Miossec

1964

1964

 Label :     Pias 
 Sortie :    mardi 29 juin 2004 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

1964. L'année de naissance de Christophe Miossec l'un des auteurs les plus talentueux de l'actuelle chanson française (pas dur, cela dit). C'est toujours ce qu'on lui a 'reproché' au chanteur brestois imbibé (pléonasme) : se concentrer uniquement sur ses textes, délaissant avec mépris les mélodies et l'instrumentation.

Bonne nouvelle pour ceux que la sécheresse musicale de Miossec avait toujours révulsé : 1964 est son album le plus mélodique. Attention, n'allez pas croire que le chanteur a convié la fanfare du carnaval de Rio de Janeiro et des joueurs de maracas. Mais un orchestre lyrique (arrangements de cordes signés Joseph Racaille) vient prêter main forte sur des titres comme "Ta Chair Ma Chère", "Désolé Pour La Poussière" ou "Pentecôte". Le résultat est superbe, et à réitérer dès que possible.

On constatera que Miossec s'est assagi (l'âge aidant, sûrement) et qu'il nous conte toujours la même petite histoire de nos quotidiens étriqués, mais de façon moins crue qu'auparavant. L'ombre de la mort plane sur ce disque, avec les titres "Rester En Vie", "Brest" ou encore "Dégueulasse" et sa mélodie entraînante qui contraste avec son texte traitant du suicide. Les relations hommes femmes sont heureusement toujours au centre de ses préoccupations, pour ne citer qu'au hasard la bouleversante "Je M'en Vais" qui ouvre le disque, superbe chanson sur l'amour et le renoncement (et accessoirement la meilleure de l'album, mais ceci n'engage que moi).

Bilan ? Eh bien, comme le bon vin, Miossec vieillit bien. Ce qui ne nous fait pas regretter qu'il ait lâché la bière pas chère pour le Bordeaux. Le privilège de l'âge qu'on vous dit !


Très bon   16/20
par El Moz


 Moyenne 17.67/20 

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Posté le 17 décembre 2005 à 20 h 54

De l'eau a pas mal coulé sous le pont de Recouvrance. Miossec envoit valdinguer par forte brise les odeurs de bière éventée, s'aère les poumons par de bonnes bouffées d'air iodé. La quarantaine bourgeonnante, le brestois a espacé ses mots anthracite, afin de mieux laisser respirer une musique à la clarté agréablement surprenante.
1964 est un disque plus diurne mais gris, ensoleillé mais venteux. En témoignent le pluvieux "Brest", le vindicatif "Dégueulasse" ou le naufrage majestueux de "Pentecôte". Christophe Miossec chante plus sereinement ses inspirations, les dégoûts, les amours, la vie, la mort, les souvenirs, tout se qui touche de près à nos aléas de la vie, la sienne comme la nôtre.
Ce qui change par rapport à ses trois premiers albums, c'est que ce corsaire des bistrots portuaires s'empare à prendre le grand large, en hissant pour de bon le pavillon et les voiles, en direction des horizons moins rances.
Une merveille !
Excellent !   18/20



Posté le 22 décembre 2005 à 14 h 46

Un album délicieux... Le plus abouti de Miossec. Le plus ambitieux aussi, il est accompagné d'un orchestre symphonique qui rehausse la valeur mélodique des chansons. Chaque chanson se savoure : "Je m'En Vais", la plus belle chanson de Miossec, "Rose", "Rester En Vie", "Le Stade En Résistance", "En Quarantaine", "Pentecôte"... On en redemande.
Les textes sont aussi beaucoup travaillés, au premier abord moins provocateurs (certes) mais se mêlent parfaitement à la musique, bref un régal.
Néanmoins certains regretteront l'évolution du groupe, mais tous les Grands évoluent un jour, et Miossec entre pour moi dans la cour des grands avec cet album.
Exceptionnel ! !   19/20







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