Swell

Everybody Wants To Know

Everybody Wants To Know

 Label :     Beggars Banquet 
 Sortie :    mardi 19 juin 2001 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Sur ce sixième album studio, Swell se transforme en 'The David Freel Effort'. En effet, le leader du groupe porte littéralement Everybody Wants to Know sur ses épaules, ne laissant à ses comparses le droit qu'à une timide apparition sur un peu moins de la moitié de l'album (et encore, cette affirmation ne vaut en réalité que pour le batteur Rey Washam). Alors, cet album n'aurait-il de Swell que le nom ? Définitivement non... et ce pour deux raisons principales. La première, c'est que cette méthode d'enregistrement n'est pas tout à fait une nouveauté pour le groupe qui l'avait déjà expérimentée par le passé, mais force est de reconnaître qu'elle est poussée à l'extrême ici. La seconde, c'est que Swell est David Freel : il en est l'instigateur, le créateur et le leader. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant de retrouver un album qui trouve bien sa place dans la discographie du groupe.

Mais si l'identité est bien présente, on atteint quand même assez vite les limites de l'exercice. On est très loin ici de la maestria de Too Many Days Without Thinking, leur meilleur opus à ce jour selon moi, ou des expérimentations pop des débuts sur Well ? ou 41. Ici, le ton est au 'juste milieu', un terme qui ne m'emporte que très rarement dans l'optimisme béat. Il y a bien des titres intéressants avec en premier rideau l'idéal "...A Velvet Sun" et son refrain perturbant de mélancolie et de richesse sonore ou les très beaux "I Don't Think So" et "Someday Always Comes". Ces titres baignent dans l'atmosphère de Too Many Days Without Thinking, en lui donnant un peu d'oxygène frais par le biais des boucles, samples et autres dissonances bien plaisantes. On retrouve également des titres plus proches des débuts avec "This Story" ou "Inside A Bomb", mais avec une performance moins prenante que dix années auparavant du fait d'une production bien huillée qui contraste avec la méthode ‘artisanale' de Well ?. Et le reste est clairement un ton en dessous.

Si on essaye de dresser un bilan de ce disque assez inégal et un peu 'pompeux', on sera surpris de se sentir à nouveau attiré par la nonchalance de vocalises bien pensées et bien exécutées -la magie Swell-, mais on sera tout autant déçu de ne pas retrouver la richesse mélodique et instrumentale des opus précédents, ni leur densité. Dommage pour un groupe qui avait su progresser sur quatre premiers albums plus beaux les uns que les autres et qui semble ici tomber un peu dans la facilité. Même si l'album est tout sauf désagréable, on était en droit d'attendre un peu mieux.


Correct   12/20
par Sinoc


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François Corda
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