New Order

Power, Corruption And Lies

Power, Corruption And Lies

 Label :     Factory 
 Sortie :    mardi 03 mai 1983 
 Format :  Album / CD   

Deuxième album de New Order après le triste Movement, Power, Corruption And Lies sort en 1983, soit 3 ans après la fin de Joy Division.

Si sur Movement on pouvait sentir l'atmosphère plombée et pesante de leur ancien groupe, c'est précisément sur cet album que le fameux 'son' New Order commence à se définir. L'album commence sur le guilleret "Age Of Consent", titre ensoleillé et radieux.
Ce qui est extrêmement marquant, c'est la voix de Bernard Summer ici. Fini l'imitation de Ian Curtis. Ici, Summer ose enfin être lui même, quitte à chanter faux.
Dès le second titre, retour quelques pas en arrière pour un "We All Stand" tout en retenu.
Il est difficile de s'extraire de l'image d'un groupe comme Joy Division ; mais le groupe retrouve vite la nouvelle voie qu'il s'est désormais tracé avec "The Village". Sur une base pop classique, on voit pourtant émerger discrètement quelques synthés. Mais rien d'ostentatoire. Ici tout est en finesse et légerté.
New Order semble prendre son envole sous nos yeux, se libérer des liens douloureux du passé. "586" avec sa basse entrainante à souhait, est la première tentative dansante du groupe. Le single "Blue Monday" ne tardera pas à suivre, et aura le succès que l'on connait.
Vient ensuite un "Your Silent Face" de toute beauté.I l est fascinant de voir ce groupe sortir de ses années noires et douloureuses, et arriver enfin vers la lumière.S' il n'y avait qu'un titre pour résumer cet album, ça serait celui-ci !
Dorénavant, personne ne peut plus nier que New Order est devenu un groupe à part entière.
Suivent "Ultraviolence" et "Ecstasy", deux titres de très bonne facture creusant encore un peu plus le sillon electro que NO s'apprête à prendre. L'album se conclut sur le magnifique mais mélancolique "Leave Me Alone".On ne peut s'empêcher en l'écoutant de penser à Ceremony. Il semble être là pour seller les adieux.

Ainsi pour conclure, je dirais de cet album qu'il est un véritable petit bijou.
Album de transition, il est aussi le plus émouvant, et s' il ne fallait en posséder qu'un, ça serait celui-ci.


Exceptionnel ! !   19/20
par Lolipop


 Moyenne 14.25/20 

Proposez votre chronique !



Posté le 07 juin 2007 à 10 h 48

Parmi les choses incompréhensibles aux oreilles de votre serviteur, New Order est très haut placé. Et pourtant ca doit faire environ 5 ans que j'écoute Power, Corruption & Lies dans l'espoir de voir l'étincelle, de comprendre la magie qui doit entourer ce groupe car j'ose espérer que l'incroyable culte autour de ce groupe ne soit pas sans raison.

Mais non, non renon et encore non mes oreilles restent aussi froides que les chroniques à son sujet sont enflammées. Peut être que c'est fondateur mais je trouve surtout ça inaudible en 2007. Ils nous font de la pop, l'idée est pas mal mais elle serait encore mieux s'ils étaient capable de sortir autre la même ligne de basse pendant toute la chanson. Les synthés sont devenus si kitsch que même aucune compilation dance n'oserait encore les sortir, la rythmique est franchement trop calme et paresseuse pour être réellement dansante.
Comme je sens pointer le procès en mauvaise foi, je tiens quand même à dire que j'apprécie "Blue Monday", le titre le plus connu du nouvel ordre, ce qui tombe bien car c'est un des titres qui a effectivement traversé les époques sans vieillir. Pour le reste une petite compilation me suffit largement.

J'espérais que ma prise de tête auditive sur cet album, je suis têtu j'essaye encore, me fournirai un jour du plaisir auditif. Sans succès, ca me gonfle de plus en plus.
Pas terrible   9/20



Posté le 18 novembre 2007 à 23 h 43

Power, Corruption & Lies est le second album de New Order, et sans doute celui qui a contribué à asseoir leur son, les a aidés à trouver leur voie, après un premier album, Movement, où ils se cherchaient encore, en particulier peinaient à se démarquer de Joy Division, notamment sur le plan vocal.
Le premier morceau, "Age Of Consent", est parfaitement représentatif du son New Order tel qu'on le retrouvera sur les albums suivants : chant lointain et monocorde, basse très en avant et extrêmement mélodique, guitare incisive, batterie inventive, nappe de synthé. C'est le meilleur morceau de l'album.
Mais le suivant ("We All Stand") constitue une exception dans la discographie de New Order, car il s'agit de reggae blanc. Ce n'est d'ailleurs pas si étonnant si l'on se souvient que Ian Curtis écoutait beaucoup de reggae.
Enfin, les autres morceaux montrent une autre face de New Order : une pop synthétique qui n'est pas sans évoquer Depeche Mode, à moins que ce ne soit l'inverse ("The Village", "5 8 6", qui évoque "Blue Monday",...), avec des relents expérimentaux façon Kraftwerk. Le synthé sépulcral de "Your Silent Face" aurait pu figurer sur Closer.
Le dernier morceau, "Leave Me Alone", presque aussi bon que "Age Of Consent", est dans la même veine, avec une ligne de basse mélancolique à tomber par terre et une guitare plaintive.
Power, Corruption & Lies est un assez bon album, sans être un chef-d'œuvre et sans constituer le meilleur de New Order.
Sympa   14/20



Posté le 14 juillet 2012 à 00 h 48

Plus ambitieux que Movement, Power, Corruption & Lies n'est d'autant plus décevant que New Order y fait également preuve d'une certaine fainéantise . Après un titre d'introduction très bon et dynamique, la suite de l'album se fait beaucoup plus lente et laisse un peu trop indifférent.

L'atmosphère est toujours aussi déliquescente, à peu près aussi joyeuse que la pochette à se flinguer. Et lorsqu'on est sur les titres un peu ennuyeux voire maladroits, ça ne donne qu'envie de passer à autre chose. Heureusement, le groupe anglais parvient, par deux fois, à entrer en état de grâce. "Your Silent Face" tout d'abord, prouve que le groupe pouvait signer un morceau lent et réussi. Avec sa mélodie funeste si émouvante, le titre s'impose tout simplement comme une des réussites artistiques les plus flamboyantes du groupe, bien loin des futurs tubes pop géniaux.

L'autre pure réussite, c'est le titre final "Leave Me Alone", totalement post-punk, qui fait presque oublier que nos petits malins ont glissé incognito un remix caché de "Blue Monday" dans l'album (comme si "The Beach" ne suffisait pas). Là encore, on retrouve l'émotion propre à Joy Division, qui serre la gorge et fait même monter la larme à l'œil. Un titre superbe et déchirant.

Fort de trois titres excellents, Power, Corruption & Lies mérite donc qu'on fasse des efforts pour le cerner, preuve en est que j'ai fini par apprécier son ambiance globale qui paraît d'abord si terne et repoussante. Hélas, l'album est bien inégal et son statut de classique m'étonne quelque peu.
Bon   15/20







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