Pearl Jam
Ten |
Label :
Epic |
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En 1991, nous sortons d'une sombre décennie où la culture sous toutes ses formes, a atteint des profondeurs abyssales dans la vulgarité, la pose, la stupidité et le mauvais goût ... Le 27 août de cette année, sort le premier album d'un groupe qui marquera les esprits, Ten de Pearl Jam.
La première chose qui ressort de ce disque, est cette voix, totalement inédite, incroyable de puissance et de subtilité !!! Jamais nous n'avions entendus pareille chose. Associée à la classe déjà reconnue de Stone Gossard et de Jeff Ament (ex-Green River, avec Mark Arm et Steve Turner de Mudhoney ; et ex-Mother Love Bone) et du fabuleux soliste Mike McCready, Eddie Vedder apparaît aux yeux de tous comme le nouveau héraut du rock.
Pour un premier album, Ten est tout simplement incroyable de cohérence et de maturité. C'est un disque écrit avant tout pour la scène, avec des hymnes aussi entraînant que "Once", "Even Flow" et "Porch". Stone Gossard et Jeff Ament dressent une rythmique éléphantesque qui sert de tremplin au lyrisme sadique de Mike et à la puissance (encore) de la voix de Vedder. Le très grand "Alive" est le parfait exemple de ce qu'était Pearl Jam à l'époque.
La musique, parfaite, nous fait bondir et danser comme des damnés, et le chant, quant à lui, nous fait voir les étoiles et nous serre le cœur !!! L'émotion est encore plus grande sur des morceaux comme "Jeremy" ou "Garden". Deux morceaux totalement irrésistibles, et complètement inespérés à l'époque tant la mode était aux balades mielleuses, dégoulinantes de bon sentiments hypocrites et de solos dégueulasses qui foutaient la gerbe à tous les gens de goût. Ici, Eddie Vedder est d'une sincérité désarmante et l'inspiration dont font preuve Mike, Stone, et Jeff confère au génie.
Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises, car Pearl Jam a été, dès ses débuts, capable de miracle. Et le miracle en question s'appelle "Black". Une chanson tout simplement parfaite. Les mots ne servent en rien dans le cas présent, car il est impossible de décrire tant de beauté. La perfection et les larmes, voilà ce qu'évoque "Black" pour moi.
Dans un autre registre, les gars de Seattle nous gratifient des magnifiques "Release" et "Ocean", et des très rock "Deep" et "Why Go" ; et ils font de Ten un des meilleurs premiers albums de tous les temps.
De tous les albums de Pearl Jam, Ten est celui qui a remporté le plus de succès. Apparus en plein boom grunge, c'est celui dont tout le monde se souvient, et celui que tout le monde aime (au détriment des suivants malheureusement).
Pourtant nous sommes obligés de constater que c'est l'album qui a le plus mal vieilli, et on se surprend à préférer les morceaux qui le composent lorsqu'ils sont joués en concert. Pearl Jam nous a maintes fois prouvé par la suite, que leur univers était bien plus vaste que ce que Ten sous-entendait. Il en reste néanmoins un album sublime, et une découverte : Eddie Vedder.
La première chose qui ressort de ce disque, est cette voix, totalement inédite, incroyable de puissance et de subtilité !!! Jamais nous n'avions entendus pareille chose. Associée à la classe déjà reconnue de Stone Gossard et de Jeff Ament (ex-Green River, avec Mark Arm et Steve Turner de Mudhoney ; et ex-Mother Love Bone) et du fabuleux soliste Mike McCready, Eddie Vedder apparaît aux yeux de tous comme le nouveau héraut du rock.
Pour un premier album, Ten est tout simplement incroyable de cohérence et de maturité. C'est un disque écrit avant tout pour la scène, avec des hymnes aussi entraînant que "Once", "Even Flow" et "Porch". Stone Gossard et Jeff Ament dressent une rythmique éléphantesque qui sert de tremplin au lyrisme sadique de Mike et à la puissance (encore) de la voix de Vedder. Le très grand "Alive" est le parfait exemple de ce qu'était Pearl Jam à l'époque.
La musique, parfaite, nous fait bondir et danser comme des damnés, et le chant, quant à lui, nous fait voir les étoiles et nous serre le cœur !!! L'émotion est encore plus grande sur des morceaux comme "Jeremy" ou "Garden". Deux morceaux totalement irrésistibles, et complètement inespérés à l'époque tant la mode était aux balades mielleuses, dégoulinantes de bon sentiments hypocrites et de solos dégueulasses qui foutaient la gerbe à tous les gens de goût. Ici, Eddie Vedder est d'une sincérité désarmante et l'inspiration dont font preuve Mike, Stone, et Jeff confère au génie.
Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises, car Pearl Jam a été, dès ses débuts, capable de miracle. Et le miracle en question s'appelle "Black". Une chanson tout simplement parfaite. Les mots ne servent en rien dans le cas présent, car il est impossible de décrire tant de beauté. La perfection et les larmes, voilà ce qu'évoque "Black" pour moi.
Dans un autre registre, les gars de Seattle nous gratifient des magnifiques "Release" et "Ocean", et des très rock "Deep" et "Why Go" ; et ils font de Ten un des meilleurs premiers albums de tous les temps.
De tous les albums de Pearl Jam, Ten est celui qui a remporté le plus de succès. Apparus en plein boom grunge, c'est celui dont tout le monde se souvient, et celui que tout le monde aime (au détriment des suivants malheureusement).
Pourtant nous sommes obligés de constater que c'est l'album qui a le plus mal vieilli, et on se surprend à préférer les morceaux qui le composent lorsqu'ils sont joués en concert. Pearl Jam nous a maintes fois prouvé par la suite, que leur univers était bien plus vaste que ce que Ten sous-entendait. Il en reste néanmoins un album sublime, et une découverte : Eddie Vedder.
| Très bon 16/20 | par Max |
Posté le 06 mars 2006 à 19 h 06 |
L'album de la découverte d'un génie : Eddie Vedder. De toute l'histoire du rock, peu de groupes peuvent se targuer de disposer d'une force vocale aussi impressionnante !
Recruté surfant sur les vagues californiennes car recommandé par Jack Irons à Jeff Ament, Stone Gossard, Dave Abruzzese et Mike Mc Cready à la recherche d'un chanteur, Vedder renvoie à ses acolytes des mélodies qui feront purement et simplement craquer les musiciens en une seule écoute. Ils n'avaient pourtant envoyé que les ébauches instrumentales de "Alive" et consorts... Enfin, c'est ce que retiendra l'histoire...
Pour le son, Ten est le plus zeppelinien des albums de Pearl Jam, certainement d'ailleurs car c'est le seul pour lequel la plupart des musiques ont été créées avant l'arrivée de Vedder. La moitié du disque comporte des envolées instrumentales dont le solo final de "Alive" restera sûrement le plus connu. On retrouve pourtant les mêmes caractéristiques dans "Jeremy", "Porch" ou encore "Garden". Cette originalité ne perdurera pas dans l'oeuvre de Pearl Jam et certains en seront déroutés, notamment tout ceux qui affirment (à tort) que Pearl Jam est le groupe d'un album : Ten.
Là où je les rejoins toutefois, c'est que dans toute l'oeuvre de Pearl Jam, Ten est l'album qui concentre le plus de rage, le plus de recherche musicale et, de fait, le plus de titres indispensables du rock contemporain. "Alive", "Jeremy", "Porch", j'en ai parlé. Mais que dire des moments tout simplement magiques procurés par une des plus belles rock-ballads jamais écrite "Black" !!
De l'avis critique, Ten figure régulièrement dans une liste très fermée des 50 meilleurs albums rock de tous les temps. Hallelujah, Pearl Jam a enfin été reconnu à sa juste valeur.
Recruté surfant sur les vagues californiennes car recommandé par Jack Irons à Jeff Ament, Stone Gossard, Dave Abruzzese et Mike Mc Cready à la recherche d'un chanteur, Vedder renvoie à ses acolytes des mélodies qui feront purement et simplement craquer les musiciens en une seule écoute. Ils n'avaient pourtant envoyé que les ébauches instrumentales de "Alive" et consorts... Enfin, c'est ce que retiendra l'histoire...
Pour le son, Ten est le plus zeppelinien des albums de Pearl Jam, certainement d'ailleurs car c'est le seul pour lequel la plupart des musiques ont été créées avant l'arrivée de Vedder. La moitié du disque comporte des envolées instrumentales dont le solo final de "Alive" restera sûrement le plus connu. On retrouve pourtant les mêmes caractéristiques dans "Jeremy", "Porch" ou encore "Garden". Cette originalité ne perdurera pas dans l'oeuvre de Pearl Jam et certains en seront déroutés, notamment tout ceux qui affirment (à tort) que Pearl Jam est le groupe d'un album : Ten.
Là où je les rejoins toutefois, c'est que dans toute l'oeuvre de Pearl Jam, Ten est l'album qui concentre le plus de rage, le plus de recherche musicale et, de fait, le plus de titres indispensables du rock contemporain. "Alive", "Jeremy", "Porch", j'en ai parlé. Mais que dire des moments tout simplement magiques procurés par une des plus belles rock-ballads jamais écrite "Black" !!
De l'avis critique, Ten figure régulièrement dans une liste très fermée des 50 meilleurs albums rock de tous les temps. Hallelujah, Pearl Jam a enfin été reconnu à sa juste valeur.
Intemporel ! ! ! 20/20
Posté le 02 août 2006 à 18 h 26 |
1991 restera l'année où le rock repris ses droits face aux catastrophiques années 80. Après dix années de sons synthétiques, de mélodies mielleuses et de chant sans relief, le 'grunge' (terme bidon sûrement inventé par des labels pour lancer une mode et vendre plus de disques) relance la machine rock'n'roll et c'est à Pearl Jam que revient l'honneur de porter la première estocade. Quelques groupes avaient déjà sorti des albums dans ce style (Screaming Trees, Mudhoney) mais c'est bien Ten de Pearl Jam qui va annoncer à la face du monde que le rock est de retour avant la venue d'un autre déluge nommé Nevermind un mois plus tard.
Les sons saturés et crades du rock renaissent donc. Ce rock qui avait soi-disant été mis à mort par des aberrations musicales du style disco/dance ou new-wave et par la perte des grands groupes anglais des années 70 (Led Zeppelin et Black Sabbath en tête) est de retour. C'est le retour des guitaristes bourrés de feeling, des batteurs inspirés portant les morceaux sans en faire trop et des chanteurs qui posent leurs tripes dans chaque morceau. Et s'il y a bien un chanteur emblématique du style c'est bien Eddie Vedder (encore plus que son ami Kurt Cobain). Il restera comme un des meilleurs chanteur de rock des années 90 et peut-être même un des meilleurs tout simplement. Sa voix chargée d'émotions, chaude et envoûtante fait des merveilles et elle n'aura de cesse de s'améliorer d'album en album.
L'album s'ouvre sur "Once" et tous les éléments du style sont déjà là : la construction évolutive des morceaux, la recherche mélodique, les rythmiques alambiquées, les paroles pleine de sens et les lignes de chant lyriques et accrocheuses. Et c'est sûrement, à ce niveau que le grunge fédérera une génération. Les paroles relatent des faits concrets, des interrogations ou des questions de société touchant directement le public auxquelles elles s'adressent. Elles sont de plus portées par un chant entraînant. Les morceaux grunge deviennent donc autant d'hymnes pour toute une génération.
Dans la lignée de "Once", Ten comporte une multitude de morceaux rythmés, inspirés : le groovy "Even Flow", "Why Go" et ses guitares tranchées et légèrement funky, "Porch" plus rapide et lancinant ou "Deep" un morceau assez blues. Ceux-ci toujours composés de magnifiques envolées lyriques d'Eddie Vedder.
Dans la catégorie exceptionnels viennent "Alive", le morceau par lequel Pearl Jam se fera connaître. Composé d'une partition assez zeppelinienne, de paroles touchantes et d'un refrain hallucinant, "Alive" sera le porte étendard du style. Encore aujourd'hui ce morceau a gardé tout son sens et sert de prétexte, sur scène, à des improvisations de génies.
"Jeremy", ensuite. Morceau à tiroir évoluant au fur et à mesure des paroles. Celles-ci relatent l'histoire vraie d'un gamin traumatisé et renfermé par sa vie familiale qui va se libérer en se suicidant. Encore une fois, Vedder porte le fardeau de ces paroles touchantes et lourdes de sens par sa voix et transmet à merveille l'émotion dégagée. Deuxième single de l'album, "Jeremy" assoit définitivement Pearl Jam sur le trône rock de l'époque. Les ventes décollent et Ten devient l'album d'une génération. Aux Etats-Unis, il s'en vendra d'ailleurs plus que Nevermind.
Les morceaux restant de l'album sont pour la plupart des ballades. La première est "Black". Et là, une fois encore, Pearl Jam balaie d'un revers de la main, dix ans de bouses pour boums de collégiens boutonneux. Ce morceau, chargé en feeling et en émotions, est très complexe dans sa progression instrumentale et lyrique. Il en résulte une montée lente vers une apogée où Eddie Vedder transcende une fois encore sa voix mêlée aux solos et aux backing vocals.
Dans un autre style, "Oceans" se veut plus expérimental. Rythme martelé aux toms basses, aux maracas et porté par une basse lancinante et des guitares acoustiques. Il détonne assez du reste de l'album. Eddie Vedder place sur cette base musicale un chant plus posé qui rappelle assez ses origines, sa grand-mère, Pearl, étant indienne. Côté parole, étant surfer, il en profite pour écrire une ode à l'océan. Ce morceau préfigure la ligne créatrice plus folk qu'ils adopteront dès No Code. Encore un morceau excellent, malheureusement trop rarement joué en concert.
Vient ensuite "Garden" qui, comme son nom l'indique, dans son ambiance générale, fait un peu l'effet d'une ballade dans un jardin. Longue intro acoustique pour parvenir à des riffs portant la voix envoûtée de Vedder.
L'album se clos sur "Release", un morceau lent qui servira souvent à ouvrir les concerts de manière douce et progressive. Et quel nom de morceau parfait pour clore un album qui symbolise vraiment la libération musicale des mains du rock synthétique des années 80 !
Accusant un certain âge maintenant, cet album a très peu vieilli. Les morceaux restent excellents et n'ont pas pris une ride. Ils restent des hymnes en concert et amènent souvent des phases d'improvisation. Le seul aspect de l'album ayant pris un coup de vieux est la production. Ayant défini le son des années 90 en son temps, elle manque assez de relief de nos jours. Comme beaucoup de groupes, Pearl Jam avec l'expérience redéfinira son son d'album en album à partir de Vitalogy, mais ses deux premiers albums souffrent aujourd'hui d'une production datée. Il reste tout de même une des pierres angulaires du rock qui a, comme le premier album des Ramones en son temps, permis d'oublier une triste période musicale.
Les sons saturés et crades du rock renaissent donc. Ce rock qui avait soi-disant été mis à mort par des aberrations musicales du style disco/dance ou new-wave et par la perte des grands groupes anglais des années 70 (Led Zeppelin et Black Sabbath en tête) est de retour. C'est le retour des guitaristes bourrés de feeling, des batteurs inspirés portant les morceaux sans en faire trop et des chanteurs qui posent leurs tripes dans chaque morceau. Et s'il y a bien un chanteur emblématique du style c'est bien Eddie Vedder (encore plus que son ami Kurt Cobain). Il restera comme un des meilleurs chanteur de rock des années 90 et peut-être même un des meilleurs tout simplement. Sa voix chargée d'émotions, chaude et envoûtante fait des merveilles et elle n'aura de cesse de s'améliorer d'album en album.
L'album s'ouvre sur "Once" et tous les éléments du style sont déjà là : la construction évolutive des morceaux, la recherche mélodique, les rythmiques alambiquées, les paroles pleine de sens et les lignes de chant lyriques et accrocheuses. Et c'est sûrement, à ce niveau que le grunge fédérera une génération. Les paroles relatent des faits concrets, des interrogations ou des questions de société touchant directement le public auxquelles elles s'adressent. Elles sont de plus portées par un chant entraînant. Les morceaux grunge deviennent donc autant d'hymnes pour toute une génération.
Dans la lignée de "Once", Ten comporte une multitude de morceaux rythmés, inspirés : le groovy "Even Flow", "Why Go" et ses guitares tranchées et légèrement funky, "Porch" plus rapide et lancinant ou "Deep" un morceau assez blues. Ceux-ci toujours composés de magnifiques envolées lyriques d'Eddie Vedder.
Dans la catégorie exceptionnels viennent "Alive", le morceau par lequel Pearl Jam se fera connaître. Composé d'une partition assez zeppelinienne, de paroles touchantes et d'un refrain hallucinant, "Alive" sera le porte étendard du style. Encore aujourd'hui ce morceau a gardé tout son sens et sert de prétexte, sur scène, à des improvisations de génies.
"Jeremy", ensuite. Morceau à tiroir évoluant au fur et à mesure des paroles. Celles-ci relatent l'histoire vraie d'un gamin traumatisé et renfermé par sa vie familiale qui va se libérer en se suicidant. Encore une fois, Vedder porte le fardeau de ces paroles touchantes et lourdes de sens par sa voix et transmet à merveille l'émotion dégagée. Deuxième single de l'album, "Jeremy" assoit définitivement Pearl Jam sur le trône rock de l'époque. Les ventes décollent et Ten devient l'album d'une génération. Aux Etats-Unis, il s'en vendra d'ailleurs plus que Nevermind.
Les morceaux restant de l'album sont pour la plupart des ballades. La première est "Black". Et là, une fois encore, Pearl Jam balaie d'un revers de la main, dix ans de bouses pour boums de collégiens boutonneux. Ce morceau, chargé en feeling et en émotions, est très complexe dans sa progression instrumentale et lyrique. Il en résulte une montée lente vers une apogée où Eddie Vedder transcende une fois encore sa voix mêlée aux solos et aux backing vocals.
Dans un autre style, "Oceans" se veut plus expérimental. Rythme martelé aux toms basses, aux maracas et porté par une basse lancinante et des guitares acoustiques. Il détonne assez du reste de l'album. Eddie Vedder place sur cette base musicale un chant plus posé qui rappelle assez ses origines, sa grand-mère, Pearl, étant indienne. Côté parole, étant surfer, il en profite pour écrire une ode à l'océan. Ce morceau préfigure la ligne créatrice plus folk qu'ils adopteront dès No Code. Encore un morceau excellent, malheureusement trop rarement joué en concert.
Vient ensuite "Garden" qui, comme son nom l'indique, dans son ambiance générale, fait un peu l'effet d'une ballade dans un jardin. Longue intro acoustique pour parvenir à des riffs portant la voix envoûtée de Vedder.
L'album se clos sur "Release", un morceau lent qui servira souvent à ouvrir les concerts de manière douce et progressive. Et quel nom de morceau parfait pour clore un album qui symbolise vraiment la libération musicale des mains du rock synthétique des années 80 !
Accusant un certain âge maintenant, cet album a très peu vieilli. Les morceaux restent excellents et n'ont pas pris une ride. Ils restent des hymnes en concert et amènent souvent des phases d'improvisation. Le seul aspect de l'album ayant pris un coup de vieux est la production. Ayant défini le son des années 90 en son temps, elle manque assez de relief de nos jours. Comme beaucoup de groupes, Pearl Jam avec l'expérience redéfinira son son d'album en album à partir de Vitalogy, mais ses deux premiers albums souffrent aujourd'hui d'une production datée. Il reste tout de même une des pierres angulaires du rock qui a, comme le premier album des Ramones en son temps, permis d'oublier une triste période musicale.
Parfait 17/20
Posté le 27 février 2007 à 11 h 26 |
A force de prêter oreille aux nouveautés, on oublie parfois des albums exceptionnels qui traînent parfois depuis plus de quinze ans maintenant au milieu d'une pile de disques. C'est le cas de Ten, de Pearl Jam, dont le nom évoque seul le début révolutionnaire des années 90. 1991, une grande année qui voit naître un certain Black Album ou un Nevermind. C'est l'ère de ce que l'on définit comme du "grunge", les cheveux poussent dans les lycées. Qui n'a pas eu "Jeremy" dans son walkman ?
Ten est puissant d'un bout à l'autre. A commencer par la voix douloureuse et captivante d'Eddie Vedder sur "Even Flow". "Alive" est à mes yeux la pépite de l'album, le refrain est entraînant et accrocheur, et des solos bluesy étoffent intelligemment l'ensemble. Rien n'est excessif, superbement calculé. Des les premiers riffs "Black" vous rend nostalgique, et la chanson vogue entre rythme posé et un refrain exprimant douleur et regrets. Magnifique. Aucune piste n'est à jeter.
Ten est puissant d'un bout à l'autre. A commencer par la voix douloureuse et captivante d'Eddie Vedder sur "Even Flow". "Alive" est à mes yeux la pépite de l'album, le refrain est entraînant et accrocheur, et des solos bluesy étoffent intelligemment l'ensemble. Rien n'est excessif, superbement calculé. Des les premiers riffs "Black" vous rend nostalgique, et la chanson vogue entre rythme posé et un refrain exprimant douleur et regrets. Magnifique. Aucune piste n'est à jeter.
Excellent ! 18/20
Posté le 17 mars 2007 à 14 h 39 |
Pearl Jam a débuté sa carrière en beauté... Ten est somptueux, c'est de loin le plus grand album de Pearl Jam. Il possède des chansons excellentes comme "Alive", "Jeremy", "Porch", "Black" et j'en passe... Lorsque j'ai acheté ce disque et que je l'ai mis dans ma chaîne hi-fi l'autre jour, l'album commençait (avec "Once") et dès que j'ai entendu le refrain de cette chanson, je me suis dit que c'était là que j'allais adorer Pearl Jam... Tout l'album a une ambiance unique et la voix de Eddie est définitivement une des plus belles jamais entendues. Chaque fois qu'on écoute "Black" devrait être chaque fois un moment magique mais la pièce maîtresse de l'album reste "Alive", avec son intro, tel un bateau sur les vagues du tonnerre et lorsque la voix d'Eddie arrive, elle calme le jeu puis tout le reste de la chanson reste sublime (sans oublier le solo monstrueux de Mike McCready) mais il est clair que Vs. ou Vitalogy se rapprochent fort de Ten mais ce sont deux albums complètement différents quand on y réfléchis. Comme Dirt de Alice In Chains ou Nevermind de Nirvana, Ten révolutionne le grunge et reste toujours un grand album du genre même si depuis, Pearl Jam a évolué et vaguement changé de style, ce qui n'est pas mauvais non plus. Pour conclure, chaque riff, chaque ligne de basse, chaque beat et chaque mot chanté sur cet album vous montrent que Pearl Jam est un grand groupe qui a débuté comme il devait et qu'il a tracé sa route. C'est clair, cet album est intemporel.
Intemporel ! ! ! 20/20
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