Nada Surf

The Proximity Effect

The Proximity Effect

 Label :     MarDev 
 Sortie :    mercredi 16 septembre 1998 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Après un premier album de bonne facture dont le single "Popular" fut un véritable succès, Nada Surf revient avec The Proximity Effect. Album qui montre l'indéniable franchissement d'un palier pour le groupe.

Les compositions variées, alternant ballade mélancolique sublime ("The Voices", "80 Windows" ou même le magnifique "Robot" final) et chansons plus énergiques et entrainantes ("Hyperspace", "Firecracker", "Mother's Day" en tête), sont le signe d'une grande maturité. Les textes, abordant des thèmes très variés, sont simples et profonds. Ils s'accordent admirablement aux mélodies et aux riffs des chansons.
Il se dégage de cet album une grande mélancolie et une énergie, qui le font se dégager du lot. Il contient cette simplicité et cette honnêteté sans compromis, laissant le groupe loin des aspects tapageurs et putassiers du business rock ! Nada Surf trace son chemin, fait la musique qui lui plaît et qui nous touche.

Bref, un groupe et (surtout) un album qui mérite d'être redécouvert, réécouter, d'une oreille attentive !


Excellent !   18/20
par Smashead


 Moyenne 18.00/20 

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Posté le 15 juillet 2006 à 02 h 46

L'étiquette de "pop-rock" est tellement galvaudée ces derniers temps. Dès qu'une midinette pointe son nez avec des guitaristes, ayé, y a du bruit, mais y a aussi Britney's influence derrière. Mmm... comment faire ? Facile, ménager la chèvre et le chou et qualifier sa musique de pop-rock, comme ça on fâche personne et on rameute à la fois les fans de Lorie et ceux de Good Charlotte.
Redonnons un peu ses lettres de noblesse à ce genre qui n'est pire ni meilleur qu'un autre avec Nada Surf ('tain, j'ai l'impression de faire un cours magistral).
The Proximity Effect est vraiment excellent, du début à la fin.
"Hyperspace", la 1ère chanson, est un peu lente à s'installer mais elle augure de bien meilleurs titres ensuite. "Mother's Day" par exemple, qui est vraiment un titre à la "Popular", des paroles crachées presque rageusement, sur un thème assez difficile à aborder et souvent maladroitement critiqué, tournant presque au ridicule: le viol. Ici, pas de fioritures mais plutôt une accusation directe. Le tout forme une chanson séduisante .
La chanson qui vient juste après marque une accalmie, qui pourrait passer pour "la" ballade de tout groupe pop-rock qui se respecte, le moment mielleux qu'il faut supporter stoiquement, celui qui s'enclenche en fin de soirée en guise de congé poli mais ferme.
Elle pourrait, mais ne l'est pas. Bien au contraire. Ce qui la sauve certainement, ce sont les paroles: un goût d'aigre, un arôme d'inachevé qui se révèle envoûtant

"Broken roses on the steps,
Like promises i never kept
Promises i never made
But could have honored anyway
Tied to years, slave to fears
I will always hold you dear.
Tired, troubled but sincere,
Wishing... fuck the rime.
Wishing i had a time
To wish you mine."

Ensuite vient "Bacardi", sûrement ma chanson préférée de l'album. La plus énergique en tous cas, celle qui secoue le reste, avec des changements de rythme assez fréquents.
Les autres chansons de l'album sont bonnes également, avec une mention spéciale à "Firecracker" et un mauvais point à "Bad Best Friend", un peu niaise et répétitive avec son refrain "best friend, best friend, i'm a bad best friend".

Un excellent album, que je ne peux que conseiller.
Excellent !   18/20







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