Converge

Jane Doe

Jane Doe

 Label :     Equal Vision 
 Sortie :    mardi 04 septembre 2001 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

En 2001, avec Jane Doe, Converge est au sommet de son art. Durant 45 minutes, le combo américain fait ici preuve d'une technicité tout simplement ébouriffante sans pour autant oublier d'afficher une puissance et une spontanéité épatantes. Si le hardcore débridé de Converge avait déjà montré toutes ses qualités sur les très bons Caring And Killing ou Petitioning the Empty Sky par exemple, Converge continue ici sur sa lancée en proposant douze titres n'affichant aucun temps mort, et où seules l'intensité et la puissance développées ici semblent être de mise.

Converge frappe fort... très fort même, avec Jane Doe, et ce, dès ce "Concubine" d'ouverture, n'atteignant pas la minute et demi, et qui annonce toute la hargne et la rage que la bande à Bannon est capable de témoigner. Tour à tour violent, tendu ou oppressant, cet album démontre, s'il en était encore besoin, que la célérité que Converge est en mesure de développer n'a d'égal que le talent du groupe à se surpasser; notamment sur le morceau éponyme. Dernier titre de l'album, l'épique "Jane Doe", qui culmine à plus de onze minutes, se dévoile très rapidement comme l'un des moments-clé de cet album, et accessoirement comme le meilleur morceau composé par le collectif: instant où le hardcore de Converge devient lourd, imposant, massif, épique et transcendant; et qui apparaît d'une pertinence folle tant il finit par rallier l'auditeur à la cause du groupe.
Ainsi, parce que la violence ne s'est peut-être jamais montrée aussi salvatrice, parce que Converge semble éprouver une conviction sans équivalent, parce que le rock peut être capable de se montrer terriblement viscéral, parce que la technique et l'intensité ne s'acoquinent que trop rarement de cette manière... Jane Doe est un album tout bonnement exceptionnel; et accessoirement... le meilleur de Converge.


Exceptionnel ! !   19/20
par X_Jpbowersock


 Moyenne 19.00/20 

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Posté le 11 décembre 2005 à 21 h 25

2001, et Converge sort ce qui est devenu aujourd'hui un monument du hardcore.

On peut déja dire que l'artwork est vraiment magnifique dans sa pochette. Je pose mon disque dans mon lecteur. Appuie sur "play". Et me prend une déflagration dans la tête, tellement ce "Concubine" d'entrée et d'une violence inouïe, et sa enchaine tout de suite avec "Fault And Fracture".

"Jane Doe", où la voix de mutant de Jacob Bannon qui éructe dans son micro comme si sa vie en dépendait, où les riffs de fou de Kurt Ballou nous emmènent dans ce monde de haine et où la batterie de Ben Koller, absolument parfaite, nous fait hocher la tête comme des possédés.
"Jane Doe" perd en noirceur ce qu'il gagne en vitesse et en folie, en témoigne le dernier morceau "Concubine" vraiment impressionant.

J'vais mettre longtemps avant de l'enlever de ma platine.
Exceptionnel ! !   19/20



Posté le 20 février 2006 à 17 h 10

Converge, de nos jours représente un des nombreux piliers de la scène dite hardcore (hxc pour les intimes) à force d'albums d'une perfection rarement égalée ainsi que d'une boulimie de travail, le statut de groupe culte leur a été attribué.
Jane Doe présente un groupe au sommet de son art, entre ultra violence et énergie exacerbée. Les tubes s'enchainent à la vitesse de la lumière de "Concubine-fault and fracture" à "Phoenix in flames" ou même le tire éponyme, la bande de Jake Bannon nous gratifie d'un album qui n'est pas prêt de décoller des platines. A déconseiller aux âmes sensibles, à conseiller d'urgence aux curieux de tout poils!
Exceptionnel ! !   19/20



Posté le 14 septembre 2022 à 10 h 11

Abandonnant leurs influences, parfois criantes, pour ne laisser que leur propre son, enfin trouvé, le gang du Massachusetts offre une livrée compacte, suintante, enfumée, claustrophobe, viscérale, énergique, profonde, touchante, émotive.

L'album évoque les relations humaines déchues et leurs conséquences. Pour en parler, Bannon sort ses textes les plus personnels et poétiques pour accompagner au mieux la décharge émotionnelle musicale.
Comme libérée des ces références qui sont autant de carcans, le groupe sort le couteau suisse et l'habileté de composition pour l'utiliser. Tout ce petit monde est à sa place et se transfigure, l'inspiration est là, en témoigne l'arrivée et l'impacte immédiat du nouveau batteur, Ben Koller qui amène dans la résonance de ses fûts une nouvelle dimension aux compositions.
Notons également cette nouvelle basse, issue du doigté juste de Nate Newton, plus sublime que jamais, en témoigne Hell To Pay, à la section rythmique dégueu et obsédante.

Un portefeuille plus épais permet au groupe une production aux petits oignons, certes quelque peu étouffée par ce mur de décibels, mais qui relève le goût de l'album en vue d'écoutes plus attentives et prolongées et qui sert particulièrement des titres plus posées tel que les envolées de The Broken Vow ou Heaven In Her Arms qui résume à lui tout seul tout le spleen d'une rupture et le sentiments contradictoire qui en découle (et ce break de feu de dieu).
Un autre pure moment de cette galette reste le Pheonix In Flight qui porte magnifiquement bien son nom, allant chercher dans les cendres d'une relation perdue la force pour rouvrir les ailes, se retrouver, être à nouveau quelqu'un qui a du sens. Mes aïeux, un moment de grande puissance lyrique, d'une beauté palpable, résumant à lui tout seul le thème de l'album... pour s'écraser, tout en contraste, en une désillusion nommée Pheonix In Flames.
N'allez pas croire que le mathcore est oublié : Thaw et ses contretemps possédés ; Concubine (quelle ouverture !) sonique, modèle d'école ; ce Fault and Fracture, pure condensée d'écriture en 3 minutes top chrono ou encore Bitten And Then Some, boule de feu.

Si une référence doit être notée, on mentionnerai quand même sans rougir Jesus Lizard dont l'ombre plane sur Distance and Meaning ou encore Homewrecker. Au jeu des comparaisons (peut-être futiles), ce dernier, à trois lettres près, porte le même nom qu'un titre du reptile marchant sur l'eau et possède la même décharge énergétique absolue pour une même idée de fond (coïncidence ? on ne pense pas).
Pour clôturer ces 45 minutes bien remplies, qui défie les lois du temps et de l'espace, est lâché le dernier tout grand moment : le morceau titre, Jane Doe, sludge protéiforme cathartique. Plus de onze minutes et demie de pure maîtrise intense dont aucune seconde n'est à jeter.

Tout est dit. Bisous.
Exceptionnel ! !   19/20







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