Nirvana
Bleach |
Label :
Sub Pop |
||||
Bleach est sans doute le moins connu et le plus sous-estimé des albums de Nirvana. Sorti en 1989 sur le label Sub Pop, on y retrouve aucun hymne qui fera le succès de Nirvana quelques années plus tard. Composé de Kurt Cobain, Chris Novoselic, Chad Channing et Jason Everman, le groupe balbutie encore une musique grunge voire punk ou garage, qui allait devenir sa marque de fabrique.
On peut pourtant dire que c'est avec Bleach que tout a commencé. Des morceaux tels "School" ou "About A Girl" seront joués quasiment à chaque concerts. Bleach est un album simple, efficace, plus punk que grunge, mais finalement indispensable et qui fera encore bouger des chevelures un peu partout.
Seul bémol peut-être, l'absence sur ce disque de Dave Grohl, l'homme qui devrait ouvrir des écoles de batterie à droite à gauche. Les chemises de bûcherons et les converses ont encore de belles années devant elles.
On peut pourtant dire que c'est avec Bleach que tout a commencé. Des morceaux tels "School" ou "About A Girl" seront joués quasiment à chaque concerts. Bleach est un album simple, efficace, plus punk que grunge, mais finalement indispensable et qui fera encore bouger des chevelures un peu partout.
Seul bémol peut-être, l'absence sur ce disque de Dave Grohl, l'homme qui devrait ouvrir des écoles de batterie à droite à gauche. Les chemises de bûcherons et les converses ont encore de belles années devant elles.
| Excellent ! 18/20 | par Mr.bandini |
Posté le 13 septembre 2005 à 22 h 43 |
La chronique de Bleach est un exercice assez périlleux : ce disque cristallise tant de passion. C'est LE premier album mythique de Nirvana ! Le problème se pose quand on essaie d'en parler objectivement juste après l'avoir écouté : ce disque a tout simplement l'air de n'être pas achevé. Je ne parle pas d'une réalisation volontairement brute, ce qui peut avoir son charme, mais plutôt d'un album raté (ça arrive). On ne ressent rien (ni même de la haine, de la tristesse ou de la colère), il n'y a pas de fil conducteur, c'est très mal produit et assez mal joué.
Comme quoi, il faut souvent faire deux albums avant de faire un chef-d'œuvre (In Utero en l'occurrence).
Ne vous laissez pas embobiner par ceux qui vous disent que Nirvana c'est super bien au début et qu'après ça devient nul (trop commercial) ; en fait, c'est exactement le contraire. Je considère donc Bleach comme un échauffement !
Comme quoi, il faut souvent faire deux albums avant de faire un chef-d'œuvre (In Utero en l'occurrence).
Ne vous laissez pas embobiner par ceux qui vous disent que Nirvana c'est super bien au début et qu'après ça devient nul (trop commercial) ; en fait, c'est exactement le contraire. Je considère donc Bleach comme un échauffement !
Mauvais 5/20
Posté le 22 septembre 2005 à 17 h 31 |
Toute chronique se doit d'être objective dit-on dans les milieux autorisés ; il me semble que du milieu autorisé on a facilement tendance à joindre les bords glissants de la mauvaise foi en ce qui concerne cette galette irrésistiblement mauvaise du point de vue strictement musical. La bonne question est, que vaudrait cet album si Nirvana n'avait pas créé Nevermind ? La réponse est : pas un kopek.
Ne soyons pas aveuglés par l'image laissée par Nirvana, entremélée d'admiration pour le talent de Dave Grohl et surtout la vie de 'Rémy' Cobain, car voilà le problème, quand cet album est sorti beaucoup on a constaté les lacunes de ce groupe avant de se raviser face au succès commercial de Nevermind, un succès accentué par des 'jeunz' qui découvrent tout juste le son d'une guitare et qui détruisent en cachette leurs vieilles compiles de Dance Machine parce qu'aujourd'hui même dans Ok Podium, on leur montre que pour être dans le coup il faut se dépouiller les fringues et chausser des Doc Marteens.
Cet album laisse entrevoir que le seul vrai musicien du groupe à l'époque c'est le batteur (décidément !) et on n'en voudra pas à Cobain de s'étonner de l'engouement de la presse et des kids vis à vis de Nirvana !
Nirvana n'est pas une imposture musicale car sa musique sonne vraie, mais on a fait de ce groupe une imposture, de son succès une victoire sur l'empire du rock et de son leader un martyre... mais il en fallait un !
Voilà, les choses telles qu'elles sont, il faut rendre à César ce qui lui appartient mais il est nécéssaire de rétablir les choses et de les remettre dans l'ordre car ici on parle de musique s'il vous plait... en somme Bleach n'est pas un grand album et il est honnête de le clamer haut et fort !
Ne soyons pas aveuglés par l'image laissée par Nirvana, entremélée d'admiration pour le talent de Dave Grohl et surtout la vie de 'Rémy' Cobain, car voilà le problème, quand cet album est sorti beaucoup on a constaté les lacunes de ce groupe avant de se raviser face au succès commercial de Nevermind, un succès accentué par des 'jeunz' qui découvrent tout juste le son d'une guitare et qui détruisent en cachette leurs vieilles compiles de Dance Machine parce qu'aujourd'hui même dans Ok Podium, on leur montre que pour être dans le coup il faut se dépouiller les fringues et chausser des Doc Marteens.
Cet album laisse entrevoir que le seul vrai musicien du groupe à l'époque c'est le batteur (décidément !) et on n'en voudra pas à Cobain de s'étonner de l'engouement de la presse et des kids vis à vis de Nirvana !
Nirvana n'est pas une imposture musicale car sa musique sonne vraie, mais on a fait de ce groupe une imposture, de son succès une victoire sur l'empire du rock et de son leader un martyre... mais il en fallait un !
Voilà, les choses telles qu'elles sont, il faut rendre à César ce qui lui appartient mais il est nécéssaire de rétablir les choses et de les remettre dans l'ordre car ici on parle de musique s'il vous plait... en somme Bleach n'est pas un grand album et il est honnête de le clamer haut et fort !
Pas terrible 9/20
Posté le 04 novembre 2005 à 22 h 55 |
Cet album est pour moi un chef-d'oeuvre (comme Nirvana dans son integralité), les mauvaises langues qui accusent Bleach d'être inachevé ou baclé, ou encore bien inférieur a Nevermind, se trompent lourdement.
Cet album n'est pas raté ni inachevé, le son Bleach est celui de Nirvana en live, sale, voire crade, avec des grandes variations lent-rapide et des solos de guitare qui traînent dans le n'importe quoi, ce qui les rend énormes, et tout à fait dans l'optique du reste.
Nevermind au contraire, est beaucoup plus clean et pop, malgré le fait qu'il contienne des titres énormissimes comme "Drain You" (pour moi la meilleure de Nirvana, écoutez-la en live et vous en resterez définitivement accro), "Polly", "Smells Like Teen Spirit" ... et toutes les autres, toutes aussi énormes, elles ont une bien autre tournure en live, beaucoup plus sales, beaucoup plus Nirvana.
Bleach est resté dans l'ombre de Nevermind, car ce dernier, plus pop, plus accessible, plus médiatique à fait un tabac, et est complètement différent.
Comment ne pas tomber définitivement amoureux du mélodieux "About A Girl", du très rythmé "School", ou de la chanson peut-être la moins connue de cet album, mais pour moi la meilleure : "Mr. Moustache".
Bleach est pour moi In Utero avec l'expérience en moins, tout aussi passionnant, tout aussi énorme.
Cet album n'est pas raté ni inachevé, le son Bleach est celui de Nirvana en live, sale, voire crade, avec des grandes variations lent-rapide et des solos de guitare qui traînent dans le n'importe quoi, ce qui les rend énormes, et tout à fait dans l'optique du reste.
Nevermind au contraire, est beaucoup plus clean et pop, malgré le fait qu'il contienne des titres énormissimes comme "Drain You" (pour moi la meilleure de Nirvana, écoutez-la en live et vous en resterez définitivement accro), "Polly", "Smells Like Teen Spirit" ... et toutes les autres, toutes aussi énormes, elles ont une bien autre tournure en live, beaucoup plus sales, beaucoup plus Nirvana.
Bleach est resté dans l'ombre de Nevermind, car ce dernier, plus pop, plus accessible, plus médiatique à fait un tabac, et est complètement différent.
Comment ne pas tomber définitivement amoureux du mélodieux "About A Girl", du très rythmé "School", ou de la chanson peut-être la moins connue de cet album, mais pour moi la meilleure : "Mr. Moustache".
Bleach est pour moi In Utero avec l'expérience en moins, tout aussi passionnant, tout aussi énorme.
Exceptionnel ! ! 19/20
Posté le 19 janvier 2006 à 15 h 58 |
Fin 80, la jeunesse américaine s'ennuie ferme... L'histoire on la connaît, tout le monde a son encyclopédie Nirvana à la maison.
L'album n'est pas bien produit car peu de moyen, Cobain est ballotté entre son désir de faire de la pop et celui de produire une musique brutale et sans concessions, digne de ses chers Melvins. Le compromis s'avère difficile à réaliser. Il n'y est d'ailleurs pas réellement parvenu, il explorera touts les terrains qui lui sont chers dans la suite de sa carrière.
Reste quand même que le disque possède une qualité, une toute petite ébauche d'élément de la fameuse recette a succès: La rage, palpable, sincère, véhiculée par la voix de Cobain toujours à la limite du râle. Il éructe sur "School", ainsi que sur le fantastique "Negative Creep", "Paper Cuts" nous montre un Nirvana au bord du gouffre, malsain et perdu, "Mr Moustache" se rapproche du hardcore pur avec un riff joué à toute vitesse. Dale Crover des Melvins les rejoint sur un titre fabuleux de drôlerie et de folie "Floyd The Barber".
Le disque se veut brut, punk, heavy. Ironiquement, les radios retiendront surtout les mélodies et les chansons au potentiel commercial (mais la carrière de Nirvana n'est elle pas basée sur cette simple question d'ironie de bout en bout ?) "About A Girl", et "Love Buzz", reprise entraînante. Sans doute la faute à une production mollassone, sans reliefs. A l'époque seul Mudhoney compte dans le petit monde indé.
Nirvana se cherche encore... et finira heureusement par se trouver.
L'album n'est pas bien produit car peu de moyen, Cobain est ballotté entre son désir de faire de la pop et celui de produire une musique brutale et sans concessions, digne de ses chers Melvins. Le compromis s'avère difficile à réaliser. Il n'y est d'ailleurs pas réellement parvenu, il explorera touts les terrains qui lui sont chers dans la suite de sa carrière.
Reste quand même que le disque possède une qualité, une toute petite ébauche d'élément de la fameuse recette a succès: La rage, palpable, sincère, véhiculée par la voix de Cobain toujours à la limite du râle. Il éructe sur "School", ainsi que sur le fantastique "Negative Creep", "Paper Cuts" nous montre un Nirvana au bord du gouffre, malsain et perdu, "Mr Moustache" se rapproche du hardcore pur avec un riff joué à toute vitesse. Dale Crover des Melvins les rejoint sur un titre fabuleux de drôlerie et de folie "Floyd The Barber".
Le disque se veut brut, punk, heavy. Ironiquement, les radios retiendront surtout les mélodies et les chansons au potentiel commercial (mais la carrière de Nirvana n'est elle pas basée sur cette simple question d'ironie de bout en bout ?) "About A Girl", et "Love Buzz", reprise entraînante. Sans doute la faute à une production mollassone, sans reliefs. A l'époque seul Mudhoney compte dans le petit monde indé.
Nirvana se cherche encore... et finira heureusement par se trouver.
Passable 11/20
Posté le 03 juillet 2007 à 18 h 09 |
Bleach est sans aucun doute le meilleur album de Nirvana. Si Nevermind est un excellentissime album, le brûlot y a mûri et a trouvé une forme plus à même d'être écoutée. Et c'est là tout l'intérêt de Bleach. La rage du groupe n'y a subi aucun lissage aucun ciselage. Les riffs et la voix sont cassés, râpeux, purs et bruts. Un brut de décoffrage. Tout droit sortis de leurs tripes.
A l'écoute de cet album, souvent j'imagine des crochets de boucherie accrochés et pendouillant dans les parois de l'estomac de Kurt Cobain, à même la chair. Oh que ça fait mal, un putain de mal. Il faut que ça sorte, et peu importe comment, là maintenant impérativement. Que ça sorte, peu importe la forme.
Bleach c'est ça. Ce sont ces douleurs et ces hurlements directement sur le manche de guitare et sur les fûts, qui sortent dans l'urgence et dans la furie.
A l'écoute de cet album, souvent j'imagine des crochets de boucherie accrochés et pendouillant dans les parois de l'estomac de Kurt Cobain, à même la chair. Oh que ça fait mal, un putain de mal. Il faut que ça sorte, et peu importe comment, là maintenant impérativement. Que ça sorte, peu importe la forme.
Bleach c'est ça. Ce sont ces douleurs et ces hurlements directement sur le manche de guitare et sur les fûts, qui sortent dans l'urgence et dans la furie.
Exceptionnel ! ! 19/20
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