David Bowie

Lodger

Lodger

 Label :     RCA 
 Sortie :    1979 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Troisième volet de la trilogie berlinoise, Lodger est sans dout le moins connu et le plus sous-estimé. Il a contre lui de ne pas avoir été le premier album de sa collaboration avec Brian Eno (l'énorme surprise qu'avait été Low), et n'a pas non plus comme sur Heroes une chanson qui reste des années après un mythe !
Il précède aussi Scary Monster (And Super Creep) chef-d'oeuvre absolu de Bowie.

Cet album Lodger fait parfois songer à du Talking Heads et c'est là que l'on se dit: "mais non ! Ce sont les Talking Heads qui ont du écouter énormement David Bowie".

En fait cet album récèle des petits bijoux qu'il faut prendre le temps de découvrir.

"Fantastic Voyage" commence l'album par une ballade sophistiquée et très belle qui aurait pu tout autant clôturer cet album.
"African Night Flight" qui suit est une chanson déstructurée et en fait tellement travaillée qu'elle reste magique 25 ans après.
"Move On"revient à un style plus classique dans le style Bowie (et que Bowie chante bien sur cette chanson !)
"Yassassin" réaborde le type "world music" qui inspira tant nos amis Talking Heads et impressionne par ses sonorités arabisantes...
"Red Sails" qui suit est extraordinaire (dommage que Bowie ne la chante plus sur scène elle sonne très live avec sa guitare inventive, merci Carlos Alomar)
Puis Bowie se prend pour un "DJ" et nous proclame presque en pleurant "qu'il est, ce qu'il joue". Morrissey voulait pendre le DJ, Bowie voulait en jouer (Bowie pendu par Morrissey cela aurait eu de la gueule ! non ?)
Arrive ma préférée de l'album, et chanson dans le top de toutes les merveilles de Bowie : "Look Back In Anger", magistrale ! Rien à rajouter (sa reprise faite en 1988 en bonus CD n'est malheuresement qu'une très pâle copie de l'originale ! Fin des années 80 il était vraiment à la ramasse Bowie pour massacrer une telle merveille).
"Boys Keep Swinging" qui est la chanson "single" de l'album et que l'on retrouve dans les compilations représente bien l'univers de l'époque de Bowie (mais elle n'aura pas l'intensité de "Heroes") malgré une ochestration exeptionelle.
La construction de "Repetition" qui suit est assez originale et Bowie aime nous surprendre et créer une attente...
"Red Money" termine cet album et la trilogie berlinoise toujours dans ce style décalé et riche que Berlin a du inspiré à notre magicien.

Lodger est vraiment impressionnant de maitrise... Une vraie réussite méconnue (mais pas la plus accessible...) dans la carrière de Bowie.

Une production de Tony Visconti ajoutée à une collaboration avec Brian Eno = "Un must to have this Bowie".


Excellent !   18/20
par EtheBunnymen


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