New Order

Technique

Technique

 Label :     Warner 
 Sortie :    mardi 24 janvier 1989 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Nous sommes en 1983 et New Order s'impose avec l'album Power, Corruption & Lies comme les heritiers de kraftwerk LE modèle absolu du groupe.
Cinq ans plus tard, fort de quelques singles memorables pour ne pas dire historiques ("Thieves Like Us", "Blue Monday", "Confusion"), le groupe de Barney Summer & Peter Hook decouvre le son de New-York en étant invité a jouer au Paradise Garage (club mythique qui donnera son nom au mouvement musical) Pour New order c'est une révélation et des lors le groupe ne cessera de naviguer entre deux le son Manchester et celui de New-York.
A Manchester, ils sont en terrain deja conquis depuis qu'ilont inauguré en 1980 ce qui restera comme la plus grande discothèque de l'histoire de la pop anglaise: l'Hacienda (où débuteront, entre autres, Happy Mondays et Stones Roses.
c'est New Order qui a permis au mouvement, que l'on baptisera Mad-chester, d'exploser en proposant un mélange dance-rock-indie totalement novateur et inédit.
Personne n'est donc surpris lorsque, en 1988, le groupe déclenche une révolution musicale en enregistrant dans un état de défonce permanente a Ibiza l'album Technique, monument a la gloire des pistes de dance-floor et des substances qui souvent les accompagnent a cette époque.
Le groupe enfoncera encore le clou en interprétant "Fine Time" a l'émission Top Of The Pops, les yeux effroyablement extasiés déclanchant une furia qui durera deux ans,
Technique va truster les plus hautes places des charts européens et va incendier les clubs pour faire danser des nuits durant des milliers d'ados; Toute l'Angleterre et le reste de l'Europe ne vivant plus alors qu'au rythme de Manchester.


Très bon   16/20
par Jimbo


 Moyenne 14.00/20 

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Posté le 29 novembre 2007 à 19 h 32

Technique est le dernier album de New Order avant une traversée du désert dans les années 90 (avec le médiocre album Republic, le seul de New Order que je n'ai même pas acheté) suivie d'une renaissance.
Cet album est sorti la même année que Disintegration de The Cure, et la comparaison est inévitable
L'album se compose de deux sortes de morceaux : des titres électroniques et dansants qui ne sont pas sans évoquer la house qui sévissait alors à l'époque (beurk !) : "Fine Time" (le pire de tous), "Round & Round", "Mr Disco", "Vanishing Point". Ces morceaux sont tous insupportables, inaudibles, et ce sont ceux qui ont le plus mal vieilli, sans doute parce qu'ils étaient trop ancrés dans leur époque, dans cette mode house. Ils sont à l'image de la pochette, baroque, qui représente une statue d'angelot avec des couleurs criardes, saturées.
Heureusement, les autres morceaux sont du New Order pur jus, avec une basse puissante et mélodique, une batterie très en avant, une guitare post-punk, un chant traînant et lointain, une mélodie et un refrain pop : "All The Way" (dont la ligne de basse rappelle celle de "Just Like Heaven" de The Cure), "Loveless", "Guilty Partner" (quel refrain, et quel beau solo de guitare acoustique !), "Run" (avec une guitare saturée évoquant le meilleur de Brotherhood), et surtout "Dream Attack", qui est l'une des meilleures compositions de New Order.
L'album est donc très dichotomique (schizophrène ?), le pire côtoyant le meilleur. Technique ne soutient pas la comparaison avec Disintegration, mais il vaut le coup d'être acquis pour les petites perles qu'il renferme, dans la lignée de Brotherhood.
Bon   15/20



Posté le 01 décembre 2008 à 00 h 16

Le mot trahison a souvent été utilisé dans l'histoire de ce groupe ô combien important et influent... Abandonnant l'icône Joy Division au début des années 80, New Order poursuivait sa route vers ses penchants naturels qui se rapprochait dangereusement des pistes de danses à la mode. Comme bon nombre de fans leur tolérant les écarts passés, ma surprise fut totale en 1989 lorsque je mis ma cassette audio dans la chaine hifi de mes parents. Mes sœurs (au look gothique aussi tant qu'à faire) me fusillèrent du regard lorsque les premières notes de "Fine Time" s'élevèrent dans la salle à manger familiale. On était plus proche du techno funk qu'autre chose... Mais où était donc passé la basse rampante de Hook, les notes de guitare aigrelettes de Sumner ? Mystère... Les 2 morceaux suivants "All The Way" et "Loveless" furent de suite plus rassurants car plus classique dans le modèle de construction, avec le retour de ce qui faisait la marque de reconnaissance du groupe, le tout saupoudré d'une mélancolie salvatrice. "Round And Round" tentait bien de faire la synthèse entre les découvertes du groupe au niveau son et rythme, mais il convient de dire que seule la basse de Hooky sauvait les meubles. "Guilty Partner" et "Run" remettaient un peu l'ambiance avec enfin un son de guitare reconnaissable. "Mr Disco" le bien nommé était à rapprocher de "Round And Round" mais que les effets de synthé à la "House Music" de bas niveau étaient horripilants. On s'imaginait d'ailleurs Hook se battant pour trouver un espace dans cette mélodie trop facile. Au fur et à mesure de la découverte de cet album, je me sentais de plus en plus bancal, sentant le groupe tiraillé entre ses expérimentations synthétique grand public et une certaine idée des mélodies classiques... 20 ans après, je me sens toujours dans le même état à l'écoute de cet album qui n'est pas spécialement mauvais en soit, mais qui marque, pour moi, un certain déclin du groupe. Les deux derniers morceaux de cet album "Vanishing Point" et "Dream Attack" enfoncent d'ailleurs le clou sur ce tiraillement entre deux directions musicales...
Passable   11/20







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