Swell

41

41

 Label :     Beggars Banquet 
 Sortie :    1994 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

41...
Le nombre de morceaux du troisième album de Swell ? Improbable, on n'est pas sur un LP de Half Japanese ! La durée en minutes du disque ? Non plus...
Ce disque, intriguant aussi bien par son titre et sa pochette que par son intro marche(s)/clés ou sa fin sonore (chiante) dans la rue, se révèle en fait être un superbe recueil de chansons pop-rock mélancoliques, aux rythmiques électro-acoustiques implacables et groovy (malgré les ambiances souvent nostalgico-tristes), et aux émotions saturées. On frémit, on vibre, on danse, on est touché par 41.


Très bon   16/20
par X_Shape104


  Par contre, on écoute la fin une fois, et on la zappe !


 Moyenne 17.00/20 

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Posté le 01 septembre 2019 à 00 h 42

41 commence par l'enregistrement qu'un quidam porte sur lui-même dans une rue de San Francisco. Précisément pas loin du numéro 41 dans une rue où Swell a pignon sur rue et enregistre le présent album.

On l'entend donc ouvrir une porte puis grimper les escaliers de la photo. En haut quelques accords mélodieux enjoués sur guitare acoustique se font entendre et deviennent de plus en plus précis. On n'entend plus de présence humaine, 41 peut réellement commencer....
C'est directement dans l'intimité du trio américain qu'on veut précisément nous envoyer. La voix grave de David Freel mène la danse sur des riffs puissants et évocateurs d'une certaine Amérique, celle des paumés ou des laissés pour compte. La batterie se veut sourde et martelée comme autant de points concluant une phrase. En l'espace de quelques minutes, Swell nous transporte dans son univers, une folk rock pop bien noire et accrocheuse. Les mélodies sont aguicheuses et nous sortent même de l'appartement qu'on devine crasseux au numéro 41 pour des paysages plus proches du Paris, Texas de Wim Wenders que de l'Amérique d'Hollywood.

Et ça marche. Certains titres auraient même mérité un succès commercial dans les hits parades, comme on les appelait à l'époque. "Forget about Jesus", par exemple, si son titre n'était pas si provocateur. Difficile d'oublier cet album lorsque le dernier titre instrumental et plus proche des horizons d'un Post Rock tanné par le cuir et la chaleur rend les armes et s'éteint à petit feu, l'homme du début redescendant les escaliers et retrouvant les bruits de la rue.

Un bel album pas assez reconnu.
Excellent !   18/20







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