The Brian Jonestown Massacre
Thank God For Mental Illness |
Label :
Bomp |
||||
Selon Anton A. Newcombe, leader de cette bande de furieux, ce disque aurait coûté 17 dollars. Avec un tel budget, il ne faut pas s'attendre à un chef d'oeuvre absolu.
Ce Thank God For Mental Illness pourrait presque être considéré comme un ovni, tant il va à contre-courant. En effet, en conséquence d'un budget aussi ridiculement maigre, le son est cradingue, complètement flingué. Et c'est vraiment ça qui donne du charme à ce disque. Outre le titre génialement barré.
Car musicalement, les BJM sont largement capables de faire mieux. On est ici assez loin des réussites à venir telles que "Take It From The Man" ou "Give It Back". Oh, ce n'est pas qu'il est mauvais, cet album. Il y a d'ailleurs une poignée de très bons titres ("It Girl","Ballad Of Jim Jones", "Stars"). Mais le parti pris folk en formule guitare sèche / harmonica / tambourin quasi systématique et l'aspect général un peu fouillis font qu'on n'assiste pas ici au meilleur du BJM. On a droit par exemple, entre deux ballades plutôt réussies, à un morceau instrumental de 2 minutes ou une errance psychédélique vite oubliable. Cerise sur le gâteau, on trouve deux très bons titres égarés au milieu d'une piste de 33 minutes, coincés entre un délire électrique médiocre et un bruitage autoroutier.
Pour conclure sur ce Thank God For Mental Illness, on dira que c'est un disque difficile d'accès mais pas du tout dénué d'intérêt, que seuls les fans et les puristes seront susceptibles d'apprécier à sa juste valeur. Après tout, ce son vintage, n'est-ce pas tout simplement The White Stripes avant l'heure ?
Ce Thank God For Mental Illness pourrait presque être considéré comme un ovni, tant il va à contre-courant. En effet, en conséquence d'un budget aussi ridiculement maigre, le son est cradingue, complètement flingué. Et c'est vraiment ça qui donne du charme à ce disque. Outre le titre génialement barré.
Car musicalement, les BJM sont largement capables de faire mieux. On est ici assez loin des réussites à venir telles que "Take It From The Man" ou "Give It Back". Oh, ce n'est pas qu'il est mauvais, cet album. Il y a d'ailleurs une poignée de très bons titres ("It Girl","Ballad Of Jim Jones", "Stars"). Mais le parti pris folk en formule guitare sèche / harmonica / tambourin quasi systématique et l'aspect général un peu fouillis font qu'on n'assiste pas ici au meilleur du BJM. On a droit par exemple, entre deux ballades plutôt réussies, à un morceau instrumental de 2 minutes ou une errance psychédélique vite oubliable. Cerise sur le gâteau, on trouve deux très bons titres égarés au milieu d'une piste de 33 minutes, coincés entre un délire électrique médiocre et un bruitage autoroutier.
Pour conclure sur ce Thank God For Mental Illness, on dira que c'est un disque difficile d'accès mais pas du tout dénué d'intérêt, que seuls les fans et les puristes seront susceptibles d'apprécier à sa juste valeur. Après tout, ce son vintage, n'est-ce pas tout simplement The White Stripes avant l'heure ?
| Sympa 14/20 | par Mathieu |
Posté le 06 octobre 2006 à 14 h 36 |
Les Brian Jonestown Massacre ne sont pas seulement les grands frères des Dandy Warhols. Ils sont également un des groupes le plus prolifiques des 10 dernières années et ont été parmi les premiers groupes (avec ces mêmes Dandy) à faire du revival rock. Oui mais voilà, à l'heure où les White Stripes et les Strokes jouissent d'une reconnaissance internationale, les BJM eux sont toujours à l'état de groupe underground soutenus par quelques initiés (un peu plus depuis "DIG" quand même). A qui la faute ? Au talent ? Certainement pas. Il est bien présent. Non c'est à la folie du groupe, et de son chanteur compositeur Anton Newcombe, que l'on doit cette stagnation underground. Réputés incontrôlables, leur carrière peine à s'élancer, et aucune maison de disques importante ne veut les signer. Bref un groupe à part dans les années 90 et 2000. Passons maintenant à Thank God For Mental Illness.
Ce disque est emprunt par le son des années 60. Aux influences évidentes que sont les Beatles ou même Bob Dylan, on peut également ajouter certains aspects expérimentaux du Velvet Underground. Cependant le son reste typique du BJM avec son éventail d'instruments différents et cette voix si typique. Thank God for Mental Illness a coûté 17 dollars à Anton Newcombe et pourtant le cd n'est pas inaudible. Au contraire la production a même un charme particulier qui colle parfaitement à l'esprit de la musique. En vrac, on a des tubes folk-rock ("Ballad Of Jim Jones", "Free And Easy") de la pop à la Beatles ("Cause I Love Her", "It Girl", "True Love"), des morceaux folk d'inspiration Dylan ("Down", "Those Memories"). Et justement si cette comparaison avec les plus grands est nécessaire dans cet album, c'est parce que certains morceaux sont vraiment trop inspirés par les tubes de ces monstres sixties. Je pense à "Cause I Love Her" par exemple (les beatles c'est évident) ou encore "Free And Easy" (écoutez "Blowin In The Wind" de Dylan) qui ressemblent carrément aux tubes des temps anciens.
Un album qui aurait pu être parfait si l'originalité des sons avait été appliquée sur tous les morceaux. Hormis ce détail, cela reste un très bon album que tout fan de musique rock se doit de posséder.
Ce disque est emprunt par le son des années 60. Aux influences évidentes que sont les Beatles ou même Bob Dylan, on peut également ajouter certains aspects expérimentaux du Velvet Underground. Cependant le son reste typique du BJM avec son éventail d'instruments différents et cette voix si typique. Thank God for Mental Illness a coûté 17 dollars à Anton Newcombe et pourtant le cd n'est pas inaudible. Au contraire la production a même un charme particulier qui colle parfaitement à l'esprit de la musique. En vrac, on a des tubes folk-rock ("Ballad Of Jim Jones", "Free And Easy") de la pop à la Beatles ("Cause I Love Her", "It Girl", "True Love"), des morceaux folk d'inspiration Dylan ("Down", "Those Memories"). Et justement si cette comparaison avec les plus grands est nécessaire dans cet album, c'est parce que certains morceaux sont vraiment trop inspirés par les tubes de ces monstres sixties. Je pense à "Cause I Love Her" par exemple (les beatles c'est évident) ou encore "Free And Easy" (écoutez "Blowin In The Wind" de Dylan) qui ressemblent carrément aux tubes des temps anciens.
Un album qui aurait pu être parfait si l'originalité des sons avait été appliquée sur tous les morceaux. Hormis ce détail, cela reste un très bon album que tout fan de musique rock se doit de posséder.
Très bon 16/20
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