Placebo

Black Market Music

Black Market Music

 Label :     Hut 
 Sortie :    lundi 09 octobre 2000 
 Format :  Album / CD   

Sur ce troisième album, Placebo continue son chemin et se permet quelques nouveautés. On retrouve des morceaux énergiques à guitares tranchantes ("Days Before You Came"), ou des ballades amères ("Passive Aggressive", "Peeping Tom") telle "Taste In Men", qui ressemble à une version noisy de "Pure Morning". Tout ceci est aussi efficace que sur "Without You I'm Nothing", mais avec un tube sublime en plus, "Slave To The Wage" et son leitmotive samplé sur Pavement. La nouveauté provient du surprenant "Spite And Malice" où le rappeur Justin Warfield (One Inch Punch) pratique un flow vigoureux sur une basse noisy dynamique. Mais avant tout, Placebo s'ouvre vers l'avenir avec deux titres magnifiques, "Black Eyed" et "Hemoglobin", mélangeant les guitares habituelles et des sons électroniques originaux. Ce disque s'impose comme l'oeuvre la plus aboutie et la plus variée du groupe.


Très bon   16/20
par X_Elmo


 Moyenne 14.43/20 

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Posté le 12 juin 2004 à 23 h 12

Mon premier CD de Placebo = mytique !
"Black-Eyed" la chanson par excellence, guitares à la hauteur de tout l'album et effets testé sur tout "Black Market Music" ! "Taste In Men" la chanson qu'on attendait, vive Stef ! "Days Before You Came" froide, prennante, magnifique ! "Special K" est de l'art à l'état pur, tout simplement mystique. "Spite and Malice" est un pari super réussi, pour du rap comme ça je fais volontiers une petite exception. "Passive Agressive", la chanson de plein de souvenirs (bon ça, je vais pas commencer à raconter car vous vous en foutez).
Je vais pas les faire toutes (regrets), mais à écouter d'urgence pour ceux qui trouvent que Placebo c'est pas du rock ou que c'est de l'éléctro ! Y' a des guitares plus que partout sur les autres albums (la retombée c'est "Sleeping With Ghosts").
En plus à mon avis c'était la période où la voix de Brian Molko était la plus mûre et la plus travaillée.
Excellent !   18/20



Posté le 27 juillet 2004 à 12 h 44

Il est un fait qu'après avoir lu la chronique de Sleeping With Ghosts, je me dis que, vu la façon dont on parle de Sleeping With Ghosts par rapport à Black Market Music, il y a de quoi se poser des questions (point que j'ai déjà souligné dans ma première rebrique sur Sleeping With Ghosts), alors que les sessions d'expérimentations sur Sleeping With Ghosts sont à quelques détails près pratiquement les même que pour Black Market Music, pourquoi déteste-t-on Sleeping With Ghosts (et je dis "on" mais je parle des réactions que j'ai pu voir de manière générale chez les "anciens" fans) alors qu'on admire Black Market Music ? J'ai un début de réponse, il est possible qu'à l'époque de la sortie de Black Market Music, le fait de produire des sons de ce genre dans du rock, soit passé pour nouveau et tout le monde s'ets alors mis à crier au génie. Alors que là, tout le monde le fait, et que c'est banal, on ne peut quand même pas leur reprocher de bosser sur des bidules électroniques, même si tout le monde l'a fait ! Dans quelques années, ils trouveront autre chose, tout le monde va adorer et puis sur l'album d'après on va redire bof, c'est un peu fort de rockfort je trouve ! Fuck it !
Parfait   17/20



Posté le 29 juillet 2004 à 14 h 41

Mon avis risque de faire baisser la moyenne de ce disque mais qu'importe, car il ne vaut malheureusement pas plus ... S' il est vrai que musicalement BMM s'en sort plutôt bien, l'insupportable voix de Brian Molko, proche du nauséeux Raphaël et autre Damien Saez pour le comparer à ces insupportables 'artistes' hexagonaux, vient tout gacher.
Certains morceaux comme "Days Before You Came" ou "Special K" restent tout de même tout à fait audibles.
Passable   11/20



Posté le 05 octobre 2004 à 17 h 39

J'avais bien accroché au premier album quand il est sorti (faut dire que c'était de mon âge) ; partiellement aimé le deuxième, mais déjà beaucoup moins celui-ci.
En effet rien de neuf, si ce n'est un son bien commercial genre Muse, mais avec des chansons encore plus pourries. Entre devenir une star et faire des bons disques, Molko a choisi ; et c'est vraiment pas ce qu'on attend d'un mec qui se dit influencé par Sonic Youth et PJ Harvey.
Le disque démarre sur un sample de l'album "A Saucerfull Of Secrets" des Pink Floyd noyé sous une rythmique lourde et nauséabonde, ils vont plus loin en utilisant "Texas Never Whisper" de Pavement sur le single crapuleux "Slave To The Wage" ; on ne respecte plus rien !
Seule la petite chanson "Commercial For Levy" reste potable.

Reste à bien vite oublier ce disque et à ne pas écouter ceux qui sortirons plus tard, ... et réécouter "Teenage Angst" ( un de leurs premiers singles), car il ne feront pas mieux.
Insipide   7/20



Posté le 02 août 2005 à 14 h 20

Décidément, le groupe aime bien suivre ses rituels : lancer un album tous les deux ans –ce qui est un bon choix- et y introduire une chanson cachée –très bon choix aussi.
Le "Black Market Music" fleurit chez nos disquaires en 2000, par tonnes. Contrairement aux autres, qu'on trouvait entre un "Doolittle" des Pixies et un "Rum, Sodomy And The Lash" des Pogues, le 3ème album des garçons de Placebo est mis en avant dans les rayons. Des panneaux sont placés au devant des vitrines représentant la sombre boîte à musique de la pochette.
Alors, en cet automne 2000, notre premier geste était d'acheter la musique pas si marché noir que ça de Placebo, que ce soit chez le petit commerçant du coin ou dans les énormes magasins de la grande distribution. Ensuite, après un moment d'impatience, on a déballé dans une fougue indescriptible le disque de toutes les attentes et on l'a placé dans notre lecteur. Enfin, on a plus ou moins apprécié l'œuvre du trio, la considérant soit comme l'agréable continuité de son travail, soit comme le tournant piège à ne pas prendre.
En tout cas, je ne pense pas que ce soit un album à détester, parce qu'on a rien de particulier à lui reprocher. Ce n'est pas non plus le meilleur disque écrit par le groupe. C'est un bon disque, tout simplement. Un disque auquel on n'accrochera pas délibérément mais qui, au fil du temps, vivra avec nous.
La griffe placébienne est toujours bien présente : alterner fougue et douceur, sans privilégier l'une ou l'autre. Nous serons énervés en écoutant "Days Before You Came" ou "Haemoglobin", à fleur de peau avec le délicieusement larmoyant "Peeping Tom", comme nous l'avons été avec un "Nancy Boy" ou un "My Sweet Prince". Evidemment, Placebo n'a pas reculé devant l'envie de surprendre : "Spite & Malice" est un morceau qui feront sourire certains et qui entraîneront une déception chez d'autres (il s'inspire du MC5, une très bonne chose –"dope, revolution and fucking in the streets"). Brian considère le rap comme un superbe moyen d'expression, et c'est agréable de voir qu'il ne met pas un frein à ses passions, que ça nous plaise ou non.
Placebo, tant mieux ou tant pis, a avant tout crée une boîte à musique remplie de morceaux gigantesques qui feront le plaisir de tous : "Taste In Men" , "Special K", "Black Eyed", "Slave To The Wage" ont d'ailleurs fait le bonheur des radios et des télévisions.

La popularité grandissante du groupe a pris son envol avec cette composition ; on a été beaucoup à lui cracher dessus à cause ça. Mais c'était une réaction stupide, et les plus lucides d'entre nous ne me contrediront pas. "Black Market Music" est avant tout la retranscription parfaite de toute l'âme du groupe qui n'a rien perdu de sa perversité ( "Taste In Men", "Peeping Tom"), de son attrait pour les drogues (" Days Before You Came" , "Special K" , "Black Eyed"), et de sa sensibilité mélancolique ( "Narcoleptic", "American Blue").
De plus, on trouve désormais dans Placebo, un goût sérieux pour l'air du temps : au lieu de rester centré sur son sexe ("Placebo") ou sur sa tristesse ("Without You I'm Nothing") –ce qui lui allait fort bien, faut l'avouer-, le groupe s'est ouvert au monde ( les chansons "Slave To The Wage" et "American Blue" en sont directement inspirées). Et le monde s'ouvre à lui. Quoi de plus naturel ?
Très bon   16/20



Posté le 29 octobre 2006 à 16 h 39

Black Market Music est sans doute le disque le plus noir de Placebo (il n'y a qu'à voir la pochette et le titre pour s'en persuader). C'est également celui où s'épanouissent le plus les guitares lourdes (presque à la Nirvana à certains moments, toute proportion gardée).
Ces deux caractéristiques sont celles qui résument le mieux l'esprit du disque. Les quatre premières chansons de l'album sont tout à fait dans cette veine. La quatrième, "Spite & Malice", est très intéressante et réussie, avec la collaboration d'un rappeur dont j'ai oublié le nom ; le côté rap convient très bien à l'atmosphère noire qu'essaie de rendre Placebo, et ça pourrait donner des idées à d'autres d'utiliser cette rythmique des paroles du rap, avec un son très rock derrière, ça fonctionne vraiment très bien.
"Haemoglobin", chanson quasi inconnue et qu'ils jouent très peu sur scène est pour moi l'une des meilleures du disque et de Placebo en général. L'atmosphère de tension y est très bien rendue et le son est pour le coup vraiment très lourd.
Les autres chansons du disque sont plus calmes, mais tout aussi tristes.

Au final ce Placebo est très bon et surtout très homogène, ce qui ne sera hélas plus le cas de leurs productions suivantes.
Très bon   16/20







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