The Young Gods

The Young Gods

The Young Gods

 Label :     Organik 
 Sortie :    avril 1987 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Voici le premier album des Young Gods, réédité en 2001 et encore considéré par le groupe comme une de leurs plus belles réussites.
Franz emprunte une voix à la fois douce et rocailleuse qu'il abandonnera par la suite et chante ici treize titres, bruts de décoffrage et empreints d'une poésie très personnelle.
Simplicité, beauté, efficacité. Tout ici est touchant, de morceaux tendres comme "Did You Miss Me" aux envolées furieusement punk de "Envoyé" ou "Jimmy". "Nous de la lune", "Percussionne", cet album est bel et bien le manifeste d'un trio se positionnant entre le rock, l'indus, l'expérimental et la chanson. Universellement reconnus depuis par Mike Patton, The Edge, etc, les Young Gods distribuaient ici la nouvelle donne.


Exceptionnel ! !   19/20
par Chenstyle


  L'album a été réédité le 15 mai 2001 sur Intoxygene.


 Moyenne 18.00/20 

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Posté le 11 novembre 2005 à 23 h 27

Complètement à part, unique, surprenant, déroutant... mais avant tout passionnant. Voilà ce qu'est ce premier album des Young Gods.
Entre poésie hallucinée et incantations treichleriennes, collages instrumentaux sortis du sampler de Cesare Pizzi et batterie martiale de Frank Bagnoud, le trio mixe allègrement plusieurs styles avec une classe et un savoir-faire étonnants.
Ainsi, on peut retrouver des samples de violons, de musique classique, cotoyant des guitares en fusion, ou encore des airs de cabaret.
Et chaque morceau révèle de jolies surprises, entre un "Jimmy" furieux, "Fais La Mouette" à la fois "marin" et très spatial, "Feu" et ses guitares semblables à celles de "L'Amourir", "Did You Miss Me" et son clavier récurrent, avec la voix de Franz, rauque et démoniaque, puis ces violons obsédants, grandioses et envoûtants.
"The Irrtum Boys" aussi, mêlant guitares plombées, voix menaçante et samples divers, ce "Envoyé" mené par une batterie embarquée dans une course folle, "Soul Idiot" et à nouveau des samples hallucinants, sortis de l'imagination débordante et délirante du trio, avec une partie technoïde façon Depeche Mode première période à laquelle succédent des violons.
Et, pour finir, ce "C.S.L.D.F." trépidant, aux guitares énormes, bastonnant un riff répétitif, sur des paroles narrant poêtiquement l'acte sexuel, et un refrain que je ne peux m'empêcher de chanter chaque fois que j'écoute ce titre incontournable des Gods: "Comme si c'était la dernière fois...".
Sur ce premier album, les Suisses cartonnent, proposent une recette musicale inédite et très accrocheuse... et placent d'entrée la barre très haut.
Pas étonnant que cet album ait été plébiscité à sa sortie, et le trio qualifié de "futur du rock" au même moment.
Parfait   17/20







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