Sigur Rós

Lyon [Auditorium Maurice Ravel] - lundi 24 février 2003

Huit heures de train, dont une correspondance manquée à Avignon, le frère du copain du copain qu'on n'a jamais vu qui vous dit : "Mince j'peux pas vous loger finalement" ; un contrôle dans le métro à la station Part-Dieu ... Ca commence bien mal ... Et enfin, ENFIN l'entrée de l'Auditorium est là ...

Une dizaine de jours après avoir jubilé au Grand Rex, me revoilà donc à quelques encablures de mes p'tits chouchous islandais. Quelques amis retrouvés de justesse devant les portes et une fouille sévère plus tard, entrée dans l'Auditorium ... Premiere impression, cadre moins idyllique que le Grand Rex.
On s'installe, Sylvain Chauveau assure la première partie (comme à Paris). Bien. Acoustique de la salle plus que raisonnable. On patiente encore devant les clips vidéos du quatuor projetés sur un écran géant placé derrière la scène. Impatience. Les lumières s'éteignent ... Mamamia, toujours la même boule au ventre avant leur entrée.
Orri prend un synthé sur ses genoux, on attend Vaka ... et Jonsi semble pousser un peu plus sur sa voix qu'au Grand Rex ... Délice. Ils enchainent ensuite sur "Milano", et Orri en perd une baguette ; nouveau titre dont la structure est celle des derniers morceaux de ( ) avec plus de violons.
Un bon mix entre ( ) et Agaetis. Nos 4 amis se retrouvent ensuite près de Kjartan et délivrent un "Samskeyti" envoûtant. Jonsi prend sa guitare et commence à fusiller le crin de son archet. Intro de "Ny Batteri". Quelle jubilation !! Et ce n'est que le début. Voici deux inédites : "Göng" et "Salka", dont on reparlera probablement sur le prochain album. Deux inédites qui sonnent parfaitement et qui ravissent le public connaisseur. C'est Sylvain Chauveau qui assura la partie guitare sur "Göng".
Nos oreilles ne savent où donner du corps. Cette entame est succulente, et même si tout le monde attend "Staralfur" (joué pour la 2ème fois en live au Grand Rex en 4 ans de concert), on commence à se dire que ce concert sera bien mieux que celui de Paris.
Fin de "Salka" et ... mais oui !! On se regarde dans l'assistance, les yeux écarquillés ... "Olsen", "Olsen" !!! Woouu !!! c'est indéfinissable. Et voilà comment on atteint un orgasme musical quand Orri renchérit sur les violons.
Fin de ce titre, "Vidrarð Vel Til Loftarasa" débute. On attend un moment comme au Grand Rex où Jonsi avait imposé un silence d'une vingtaine de secondes au milieu de l'interprétation. Ici le silence fera moins d'effets, peu importe, on se laisse emporter. Georg emprunte une baguette à Orri. On attend "Hafssol". Toujours un peu déçu, car on sait que c'est la fin de la première partie et le temps est trop vite passé. On en profite pour se faire hypnotiser par les images verdâtres diffusées derrière pendant le morceau, on cherche à tout capturer ... et le groupe s'évanouit dans un tonnerre d'applaudissements.
Retour sur scène et seuls Jonsi et Orri sont de mise pour l'interprétation d'une inédite encore (4ème ce soir) !! Et ce n'est pas "Gitarðjamm" entendue au Grand Rex (en rappel aussi), mais "Smaskiffa part 1 & 2" !! Etonnant !! On s'attend à un "Popplagiið" final maintenant, à moins que ... Oui !! Goggi s'installe au xylophone ; pas possible ... "Staralfur" !!! Ca en est trop ... c'est le set parfait ! Jonsi monte plus haut avec sa voix qu'à Paris, et nous offre un deuxième orgasme musical.

Mes 8 heures de train et tous mes tracas valaient bien la peine. Et un final sur un "Popplagið" où le public, bien plus survolté qu'à Paris, ne tient plus en place. Fin du morceau, explosions de toute part. C'était le concert à ne pas rater.


Exceptionnel ! !   19/20
par Ekkert_svar


Proposez votre chronique !





Recherche avancée
En ligne
104 invités et 0 membre
Au hasard Balthazar
Sondages
Pour toi, la réponse à la grande question sur la Vie, l'Univers et le Reste est :