Lou Reed

Rock N Roll Animal

Rock N Roll Animal

 Label :     RCA 
 Sortie :    1974 
 Format :  Live / CD  Vinyle  K7 Audio   

Nous sommes en 1973 et Lou Reed qui vient de livrer coup sur coup deux albums studios mythiques (Transformer et Berlin) est devenu l'incarnation vivante de l'artiste dégénéré et décadent.
Son allure de zombie et son look terrifiant (maquillage noir, cheveux rasés bracelet de cuir clouté), son mode vie extrême (alcool, drogues dures et médicaments), font de lui l'icône de toute une génération de paumés.
Squelette ambulant plus mort que vivant, il enregistre le 21 décembre 1973 cet album live qui va rentrer dans la légende.
Un album très court: 5 titres (dont 4 du Velvet Underground dont Lou s'est pourtant définitivement détaché). 5 titres absolument fantastiques
épaulé par deux guitaristes (Steve Hunter et Dick Wagner), a qui le chanteur laisse libre cours d'exercer leur talent. Lou va égrener et décortiquer dans l'ordre "Sweet Jane" (après une intro inouïe), "Heroin", "White Light White Heat", "Lady Day", et conclure par "Rock 'n' Roll".
5 titres point barre (en fait la suite de cette prestation sera sortie par RCA en 1975 sous le titre de Lou Reed Live). 5 titres c'est peu et pourtant cela suffit pour faire de ce disque une tuerie totale, une référence absolue en matière de disque live (l'incroyable version d'"Heroin" étirée sur près de 13 minutes et décortiquée dans une ambiance limite jazzy puis d'une violence de métal brut justifie à elle seule l'achat de cet album.
Un album qui pour ma part s'est révélé déterminant dans ma vision du rock et découvert pour la première fois à 16 ans sur la radio cassette déglinguée d'un routard du coté d'Avignon.
Un choc dont je ne me suis jamais tout a fait remis.
Un disque important pour ne pas dire essentiel certainement l'un des quatres ou cinq meilleurs live de toute l'histoire du rock.


Exceptionnel ! !   19/20
par Jimbo


 Moyenne 17.50/20 

Proposez votre chronique !



Posté le 06 novembre 2005 à 21 h 44

Je suis assez perplexe face à ce disque. Lou Reed afin de promouvoir son chef-d'oeuvre absolu (et un des tout meilleur disque jamais écrit) boudé par les masses et certains critiques réunit un groupe de barbares techniciens hors pairs. On peut noter parmi ceux-ci ses deux guitaristes killers de Detroit (déja en services sur Berlin) qui chroment son repertoire à grands coups de solos incendiaires, grosses giclées de metal liquide. Cet album a tout pour réussir : musiciens hors-pairs le Lou affuté comme jamais (et drogué comme un taré), des morceaux mythiques (Lou puise dans son répertoire velvetien et dans Berlin). Lou s'est alors changé en veritable rock'n'roll animal, émacié, en voulant à la terre entière, carburant à tout ce qui lui tombe sous la main et à la haine vicérale, une loche cruelle et manipulatrice. Les deux guitaristes remplissent parfaitement leur role de gros metalleux jouant des solos de 15 minutes et Lou leur laisse la part belle. Seulement voila, si ce traitement sied parfaitement à Berlin, il n'en est pas de même pour les morceaux du Velvet Underground. Le drive de Maureen Tucker et de Sterling Morisson sont remplacés par de la virtuosité et des solos pentatoniques à tous les étages et c'est en comparant ce live avec l'extraordinaire live 1969 du Velvet qu'on se rend compte du talent hallucinant des musiciens du groupe 60's. Ceci étant dit cet album permet d'avoir un nouveau point de vue sur des morceaux ecoutés et réécoutés et plutot pertinent malgré tout.
Vive le Velvet et vive Lou Reed.
Très bon   16/20







Recherche avancée
En ligne
158 invités et 0 membre
Au hasard Balthazar
Sondages
Pour ou contre la reformation des Pixies ?


Pixies