Mark Lanegan

I'll Take Care Of You

I'll Take Care Of You

 Label :     Sub Pop 
 Sortie :    lundi 27 septembre 1999 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

I'll Take Care Of You est un album de reprise, dans lequel Marl Lanegan rend hommage aux folk singers qui ont bercé sa jeunesse. Au programme, des mecs comme Tim Hardin, Buck Owens... Steven Harrison Paulus( ???!!!). Le plus connu étant l'ami de toujours, Jeffrey Lee Pierce (ouais c'est pas un "folk singers" mais bon !!! c'est l'exception). Le disque commence par une chanson de ce dernier, "Carry Home". Triste à en pleurer, c'est une ballade à une guitare, qui célèbre les matins de cuite et la désolation sentimentale. La production est à la fois crue et profonde, et met en avant la voix de fumeur de Mark. "I'll Take Care Of You", la chanson qui donne son titre à l'album, accentue le sentiment de tristesse et nous plonge un peu plus dans l'univers noir des troubadours Kerouaciens. "Shilo Town" s'apparente davantage à du gospel, le rythme est plus relevé, et si ce n'est pas non plus la folle joie de vivre, c'est une bouffée d'air frais à ce stade du disque. La suite n'est que merveille, avec la sublime "Creeping Costline Of Light" des Leaving Trains, "Badi-Da" de Fred Neil, ou encore "A Shanty Man's Life" de Steven Harrison Paulus... Le summum étant la terrifiante et sublime "On Jesus Program" sur laquelle Lanegan déploie toute l'étendue de sa puissance et de sa profondeur pour cette illustration dramatique d'une certaine Amérique.
Malgré le fait (ou grâce au fait...) que "I'll Take Care Of You" est un disque de reprises, il permet aux novices de se plonger dans l'univers tourmenté et romantique de Mark Lanegan. Un univers bien éloigné des Screaming Trees et des Queens Of The Stone Age. Ces deux groupes, l'ont fait connaître au grand public, mais malheureusement, comme d'hab', ce dernier n'a pas creusé davantage. Dommage ! Les disques de Lanegan sont des trésors sans aucune faute de goûts, mêlant profondeur, tristesse, beauté et émotion... Ceux qui aiment le folk, Jack Kerouac et toute la "Beat génération" ne peuvent que tomber sous le charme de ce clochard céleste. Il reprend à son compte le triptyque : femmes (l'amour quoi !!!) / drogues / Dieu (dans le désordre), et sa magnifique voix fait le reste.


Excellent !   18/20
par Max


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