Swell

Too Many Days Without Thinking

Too Many Days Without Thinking

 Label :     Beggars Banquet 
 Sortie :    1997 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Too Many Days Without Thinking est le quatrième album de Swell.
L'ont-ils composé sans réfléchir ? Réponse : bien au contraire, ou alors chez Swell, passivité intellectuelle = excellente inspiration... Allons-y :
1. Sons : excellents ! Le panel de sonorités est plus fourni que sur les albums précédents (divers orgues, guitares acoustiques, électriques, noisy, bruits étranges, ...), et de surcroît, judicieusement utilisé !
2. Compositions : excellentes ! Les ambiances de Too Many Days Without Thinking sont très variées (nostalgie, passion, enthousiasme, mélancolie, frustations, espoir, ...), mais toujours prenantes, haletantes. La dynamique est également omniprésente, avec un groove (parfois glauquy) efficace ; de plus, les structures sont toujours surprenantes, voire envolées...
Bref, Too Many Days Without Thinking est un pur chef-d'oeuvre.


Parfait   17/20
par X_Shape104


 Moyenne 17.50/20 

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Posté le 10 avril 2006 à 02 h 30

Voilà un album que j'avais copié à l'époque sur une cassette, et qui avait fini par échouer avec les autres cassettes au fond d'un meuble.
Puis y'a deux-trois semaines, à la médiathèque, je remets la main dessus, et je me dis "ouais, ça fait longtemps quand même" et je l'ai embarqué.

Et voilà: j'arrête pas de l'écouter. Je peux même dire qu'il me touche encore plus aujourd'hui qu'il y a (presque) 10 ans maintenant. Et pas par effet de nostalgie, ou de quelque sentiment larmoyant du même tonneau. Simplement parce qu'une musique de cette qualité - à mes yeux - j'en connais pas tellement. En tout cas une musique folk aussi éloignée des clichés du genre, j'en connais très très peu.

L'honnêteté qui émane de ce groupe est confondante. Aucune pose, rien de sur-joué, de pathétique. La mélancolie est juste, les moments de joie sont des moments de joie sans aucune exagération, et l'humour est toujours là pour sauver les meubles (et c'est important les meubles, y'a parfois de vieilles cassettes sympas cachées au fond), l'ironie douce comme contre-point aux moments merdiques qui peuvent jalonner l'existence des uns et des autres.
On sent des musiciens qui, à défaut d'être doués, ont su trouver une mesure juste entre leur envie de rien branler et leur volonté de faire une oeuvre originale.

Certains morceaux restent pour moi des "standards" personnels. "What I Always Wanted" me donne des frissons à chaque fois, au moment précis où la seconde voix apparaît, vers la fin, et que le clavier va chercher une nappe plus aiguë (à 3''37). Ceux qui connaissent le morceau comprennent de quoi je parle, c'est beau, purement beau, aucune théorie au monde de quelque subjectivisme à la con que ce soit ne pourra prouver le contraire. C'est beau: point. L'expression parfaite et profonde d'un sentiment que je préfère ne pas tenter de décrire, tellement cette chanson a su le fixer, avec une nonchalence et une sobriété merveilleuses.
D'autres morceaux encore sont de vraie réussites: "Sunshine Everyday", "Fuck Even Flow", "Bridget You Love Me" (une chanson triste et marrante où il se demande ce qui se passe dans la tête de son chien, une des grandes questions existentielles que l'humanité, sans rire), "Going Up To Portland" aussi. Enfin, aucun morceau pénible. Le disque s'écoute d'un bout à l'autre, et vice versa.

Tout ça pour dire à ceux qui ne connaissent pas Swell de jeter une oreille sur les albums de ce groupe, intègre et discret entre tous.
Et, pour ceux qui les ont un peu mis de côté, comme je l'ai fait: allez refaire un tour du côté de chez Swell!...Hihi...
Excellent !   18/20







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