Blur

13

13

 Label :     Food 
 Sortie :    lundi 15 mars 1999 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Le succeseur de [Blur] divise dès sa sortie. Indéniablement, il représente un nouveau virage dans leur carrière, et éloigne le groupe de la pop très english de [Parklife] par exemple. Certains y voient un album génial, subversif, novateur. D'autres une sombre merde expérimentalo-noisy, sans aucun intérêt.
"Tender" nous plonge dans l'album d'une jolie maniére, Coxon y fait des merveilles, et on se dit que l'on va peut-être avoir droit à un album de pop coolos, bien écrit. Avec "Bugman" on oublie l'idée d'un album tranquille, Blur se la joue son déguelasse, satu de radio Fm, riff bourrin, et beuglements. On commence à dodeliner de la tête. Le final est monstrueux.
"Cofee And Tv" est sans aucun doute la perle de cet album, parfaite. Du Blur comme on aime. On se dit : c'est bien, ça commence super bien.
"Swamp Song" nous remet un tranche de gros son avec un tempo lourdaud et un riff criard, mais n'apporte rien, on écoute stoïque les pitreries de Damon en attendant la suite.

Jusque là, tout va bien.

"1992". Aie, ça coince. Du Radiohead sans imagination ni le talent. On a presque honte pour eux d'avoir voulu jouer sur ce terrain.
"B.l.u.R.e.m.i" et ses voix de Donald nous recolle un gros sourire, drôle et puissante, avec toujours ce fond noisy qui n'est pas pour déplaire, mais ne dissipe pas le doute, renforçé même par un espéce de final bizarre sans intérêt.
"Battle" joue sur un terrain éléctro-pop tranquille, mais cette fois si c'est réussi, la chanson est progressive à souhait, distille quelques expérimentations soniques par-ci par-là, avec inspiration et un final bordélique sur fond d'Hammond sympa.
"The Mellow Song" est incroyablement touchante, sur fond de sanglots, Blur fait monter tranquillement une ballade poppy, dans des sphéres noisy et éléctronique.
"Trailerpark" est juste moyenne, écoutable, le final métallo n'est pas trés original.
"Caramel" s'envole trop haut pour qu'on la suive, et bien trop longtemps pour qu'on supporte d'attendre la fin. On zappe. Tiens! Ben zappons aussi "Trimm trabb" avec son titre qui veut rien dire .

La déception s'est bel et bien installée chez l'auditeur, l'album est inégal et le son est plus que moyen.

"No Distance Left To Run" est le dernier petit sursaut du groupe ET de l'auditeur avant la fin de l'album.
Avec cette jolie ballade qui rappele "Tender", on se dit que l'on préfere vraiment quand Blur garde les pieds sur terre.
"Optigan 1" viderait sans probléme une salle de cinéma. Sans intérêt aucun.

L'album est long, et globalement on est déçu, quelques titres tirent leur épingle du jeu, marquent l'auditeur et sauvent l'album, mais Blur semble avoir perdu le sens des choses.
[13] est certes un virage, mais qui méne Blur droit dans le platane que sera [Think tank].


Correct   12/20
par Boom


 Moyenne 14.00/20 

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Posté le 12 septembre 2005 à 22 h 24

13 fait partie de ces disques incompris que chaque grand groupe qui se respecte doit compter dans sa discographie. on évoquera dans cette famille Their Satanic Majesties Request (67) des Stones, Trompe Le Monde (91) des Pixies, Le Loir Et Cher (76) de Michel Delpech.
Le vilain petit canard, l'album drogué, le truc pas maîtrisé, mal né, bref, le disque qui fout les jetons.

La première écoute de cet album est une expérience assez unique, on ne distingue pas les débuts et fin des morceaux, ceux-ci étant entrecoupés de mini-instrumentaux (dont un excellent et assez funky entre "Caramel" et "Trimm Trabb").

C'est le seul disque vraiment rock de Blur, et Coxon y donne toute sa mesure.

En appuyant sur "on", on entendra à la suite du gentil gospel-pop "Tender", une succession de morceaux crasseux, fourbus, hirsutes, punk et prog, grunge & folk, avec des sons saturés, du melodica, des synthés antédiluviens, des parasites, des grosses (très grosses guitares), avec par ci par là, des mélodies superbes ("Coffe & TV"), des classiques post-grunge (l'immense "Trimm Trabb"), des fils de "Song 2" (sur l'album Blur, album précédent et surestimé), des chansons à se flinguer, d'autres à s'ouvrir les veines. Ah oui, il est temps de le souligner, 13 est franchement moins rigolo qu'un disque de Carlos.

En effet, c'était pas la déconne tous les jours pour nos amis en 1999, Damon venait de se faire larguer par Justine et il n'avait manifestement plus envie de chanter "Girls & Boys" en se faisant remixer par les Pet Shop Boys.

Sinon, on peut préférer la fraicheur de Parklife, les arrangements de The Great Escape, le gloubiboulga slacker-rap de Blur ou même la world-pop sympa de Think Tank.

Mais c'est celui-ci mon préféré.
Excellent !   18/20



Posté le 01 mai 2006 à 00 h 18

Blur, l'un de mes groupes préférés depuis que j'ai 10 ans, ou peut-être moins. Ma chanson fétiche est "Coffee And TV", alors c'est pour dire que je les adule, que je les vénère même.
Pour toutes ces raisons, ça me fait presque mal de le dire, mais cet album est une grosse daube.
Le premier titre, "Tender" : je me suis presque demandée si je m'étais pas trompée d'album. En gros, c'est de la country très cheap et le refrain c'est : ‘Come on, come on, get through it'. Imaginez un duo entre Sheryl Crow et Scatman (si, vous connaissez, le vieux shnock qui chantait plus vite que son ombre), et vous aurez un petit aperçu de la bouillie infâme que ça donne.

"Bugman", le second titre : Blur qui essaie de se la jouer rock, mais le problème c'est qu'ils s'y connaissent pas trop, alors ça donne du Offspring(et c'est pas un compliment) mal foutu.
Et là, on arrive à THE song, leur meilleure chanson, meilleure chanson de tous les temps selon moi mais je doute que tout le monde le pense : ça c'est du grand Blur, leurs sonorités pop-rock-punk savamment mélangées pour donner une chanson indémodable, inclassable, au-dessus de tout ce qu'ils ont fait avant, et de ce qu'ils feront après. Et puis je suis fan de ce solo de guitare endiablé au milieu de la chanson, et puis le clip qui met en scène la brique de lait... j'en ai pleuré. Cette chanson, vous l'aurez deviné c'est "Coffee And TV". Les paroles sont totalement incompréhensibles ou alors profondément munies de sens, à vous de choisir :

'Do you feel like a chain store?
Practically floored
One of many zeros
Kicked around bored
Your ears are full but your empty
Holding out your heart
To people who never really
Care how you are'

"Swamp Song"... c'est carrément n'importe quoi. On aurait dit qu'ils étaient en train d'essayer des sons et qu'ils ont choisis n'importe lequel, qu'ils ont écrits du n'importe quoi dessus et qu'ils l'ont introduit dans l'album, juste comme ça, pour faire joli.
"1992" est une assez bonne chanson, qui rappelle un peu les mélodies psychédéliques de Air, mais elle est beaucoup trop longue. Cependant, on sent ici la véritable patte de Blur qui ressurgit, la guitare électrique qui grésille, le son qui s'envole, le rythme qui s'accélère peu à peu, le volume qui augmente, la voix qui s'étoffe et s'étouffe, et tout ça qui explose enfin pour nous donner un titre vraiment intéressant et fouillé.
Et là, la joie qui retombe vite avec "B.L.U.R.E.M.I", encore ce rock agressif et toujours mal fait : laissez le rock à ceux qui savent en faire et reprenez votre propre style, les gars, y en a marre !

"Battle", en dépit du titre, est un titre apaisé et apaisant. Vraiment étrange comment les styles de musique se succèdent, d'une qualité vraiment inégale.
"Mellow Song" paraît être la suite de "Battle", exactement le même rythme , la même mélodie, je vois pas l'intérêt de mettre 2 chansons pareilles.
"TrailerPark" sonne comme du Garbage à première écoute, mais bon, c'est plus un titre bâclé qu'autre chose. Plat, il reprend les mêmes samples que 1992, donc aucun intérêt musical non plus.
"Caramel" est soporifique. On reste 7:38 min à attendre quelque chose de nouveau dans la chanson, quelque chose de plus rythmé, un peu de vie, et enfin au bout de 7 min on nous balance un minuscule appât. Merci pour l'attente, au revoir.

"Trimm Trabb", enfin un titre rock honorable, qui tire son épingle du jeu. Dire qu'il a fallu se taper au moins 3 ratés pour en avoir un bon.
Et puis, ça me soûle presque de devoir parler des 2 derniers titres, mauvaises surprises comme la majorité des autres pistes. "No Distance Left To Run", une sorte de ballade mal foutue et la dernière chanson, "Optigan1", du n'importe quoi pour faire bref et concis.

Voilà, je sors très déçue de l'écoute de cet album que je ne réécouterai pas. Même les albums de Britney Spears sont mieux faits (euh... peut-être pas mais l'idée est là : cet album est bâclé).
Insipide   7/20



Posté le 28 juin 2006 à 16 h 48

13 est un album à part dans la discographie Blur..
A part grâce à l'ambiance et à la mélancolie que dégage une grosse partie de cet album.
Changement radical donc, puisque jusqu'ici, Blur nous avait habitué à une pop légère et envoûtante...
Les avis sont partagés sur ce CD. Le mien sera sans hésitation : Il s'agit d'un très bon album dans son genre.

Ca commence Blur classique, avec des titres qui sonnent relativement classique à l'oreille: "Bugman" est une chanson d'énervé, rythmé par des sons electro inaudibles... Mauvais pour être sincère.
Pas mieux pour "B.L.U.R.E.M.I." Le refrain D. Duck style, c'est en effet marrant, mais 2 minutes. Ca tombe bien cette chanson dure 2 minutes...
"Coffee & TV" est une magnifique chanson, le clip est d'ailleurs aussi fabuleux.mélange parfait entre mélancolie et légèreté.

Mais l'aspect sombre de ce CD se découvre qu'à partir de "Battle".
"Battle", "Mellow Song", "Trailerpark", "Caramel", "Trimm Trabb" même panier: expérimental - mélancolique - sombre.
Chacune sur des thèmes différents, mais tellement identiques quelque part.

Maintenant, il vous faudra obligatoirement écouter ce CD dans des conditions propices pour bien l'apprécier.
C'est à dire un moment calme, de préférence la nuit si vous pouvez, évitez les écoutes approximatives, genre dans le bruit...

Soyez concentré.
Soyez récéptif.
Soyez dans l'mood.
Très bon   16/20



Posté le 06 mars 2007 à 18 h 45

Ah oui, 13 choque. Ce n'est plus Parklife, ici Blur change, ce qui continuera avec Think Tank.

Blur avec 13 me fait penser à un Picasso avec le cubisme synthétique. La maturation d'une œuvre. Blur prend ici un tournant du type "radical mais pas trop", car ici les expérimentations côtoient les perles pop tubesques à la "Coffee And TV" ou "Tender", en pseudo-gospel "Trailerpark" est poisseuse, avec son excellent sample tournant en boucle. "1992" commence comme une bonne pop song, et finit dans la noise la plus totale. C'est loin d'être du Radiohead loupé. "Caramel" reprend un peu le même schéma du genre un thème qui tourne en boucle, des éléments qui s'y greffent et le transforment peu à peu. "Bugman" est parfaitement gérée, stressante, crade, avec sa tronçonneuse folle. "Trimm Trabb", quasiment le dernier morceau de l'album, est terriblement efficace, même si plus conventionnel dans son écriture.

13 est, au final, un album relativement sombre, pas forcément appréciable à la première écoute, il met en effet du temps à s'installer dans notre tête.

Mais qu'est-ce qu'il est bon quand il y est !
Parfait   17/20







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