'une chute de métal orchestrée) ? Vous avez écouté tout le disque! Ne cherchez pas un morceau qui diffère, tout l'album n'est qu'un bloc, un monolithe de plomb, massif, brut de décoffrage c'est sûr mais chiant... Schéma de la bête, martellement de batterie, basse grondante dans l'ombre et riffs également martelés, toujours sur le même rythme, toujours avec le même son, toujours selon le même modèle. Là dessus Buzz Osborne braille d'une voix aussi légère que sa musique, ne cherchez pas non plus de mélodies, de variations vocales, c'est toujours la même chose!
Riffs de guitare plombés, batterie plombée, basse plombée, chant massif... Le tout joué à la vitesse d'un escargot en déambulateur. A moins d'être un inconditionnel du genre vous allez vous emmerder sec.
Autant aller droit au but, ce disque est chiant. Très chiant. C'est carré, bien produit, oui pas de soucis de ce côté là mais c'est atrocement chiant... On s'emmerde! Mais d'une force! A moins de s'extasier sur une suite de riffs aussi subtils qu'un rhinocéros unijambiste, lents, pesants comme une enclume larguée du 3ème étage et répétés 46 fois histoire qu'ils pénètrent bien notre boite crânienne, ce disque est chiant comme la pluie. Vous avez écouté la première "chanson" (personnellement je parlerai plutôt d'une chute de métal orchestrée) ? Vous avez écouté tout le disque! Ne cherchez pas un morceau qui diffère, tout l'album n'est qu'un bloc, un monolithe de plomb, massif, brut de décoffrage c'est sûr mais chiant... Schéma de la bête, martellement de batterie, basse grondante dans l'ombre et riffs également martelés, toujours sur le même rythme, toujours avec le même son, toujours selon le même modèle. Là dessus Buzz Osborne braille d'une voix aussi légère que sa musique, ne cherchez pas non plus de mélodies, de variations vocales, c'est toujours la même chose!
Riffs de guitare plombés, batterie plombée, basse plombée, chant massif... Le tout joué à la vitesse d'un escargot en déambulateur. A moins d'être un inconditionnel du genre vous allez vous emmerder sec.
A éviter 6/20
Posté le 11 février 2008 à 21 h 48 |
Petite rectification bis.
Houdini représente la quintessence du style Melvins. Après un Bullhead encore hésitant et quelques peu lassant (lui !), le groupe produit avec Houdini sa première galette tonitruante du début à la fin. Que les morceaux soient lourds et rampants ou gorgés d'énergie salvatrice, le trio s'en donne à coeur joie dans la boucherie faite musique. Riffs maousses, quasi uniquement composés de power chords, mais malgré tout plus subtils et moins évidents qu'ils n'en ont l'air, batterie épileptique de Dale Crover, qui trouve ici définitivement son style reconnaissable entre mille, basse puissante et groovy et voix vénéneuse et/ou mélodique de King Buzzo. Les ingrédients sont peut-être peu nombreux mais aucuns morceaux ne se ressemblent! Entre les titres lourds et rampants dans la droite lignée de Bullhead ("Hag Me", "Joan Of Arc"), les piques rageuses et énergiques ("Honey Bucket", l'excellent "Teet") ou les plages où la mélodie se montre quelque peu au milieu du ‘monolithe de plomb' ("Lizzy", "Set Me Straight"...), le choix est large. Ne parlons même pas de la légendaire reprise de Kiss qui aurait, selon une légende, fait exploser la stéréo de Gene Simmons quand celui-ci voulut se la carrer entre les oreilles.
En pleine vague grunge, l'un des instigateurs du style explose la concurrence en produisant l'album le plus lourd et tonitruant sortit depuis bien longtemps. En redéfinissant la notion de lourdeur musicale, ils ridiculisent par la même occasion la plupart des combos metals. En digne héritiers de Black Sabbath, les Melvins emmerdent les modes, s'assoient tels des pachydermes sur les attentes du public et n'en font qu'à leur tête. Comme ils ont de plus signé pour quelques albums chez Atlantic, ils peuvent se permettre de faire la musique qu'ils désirent sans se soucier de quelconques dictats. Une telle désinvolture fait plaisir à voir!
Les Melvins ont toujours dit qu'ils avaient pour but de faire chier les fans avec leurs expérimentations diverses. Je n'aurais tout de même jamais pensé qu'ils feraient chier les pseudo-fans avec un album de pur Melvins...
Houdini représente la quintessence du style Melvins. Après un Bullhead encore hésitant et quelques peu lassant (lui !), le groupe produit avec Houdini sa première galette tonitruante du début à la fin. Que les morceaux soient lourds et rampants ou gorgés d'énergie salvatrice, le trio s'en donne à coeur joie dans la boucherie faite musique. Riffs maousses, quasi uniquement composés de power chords, mais malgré tout plus subtils et moins évidents qu'ils n'en ont l'air, batterie épileptique de Dale Crover, qui trouve ici définitivement son style reconnaissable entre mille, basse puissante et groovy et voix vénéneuse et/ou mélodique de King Buzzo. Les ingrédients sont peut-être peu nombreux mais aucuns morceaux ne se ressemblent! Entre les titres lourds et rampants dans la droite lignée de Bullhead ("Hag Me", "Joan Of Arc"), les piques rageuses et énergiques ("Honey Bucket", l'excellent "Teet") ou les plages où la mélodie se montre quelque peu au milieu du ‘monolithe de plomb' ("Lizzy", "Set Me Straight"...), le choix est large. Ne parlons même pas de la légendaire reprise de Kiss qui aurait, selon une légende, fait exploser la stéréo de Gene Simmons quand celui-ci voulut se la carrer entre les oreilles.
En pleine vague grunge, l'un des instigateurs du style explose la concurrence en produisant l'album le plus lourd et tonitruant sortit depuis bien longtemps. En redéfinissant la notion de lourdeur musicale, ils ridiculisent par la même occasion la plupart des combos metals. En digne héritiers de Black Sabbath, les Melvins emmerdent les modes, s'assoient tels des pachydermes sur les attentes du public et n'en font qu'à leur tête. Comme ils ont de plus signé pour quelques albums chez Atlantic, ils peuvent se permettre de faire la musique qu'ils désirent sans se soucier de quelconques dictats. Une telle désinvolture fait plaisir à voir!
Les Melvins ont toujours dit qu'ils avaient pour but de faire chier les fans avec leurs expérimentations diverses. Je n'aurais tout de même jamais pensé qu'ils feraient chier les pseudo-fans avec un album de pur Melvins...
Excellent ! 18/20
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