David Bowie

Space Oddity

Space Oddity

 Label :     Mercury 
 Sortie :    novembre 1969 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Deuxième album du futur Ziggy, Space Oddity est sacrément brouillon.

En fait, David Bowie se cherche encore. D'où le manque flagrant d'unité du disque. C'est bien simple, on peu sans problème repairer ses influences de l'époque au fil des chansons: folk, blues, country et Beatles.
L'influence la plus manifeste est celle de Bob Dylan, que Bowie tente d'imiter tout au long du disque, ce qui est d'ailleurs la seule constante de l'album.
Bon, intrinsèquement les chansons ne sont pas mal mais sans toutefois se montrer spécialement intéressantes: on se lasse rapidement de ce Space Oddity. Finalement, le problème majeur c'est qu'avec un tube du calibre de "Space Oddity" (inspirée par 2001, A Space Odyssey, et qui servit de bande-son à l'émission spéciale de la BBC un certain 21 juillet 1969), à moins de n'avoir que des chansons géniales qui suivent, on se ramasse. D'autant plus que c'est elle qui ouvre le disque.
On notera toutefois que l'album a été produit par Tony Visconti (qui y fait aussi office de bassiste), ce dernier s'autorisant déjà quelques expérimentations genre bande à l'envers ("Memory Of A Free Festival").

Dispensable, surtout si l'on a déjà "Space Oddity" sur un best of. La suite s'avèrera bien plus passionnante.


Pas terrible   9/20
par Thinwhitejs


 Moyenne 11.50/20 

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Posté le 08 janvier 2006 à 16 h 33

Rectificatif n° 1 (ou y'en a qui ont de la purée de céleri dans les oreilles...)

Neuf titres fondateurs sur l'original, le CD se chargera de rajouts de mauvais goût ...
D'abord sur ce disque il y a "Cygnet Committee", 9mn35 de toute beauté, une leçon de chant à lui tout seul, une prise aux tripes au fil des minutes et cette dramatisation unique dans la voix.
Si "Unwashed And Somewhat Slightly Dazed" nous la joue un brin dylanien (l'harmo ?) et pas mal bordélique, si "Janine" est très dispensable, je vous l'accorde, cher ami, le reste du 33 tours est une belle entrée en matière pour ce jeune homme de 22 ans, en 1969, alors que dans les bacs de l'époque ce sont les Tommy, Abbey Road, CS&N, Let It Bleed, In The Court Of..., Led Zep II qui cartonnent, pas moins (grande époque).
Avec "Letter To Hermione" saluons un petit bijou, une bien belle love song comme on aimerait en entendre plus souvent...
Avec la ballade "An Occasional Dream" et le très beau "The Wild Eyed Boy From Freecloud" et son décollage rythmique (aux orchestrations absolument sergent poivre) nous savons que nous tenons-là un sacré mélodiste.
La 12 cordes de "God Knows I'm Good" nous promène du coté du T.Rex de Bolan et "Memory Of A Free Festival" clôt le vinyle avec cette touche psychédélique qui fût à la mode en ces années-là où tout était permis.
A noter la présence à la 4 cordes d'Herbie Flowers, l'homme qui a conçu le riff de basse de "Walk On The Wild Side" du Lou Reed de Transformer.
Et puis moi je ne me suis JAMAIS lassé du "Space Oddity", le morceau, chaque écoute me laisse rêveur, planant dans l'espace, scotché à ma chambre de décompression.

Un premier essai qui méritait une meilleure note.
Sympa   14/20







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