Morrissey

Viva Hate

Viva Hate

 Label :     Sire 
 Sortie :    mardi 22 mars 1988 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Six mois seulement après l'ultime opus des Smiths, leur chanteur charismatique livre son premier album solo.
C'est Stephen Street (déjà ingénieur du son sur The Queen Is Dead et Meat Is Murder) qui propose ses services à Morrissey; et devient guitariste, bassiste, compositeur et producteur de ce Viva Hate.
L'album remporte un vif succès outre manche; agrémenté des singles "Suedehead" et "Everyday Is Like Sunday", qui figurent toujours parmi les classiques du Mozz.

Si l'absence de la guitare de Johnny Marr se fait quelques peu sentir, la voix et l'approche mélodique de Morrissey sont toujours intactes. Street semble vouloir démontrer tant ses qualités de musicien que de compositeur sur "Alsatian Cousin" ou "I Don't Mind If You Forget Me", chanson rappelant le plus le groupe défunt. Certaines compositions plus douces s'éloignent du son des Smtihs comme "Late Night, Maudlin Street" ou la provocante "Margaret On The Guillotine" qui clos ce disque.

Morrissey lance brillement sa carrière solo avec cet album qui demeure parmi les meilleurs de sa discographie.


Parfait   17/20
par Sonicjulio


 Moyenne 17.33/20 

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Posté le 08 janvier 2007 à 19 h 54

20 ans après, ce premier album du très controversé Morrissey, enregistré pourtant seulement quelques mois après la fin des géniaux Smiths, n'a pas pris une ride et demeure un authentique chef-d'œuvre. Pourtant, le vide laissé par le virtuose Johnny Marr n'était pas facile à combler. Certes, Stephen Street (ingénieur du son des Smiths) n'a pas ses talents de compositeur, et Vini Reilly (leader de Durutti Column, groupe mythique de Manchester) n'a pas ses talents de guitariste. N'empêche qu'on trouve sur Viva Hate de véritables perles, comme "Alsatian Cousin", avec sa basse d'airain et sa guitare en fusion, "Little Man, What Now", avec sa guitare acoustique entêtante et sa batterie martiale, "Angel, Angel, Down We Go Together", aux cordes enjoliveuses, ou le très smithien "Suedehead". Morrissey y chante magistralement, avec une classe très british. Il est vrai que certains titres sont plus faibles, comme "Break Up The Family", "Late Night Maudlin Street" ou "The Ordinary Boys", mais ils ont au moins le mérite d'explorer de nouveaux territoires. Les paroles de Morrissey sont toujours excellentes, entre histoires d'amour malheureuses, critique acerbe de la société, voire textes politiques (le brûlot "Margaret On The Guillotine", qui fait écho à The Queen Is Dead des Smiths). Bref, un album à réévaluer, qui ouvre avec brio une très intéressante carrière solo.
Notons toutefois que la réédition datant de 1997 est très décevante : la pochette originale est remplacée par une autre moins bonne, on ne trouve ni les paroles ni les crédits à l'intérieur, et les bonus tracks ne datent pas de l'époque de Viva Hate, on en trouve d'ailleurs certains sur des EP.
Excellent !   18/20



Posté le 03 novembre 2008 à 04 h 51

Un disque terriblement surprenant: l'écoute des singles, "Suedehead" et "Everyday Is Like Sunday", donnent une impression immédiate de déjà entendu malgré la qualité exceptionnelle des deux titres. Morrissey lance sa carrière solo avec du Smiths, ou presque. Il faut le voir, d'ailleurs, chanter ce très gris "Everyday Is Like Sunday" à la télévision, le t-shirt The Queen Is Dead bien en avant et l'air perdu... Le leader du groupe clé des 80's se cherche après la débandade inopinée de 1987, le départ de Johnny Marr et la fin du groupe. Sauf que sur le LP, il est tout de suite plus courageux. Premièrement, un choix de taille: Vinny Reilly de Durutti Column. Pour le coup, le style du bonhomme coupe clairement avec le jeu d'orfèvre de Marr, tout en dissonances, en cascades de notes bourdonnantes et obsédantes. Illustration parfaite, Alsatian Cousin ouvre l'album dans un climat stressant, incisif. La production, comme ce fut déjà souvent le cas du temps des Smiths, est extrêmement datée mais peu importe, les morceaux sont là, colossaux. Morrissey, poussé par Stephen Street, à la fois producteur et compositeur de la totalité des titres, explore plus que jamais et semble presque apaisé ('I'm so glad to grow older, to move away from those awful times', chante-t-il sur "Break Up The Family"). Précis, direct, concis, le disque voit Morrissey plus innovant et entreprenant que jamais. Sommet absolu: "Late Night, Maudlin Street". Chanson-récit digne du "Paint A Vulgar Picture" des Smiths, ce bijou initialement conçu comme un morceau folk à la Joni Mitchell (si, si) fouette l'auditeur en plein visage tant il est obsédant, dans une tension dramatique parfaitement maîtrisée de la première à la dernière note. Vocalement, Morrissey est dans une forme olympique comme à son habitude, s'envole dans les aïgus sans broncher. Ses petits tableaux de société ("The Ordinary Boys", "Dial-a-Cliché") sont pleins de charme. Autre morceau à dépoussiérer: "I Don't Mind If You Forget Me", affrontement à couteaux tirer entre la pop Smithienne et les expérimentations de Vinny Reilly. Impeccable.
Parfait   17/20







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