PJ Harvey
Uh Huh Her |
Label :
Island |
||||
Ce disque est sans doute le meilleur de PJ Harvey.
Il est court, intelligent et efficace. Harvey ne s'embarasse pas de refrains ou d'accompagnements inutiles. Elle signe des compositions de morceaux franchements originales avec des variations aussi inatendues que pertinentes. Son registre de chant est également d'une grande richesse. A ce titre, les titres "Shame", "It's You" et "Cat On The Wall" sont exceptionnels.
Une grande rockeuse au sommet. Aucun égal actuellement.
Il est court, intelligent et efficace. Harvey ne s'embarasse pas de refrains ou d'accompagnements inutiles. Elle signe des compositions de morceaux franchements originales avec des variations aussi inatendues que pertinentes. Son registre de chant est également d'une grande richesse. A ce titre, les titres "Shame", "It's You" et "Cat On The Wall" sont exceptionnels.
Une grande rockeuse au sommet. Aucun égal actuellement.
| Exceptionnel ! ! 19/20 | par Clemxxx |
Posté le 30 décembre 2004 à 19 h 16 |
La grande expression, quand on est déçu par un disque, c'est de dire qu'il n'est "pas accessible". A savoir que quand on l'a écouté pour la première fois, on a été déçu, on l'a peut-être même trouvé merdique, mais qu'au bout d'un nombre d'écoutes indéfini, on a fini par se dire que bon, il est pas si mal que ça, peut-être même fantastique. Ca vient probablement de la déception qu'on a eu: il a fallu se convaincre que non, on n'a pas payé pour rien. A forte dose d'auto-persuasion, on en arrive à posséder cette ouïe particulière que n'ont pas les autres qui, eux, ne peuvent pas accéder à la grandeur de l'album.
Il était évident qu'avec Uh Huh Her, on aurait droit à ça. Parce que même sans ce qu'on nous avait promis (retour à Dry et Rid Of Me), il était impossible - du moins pour qui connaissait déjà PJ Harvey - d'oublier les grandes choses qu'elle a faites précédemment. Comment ne pas avoir d'idées préconçues ? Inconcevable. Alors on est déçu, forcément.
Il y a bien sûr les morceaux tape à l'oeil, comme le dit bien Yuri-G (c'est que ceux-là doivent être accessibles), auxquels j'ajouterais "Cat On The Wall". Ils sont sympas, entraînants. Mais bon, ce n'est pas bien fantastique. On les aurait bien vus sur Stories From The City, Stories From The Sea. A part ça, il y en a quatre qui sont agréables à écouter pour leur côté mélancolique, à savoir "You Come Through", "It's You", "The Desperate Kingdom Of Love", et "The Darker Days Of Me And Him". Et encore, on est parfois à deux doigts du bouton stop. Mais bon, pour le reste, y'a pas à dire: on s'emmerde, c'est plutôt fade... et cela même après nombre d'écoutes avec la volonté de ne pas avoir perdu notre argent.
Certes, la voix de PJ est belle. Ca, ça ne fait aucun doute. Seulement ça ne suffit pas, et comme le reste manque à l'appel, difficile d'apprécier ce disque dans sa totalité. On peut évoluer, elle l'a fait. Mais une évolution n'est pas nécessairement un signe positif et cela ne peut pas être pris en compte dans la justification de la qualité de Uh Huh Her. Si qualité il y a.
Facile de cracher sur Stories From The City, Stories From The Sea. Lui, au moins, bien qu'accessible - il paraît que c'est un défaut - avait le mérite d'être sympatique du début à la fin.
Il était évident qu'avec Uh Huh Her, on aurait droit à ça. Parce que même sans ce qu'on nous avait promis (retour à Dry et Rid Of Me), il était impossible - du moins pour qui connaissait déjà PJ Harvey - d'oublier les grandes choses qu'elle a faites précédemment. Comment ne pas avoir d'idées préconçues ? Inconcevable. Alors on est déçu, forcément.
Il y a bien sûr les morceaux tape à l'oeil, comme le dit bien Yuri-G (c'est que ceux-là doivent être accessibles), auxquels j'ajouterais "Cat On The Wall". Ils sont sympas, entraînants. Mais bon, ce n'est pas bien fantastique. On les aurait bien vus sur Stories From The City, Stories From The Sea. A part ça, il y en a quatre qui sont agréables à écouter pour leur côté mélancolique, à savoir "You Come Through", "It's You", "The Desperate Kingdom Of Love", et "The Darker Days Of Me And Him". Et encore, on est parfois à deux doigts du bouton stop. Mais bon, pour le reste, y'a pas à dire: on s'emmerde, c'est plutôt fade... et cela même après nombre d'écoutes avec la volonté de ne pas avoir perdu notre argent.
Certes, la voix de PJ est belle. Ca, ça ne fait aucun doute. Seulement ça ne suffit pas, et comme le reste manque à l'appel, difficile d'apprécier ce disque dans sa totalité. On peut évoluer, elle l'a fait. Mais une évolution n'est pas nécessairement un signe positif et cela ne peut pas être pris en compte dans la justification de la qualité de Uh Huh Her. Si qualité il y a.
Facile de cracher sur Stories From The City, Stories From The Sea. Lui, au moins, bien qu'accessible - il paraît que c'est un défaut - avait le mérite d'être sympatique du début à la fin.
Moyen 10/20
Posté le 10 juin 2005 à 16 h 12 |
"L'excitante excitée" : voilà décrite, en deux petits mots, miss Harvey. Description banale peut-être mais inattaquable, PJ s'étant elle-même nommée ainsi.
Polly est une icône féminine de l'univers rock et dans ce milieu, on réprouve tout ce qui est poli. De la chair, des poses lascives, des mots crus : le sexe est ce qui stimule sa création. C'est grâce à cela qu'elle s'est fait connaître. Connaître de vue simplement, car il est impossible de la saisir, de la comprendre. Impossible de lui attribuer un qualificatif fixe, excepté celui de surprenante.
"Uh Huh Her" rompt avec le cheminement des albums précédents, qui convergaient vers la maturité, vers une musique plus lisse (cf. "Stories From The City, Stories From The Sea"). Avec ce septième opus, nous retournons à ses débuts. A nous de nous réadapter à la crasse, à la violence de "Dry". La chute n'est pas douloureuse : PJ sait plus que jamais faire aimer ses états d'âme volatiles, et la simplicité.
"Uh Huh Her", c'est la complexité de Polly Jean incarnée : la hargne et la fougue s'opposent au calme et à la délicatesse tout au long des 14 morceaux. Une femme fatale en rogne contre l'amour et une femme-enfant qui le réclame ; ce sont ces deux personnages antithétiques que nous rencontrons dans cet album.
La guitare est une sorte de souffre-douleur râpeux, la batterie exprime lourdeur et constance, tandis que la voix est rage. Tout ça concorde magnifiquement avec des paroles plutôt tragiques et irritées.
L'amour est alors saleté ( d'où la nécessité de l'astiquer : "Wash It On Wash It Off" ), honte et étouffement ; les hommes tels que "Mr. Badmouth" sont déception.
"Who The Fuck?" et "Pocket Knife" traduisent au mieux ce refus d'aimer et d'appartenir - <<Get your dirty fingers out of my hair, I'm free, I'm me, I don't wanna be tied down>>.
Seule la sensualité semble lui plaire, et encore, c'est par l'intermédiaire d'un stylo et d'une lettre qu'elle éprouve du plaisir. PJ se veut insaisissable. Et, la plus belle manière de l'être, c'est de changer totalement, du dur au doux.
Cette douceur inattendue est créée par des cordes désormais caressées, par une voix posée. Comme après une dispute, on sent l'envie de reprendre ses esprits, de renouer avec ce qu'on voulait casser : les sentiments. L'Anglaise retrouve sa sensibilité, son goût -très- prononcé pour l'amour ("The Slow Drug" ; "Cat On The Wall"; "It's You"), même si elle est avant tout une amoureuse triste et mélancolique ("The Desperate Kingdom Of Love"). La querelle est loin : l'homme crade est devenu un ami, un dieu. L'atmosphère est planante, indicible.
Ainsi les mots disparaissent, laissent place aux instruments avec "The End", titre dédié à son (petit ?, ex-petit ?) ami Vincent Gallo, puis à des chants de "Seagulls".
PJ revient pleine de mélancolie pour deux belles ballades, qui closent l'album avec finesse et réintroduisent le côté sombre de l'amour.
Les conclusions 'questionneuses' sont toujours les meilleures, surtout quand la ponctuation est sous-entendue et sans réponses. Qui est PJ ? Qu'est-ce que l'amour ? ... Excitée excitante ? Sûrement.
Mais, comme pour l'amour, il y a une partie corps et une partie coeur ... La plus jouissive n'est pas forcément celle que l'on imagine.
Polly est une icône féminine de l'univers rock et dans ce milieu, on réprouve tout ce qui est poli. De la chair, des poses lascives, des mots crus : le sexe est ce qui stimule sa création. C'est grâce à cela qu'elle s'est fait connaître. Connaître de vue simplement, car il est impossible de la saisir, de la comprendre. Impossible de lui attribuer un qualificatif fixe, excepté celui de surprenante.
"Uh Huh Her" rompt avec le cheminement des albums précédents, qui convergaient vers la maturité, vers une musique plus lisse (cf. "Stories From The City, Stories From The Sea"). Avec ce septième opus, nous retournons à ses débuts. A nous de nous réadapter à la crasse, à la violence de "Dry". La chute n'est pas douloureuse : PJ sait plus que jamais faire aimer ses états d'âme volatiles, et la simplicité.
"Uh Huh Her", c'est la complexité de Polly Jean incarnée : la hargne et la fougue s'opposent au calme et à la délicatesse tout au long des 14 morceaux. Une femme fatale en rogne contre l'amour et une femme-enfant qui le réclame ; ce sont ces deux personnages antithétiques que nous rencontrons dans cet album.
La guitare est une sorte de souffre-douleur râpeux, la batterie exprime lourdeur et constance, tandis que la voix est rage. Tout ça concorde magnifiquement avec des paroles plutôt tragiques et irritées.
L'amour est alors saleté ( d'où la nécessité de l'astiquer : "Wash It On Wash It Off" ), honte et étouffement ; les hommes tels que "Mr. Badmouth" sont déception.
"Who The Fuck?" et "Pocket Knife" traduisent au mieux ce refus d'aimer et d'appartenir - <<Get your dirty fingers out of my hair, I'm free, I'm me, I don't wanna be tied down>>.
Seule la sensualité semble lui plaire, et encore, c'est par l'intermédiaire d'un stylo et d'une lettre qu'elle éprouve du plaisir. PJ se veut insaisissable. Et, la plus belle manière de l'être, c'est de changer totalement, du dur au doux.
Cette douceur inattendue est créée par des cordes désormais caressées, par une voix posée. Comme après une dispute, on sent l'envie de reprendre ses esprits, de renouer avec ce qu'on voulait casser : les sentiments. L'Anglaise retrouve sa sensibilité, son goût -très- prononcé pour l'amour ("The Slow Drug" ; "Cat On The Wall"; "It's You"), même si elle est avant tout une amoureuse triste et mélancolique ("The Desperate Kingdom Of Love"). La querelle est loin : l'homme crade est devenu un ami, un dieu. L'atmosphère est planante, indicible.
Ainsi les mots disparaissent, laissent place aux instruments avec "The End", titre dédié à son (petit ?, ex-petit ?) ami Vincent Gallo, puis à des chants de "Seagulls".
PJ revient pleine de mélancolie pour deux belles ballades, qui closent l'album avec finesse et réintroduisent le côté sombre de l'amour.
Les conclusions 'questionneuses' sont toujours les meilleures, surtout quand la ponctuation est sous-entendue et sans réponses. Qui est PJ ? Qu'est-ce que l'amour ? ... Excitée excitante ? Sûrement.
Mais, comme pour l'amour, il y a une partie corps et une partie coeur ... La plus jouissive n'est pas forcément celle que l'on imagine.
Exceptionnel ! ! 19/20
Posté le 21 juin 2005 à 15 h 36 |
Allez.
Pour ma 50éme chronique je me paie le luxe de parler de PJ.
Venant pour la première fois de lire le concept de toute chronique, je me vois bien mari...
En effet le contenu des critiques doit être objectif et j'avoue que dès qu'il s'agit de la demoiselle PJ j'ai du mal à rester objectif...
Esperons que ma chronique ne sera pas mise aux oubliettes.
Beaucoup de choses ont été dites avant la sortie de ce disque, de l'éternel retour aux sources servi à toutes les sauces, au reniement.
Ce disque comporte les deux facettes de Polly: la rage et la douceur.
La reussite de ce disque est peut-être d'ailleur la façon magistrale avec laquelle l'ambiance change d'humeur en restant homogène.
Il se dégage quelque chose de cru de ces titres. La production est minimale et plus rèche que sur "Stories...". La plupart des titres sont courts et incisifs.
Les mélodies sont toujours aussi prégnantes, et la voix est porteuse de tant d'émotions, "The Darker Days Of Me And Him" sublime tout en retenue, "The Letter" rugueux...
Ce disque, peut-être moins accessible que le précédent, est une fois de plus une grande reussite.
Un disque qui nous mène dans les méandres des questionnements de cette grande Dame du Rock.
Chapeau bas...
Pour ma 50éme chronique je me paie le luxe de parler de PJ.
Venant pour la première fois de lire le concept de toute chronique, je me vois bien mari...
En effet le contenu des critiques doit être objectif et j'avoue que dès qu'il s'agit de la demoiselle PJ j'ai du mal à rester objectif...
Esperons que ma chronique ne sera pas mise aux oubliettes.
Beaucoup de choses ont été dites avant la sortie de ce disque, de l'éternel retour aux sources servi à toutes les sauces, au reniement.
Ce disque comporte les deux facettes de Polly: la rage et la douceur.
La reussite de ce disque est peut-être d'ailleur la façon magistrale avec laquelle l'ambiance change d'humeur en restant homogène.
Il se dégage quelque chose de cru de ces titres. La production est minimale et plus rèche que sur "Stories...". La plupart des titres sont courts et incisifs.
Les mélodies sont toujours aussi prégnantes, et la voix est porteuse de tant d'émotions, "The Darker Days Of Me And Him" sublime tout en retenue, "The Letter" rugueux...
Ce disque, peut-être moins accessible que le précédent, est une fois de plus une grande reussite.
Un disque qui nous mène dans les méandres des questionnements de cette grande Dame du Rock.
Chapeau bas...
Excellent ! 18/20
Posté le 24 août 2005 à 15 h 55 |
Qu'avait t-elle encore à prouver? Après des réussites telles que Dry, To Bring You My Love et Stories From The Sea, PJ Harvey s'était définitivement installée au sommet de la pyramide indé. Peu importaient alors les quelques titres moins inspirées qui jalonnaient Rid Of Me et Is This Desire?: ces deux disques avaient largement contribué à asseoir la crédibilité de la dame, de par leur sécheresse (Rid Of Me) et leur ambition affichée (Is This Desire?).
Alors plus d'un an après la sortie de Uh Huh Her, que penser de l'objet? Est ce un bordel sans nom, comme on pourrait le penser à l'écoute de ces titres elliptiques, mixés de manière capricieuse, voire fénéante? On est obligé d'y penser tant l'esprit "démo" est revendiqué (y compris sur la pochette): un parfum d'inachevé flotte sur les premières écoutes de Uh Huh Her... Jusqu'à ce que certaines compositions se détachent réellement: The Life And Death Of Mister Badmouth, Who The Fuck, The Letter, Cat On The wall, It's You sont à ce titre de vrais repères, des refuges dans lesquels on se complait car on y retrouve sans mal la PJ des années passées.
C'est donc avec timidité qu'on se lance dans les restes brouillons jetés en pâture à l'auditeur. Pourtant, Shame, The Slow Drug, You Came Through, ou The Desperate Kingdom Of Love, par exemple, recèlent de vraies qualités et révèlent une nouvelle femme, plus apaisée, tournée vers de nouveaux horizons comme le folk ou l'électro cheap.
Vous l'aurez compris, le retour aux sources évoqué à l'époque par les médias pour appâter le poisson était encore un mensonge patent: Uh Huh Her est avant tout le fruit d'une artiste totalement libre, qui assume pleinement ses choix, et séduit par sa volonté persistante de sortir du lot commun.
Alors plus d'un an après la sortie de Uh Huh Her, que penser de l'objet? Est ce un bordel sans nom, comme on pourrait le penser à l'écoute de ces titres elliptiques, mixés de manière capricieuse, voire fénéante? On est obligé d'y penser tant l'esprit "démo" est revendiqué (y compris sur la pochette): un parfum d'inachevé flotte sur les premières écoutes de Uh Huh Her... Jusqu'à ce que certaines compositions se détachent réellement: The Life And Death Of Mister Badmouth, Who The Fuck, The Letter, Cat On The wall, It's You sont à ce titre de vrais repères, des refuges dans lesquels on se complait car on y retrouve sans mal la PJ des années passées.
C'est donc avec timidité qu'on se lance dans les restes brouillons jetés en pâture à l'auditeur. Pourtant, Shame, The Slow Drug, You Came Through, ou The Desperate Kingdom Of Love, par exemple, recèlent de vraies qualités et révèlent une nouvelle femme, plus apaisée, tournée vers de nouveaux horizons comme le folk ou l'électro cheap.
Vous l'aurez compris, le retour aux sources évoqué à l'époque par les médias pour appâter le poisson était encore un mensonge patent: Uh Huh Her est avant tout le fruit d'une artiste totalement libre, qui assume pleinement ses choix, et séduit par sa volonté persistante de sortir du lot commun.
Bon 15/20
Posté le 14 février 2006 à 11 h 14 |
On peut dire qu'avec cet album, l'artiste renoue véritablement avec son côté cru et épuré après le plus (voir trop) ‘arrangé' "Stories From The City...". Rien qu'à la pochette, montrant le visage de la chanteuse en gros plan, brut, sans artifices, et des les premières notes de "The Life & Death ...", cette impression se confirme. La musique est sèche, la voix éraillée, écorchée, comme sur ses deux premiers opus. Le charisme de PJ Harvey se confirme à travers toute une série de morceaux dans lesquels elle apparaît sauvage ("Who The Fuck", "The Letter"), fragile et émouvante ("Shame", "Pocket Knife", "It's You", "The desperate Kingdom"), déterminée ("Cat On The Wall"), sensuelle et troublante ("You Come Through"), voire bouleversante sur "The Darker Days..."... Les guitares sont tantôt rudes et abrasives, tantôt douces et caressantes, les paroles sont toujours aussi chargées d'émotions. Plus de 10 ans après ses débuts, PJ Harvey, signe là encore un chef d'œuvre, un album qu'il faut écouter et réécouter, un album qui ne dévoile pas tout sa splendeur en une seule fois, un album qui distille son charme progressivement, mais qui, une fois qu'on y est entré, reste tatoué à jamais dans notre esprit. Un album entièrement réalisé par une artiste complète, fidèle à ses convictions, intègre et entière qui, malgré les années est toujours aussi bouleversante et n'a pas perdu un gramme de son charisme et de sa classe.
Intemporel ! ! ! 20/20
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