Johnny Cash

Hello, I'm Johnny Cash

Hello, I'm Johnny Cash

 Label :     Columbia 
 Sortie :    lundi 19 janvier 1970 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Régulièrement, le fantôme de Johnny Cash me rend visite pour que l'on revisite ensemble son impressionnante discographie.

Dylanesque : Nous voilà aux débuts de deux nouvelles décennies. Les années 20 dans ma réalité. Et les années 70 pour ce long voyage dans votre discographie. Comment vous sentiez-vous à l'époque ?

Johnny Cash : Plutôt pas mal. Sobre. Marié. De retour sur le devant de la scène grâce à la publicité des concerts en prison et de mon émission sur ABC. Et après avoir tiré la tronche, Columbia est tellement heureux de mon comeback qu'ils sortent des compilations d'inédits à tout va.

Dylanesque : On peut notamment mentionner la série Golden Throat pour le marché britannique avec plein de faces B délicieuses.

Johnny Cash : Et donc en 70, je remets les points sur les i avec la punchline qui ouvre mes spectacles. C'est simple. Précis. Salut, je suis Johnny Cash. Toujours debout. Toujours la même formule. Vous me suivez ou vous dégagez. J'ai pas l'intention de changer.

Dylanesque : Et vous respectez vos promesses puisque ce 33ème disque est une sorte de best-of de votre quinze premières années de carrière. Dans la lignée de "Walk the Line", il y a de la country up-tempo : "Southwind" et "Blistered". Dans la lignée de vos plus belles ballades, il y a ce charmant "See Ruby Fall" co-écrit avec Roy Orbison. Ceux qui aiment vous entendre chanter le gospel seront ravis d'entendre "Jesus Was a Carpenter" et le "The Devil to Pay" de Merle Travis. Les amateurs de June ont le droit à votre version en duo du fameux "If I Were a Carpenter" de Tim Hardin, version qui remportera un Grammy Award. Exit les concept albums. Il y a même une nouvelle chanson sur les trains (la plutôt amusante "I've Got a Thing for Trains"). En gros, pour les fidèles de la première heure comme pour ceux qui sont devenus fans de Johnny Cash en 70, tout ici est fait pour caresser dans le sens du poil.

Johnny Cash : C'est pas pour autant que je me ringardise. Nashville m'ayant rouvert les bras depuis mon union avec June, j'ai le pouls sur ce qui se fait de mieux en matière de country. Kris Kristofferson par exemple, le plus grand songwriter du genre depuis Hank. Je reprends ici "To Beat the Devil" et ce sera le début d'une longue amitié entre nous.

Dylanesque : Comme avec Dylan. Avec qui vous jammez pendant les sessions de son Nashville Skyline. Avec qui vous partagez un producteur, Bob Johnston. Et que vous invitez dans votre émission. Columbia vient d'ailleurs de sortir un coffret chroniquant vos collaborations.

Johnny Cash : Les requins continuent de se faire de la thune sur mon dos, putain.

Dylanesque : Eux et Dylan.

Johnny Cash : Il court toujours celui-là ?

Dylanesque : Comme un Prix Nobel en cavale. En tout cas, même si je préfère votre facette plus expérimentale, ce disque contient parmi les plus belles sucreries country de votre répertoire. Avec Carl Perkins en guest à la guitare et l'arrivée de Bob Wootton pour remplacer Luther, il y a du niveau. "See Ruby Fall" donc mais aussi "Sing a Travelin' Song", sublime.

Johnny Cash : Elle est de Ken Jones celle-là. Le neveu de June. Il a écrit ça à 15 ans et est mort dans un accident de voiture un an plus tard. Putain. Lui. Luther Perkins. 69 était rude. Mais les années 70 emplies d'espoir.


Parfait   17/20
par Dylanesque


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