The Velvet Underground
White Light / White Heat |
Label :
Polydor |
||||
Cet album est à l'image de sa pochette : noir et terrifiant.
White Light / White Heat est un véritable hymne aux drogues : la lumière blanche représentant les "flashes" provoqués par les acides, et la chaleur blanche étant la vague de chaleur ressentie au niveau des dents suite à l'absorption d'amphétamines. Dès lors, le premier titre (White Light / White Heat")annonce la couleur!
Durant les 40 minutes que dure l'album, l'auditeur subit les assauts des sons de guitares saturées causés par les amplis poussés à fond pour l'occasion: le Velvet avait décidé d'enregistrer avec le vumètre dans le rouge.
Cependant, le second morceau ("The Gift") est un exercice de style rarement tenté et toujours inégalé: John Cale a proposé de mettre en musique une nouvelle noire écrite par Lou Reed alors qu'il était à l'université (l'histoire d'une jeune fille qui tue, par hasard, son petit ami caché dans un paquet cadeau!). Le résultat est plus qu'intéressant: le texte est enregistré sur le canal de gauche et la musique sur le canal de droite, ce qui laisse le libre au choix à l'auditeur de les écouter séparément ou simultanément.
"Lady Godiva's Operation" est écrit par un Lou Reed marqué par les séance d'électrochocs subies à 17 ans, et "Here she comes now" est une pop song magnifique qui aurait pu trouver sa place sur l'album suivant tant elle est emplie de grâce et de légèreté.
Les deux derniers morceaux sont surement les plus intéressants de cet album. "I Heard Her Call My Name" est à la base également une pop song superbe mais qui est transcendée par les larsens provoqués par les amplis poussés à fond. Enfin, "Sister Ray" conclut "White Light / White Heat" en quelques 17 minutes. Ce morceau est sans aucun doute le meilleur enregistré par le Velvet. Que dire? Le VU cotoie l'apocalyse? Eh ben, on en est pas loin... Sur "Sister Ray", le VU se libère de toute contrainte artistique et enregistre ce morceau en une seule prise. Reed et ses comparses explorent toutes leurs possibilité sonores, se laissant librement aller au gré de leurs inspirations du moment. "Sister Ray" ou l'art de tutoyer l'approche artistique de John Coltrane ou d'Ornette Coleman. De plus, dans cette chanson tout n'est qu'allusions à la défonce et aux shoots (Sister Ray étant le nom que Lou Reed donnait à sa seringue).
On ne sort pas indemne de cet album, non. On se trouve dans cet état: ébêté et abasourdi. Mais "White Light / White Heat" est là, noyé parmi nos albums du Velvet et des Stooges. Et de temps en temps, il nous prend l'envie (curieuse) de le mettre sur la platine, pour voir... Pour voir s'il fait nous encore le même effet... Et bien oui, encore et toujours...
Le premier album du Velvet aura été un échec commercial, celui-ci sera le sera tout autant si ce n'est plus. Etonnant, non?
White Light / White Heat est un véritable hymne aux drogues : la lumière blanche représentant les "flashes" provoqués par les acides, et la chaleur blanche étant la vague de chaleur ressentie au niveau des dents suite à l'absorption d'amphétamines. Dès lors, le premier titre (White Light / White Heat")annonce la couleur!
Durant les 40 minutes que dure l'album, l'auditeur subit les assauts des sons de guitares saturées causés par les amplis poussés à fond pour l'occasion: le Velvet avait décidé d'enregistrer avec le vumètre dans le rouge.
Cependant, le second morceau ("The Gift") est un exercice de style rarement tenté et toujours inégalé: John Cale a proposé de mettre en musique une nouvelle noire écrite par Lou Reed alors qu'il était à l'université (l'histoire d'une jeune fille qui tue, par hasard, son petit ami caché dans un paquet cadeau!). Le résultat est plus qu'intéressant: le texte est enregistré sur le canal de gauche et la musique sur le canal de droite, ce qui laisse le libre au choix à l'auditeur de les écouter séparément ou simultanément.
"Lady Godiva's Operation" est écrit par un Lou Reed marqué par les séance d'électrochocs subies à 17 ans, et "Here she comes now" est une pop song magnifique qui aurait pu trouver sa place sur l'album suivant tant elle est emplie de grâce et de légèreté.
Les deux derniers morceaux sont surement les plus intéressants de cet album. "I Heard Her Call My Name" est à la base également une pop song superbe mais qui est transcendée par les larsens provoqués par les amplis poussés à fond. Enfin, "Sister Ray" conclut "White Light / White Heat" en quelques 17 minutes. Ce morceau est sans aucun doute le meilleur enregistré par le Velvet. Que dire? Le VU cotoie l'apocalyse? Eh ben, on en est pas loin... Sur "Sister Ray", le VU se libère de toute contrainte artistique et enregistre ce morceau en une seule prise. Reed et ses comparses explorent toutes leurs possibilité sonores, se laissant librement aller au gré de leurs inspirations du moment. "Sister Ray" ou l'art de tutoyer l'approche artistique de John Coltrane ou d'Ornette Coleman. De plus, dans cette chanson tout n'est qu'allusions à la défonce et aux shoots (Sister Ray étant le nom que Lou Reed donnait à sa seringue).
On ne sort pas indemne de cet album, non. On se trouve dans cet état: ébêté et abasourdi. Mais "White Light / White Heat" est là, noyé parmi nos albums du Velvet et des Stooges. Et de temps en temps, il nous prend l'envie (curieuse) de le mettre sur la platine, pour voir... Pour voir s'il fait nous encore le même effet... Et bien oui, encore et toujours...
Le premier album du Velvet aura été un échec commercial, celui-ci sera le sera tout autant si ce n'est plus. Etonnant, non?
| Intemporel ! ! ! 20/20 | par X_Jpbowersock |
Posté le 12 décembre 2003 à 02 h 44 |
"La poésie ravage les sens" nous dit Montaigne, et le Velvet Underground nous le fait comprendre. Nico débarquée, le velours devient rapeux, très rapeux, et puis l'ambiance que l'on pourrait imaginer pourpre devient noire, anthracite... en témoigne la couverture : arrachez vous (quasiment au sens littéral du terme) les yeux pour voir la tete de mort gisant en filigranne sur la couverture.
Cet album met mal à l'aise, enchante, invite à la débauche, mais marque profondèment les esprits. "WLWH", le premier morceau, annonce la couleur, elle est noire, qu'écris je?!?!?!... NOIRE. Trois minutes de bruit à la limite de l'insupportable... puis suit une véritable american tragedy ("The Gift") empoisonnée, comme un bonbon free jazz mielleux qui se transforme en cigue, en arsenic... Exhibitionnisme extrême avec "Lady Godiva's Operation" où la encore le violon léger et pourtant maladif de John Cale apporte un décalage à la limite de la quadrature du cercle... Deux minutes de repos avec l'énigmatique "Here She Comes Now", phrase lancinement répétée par Lou Reed, mais le répit ne dure pas, "I Heard Her Call My Name" démolit véritablement les amplis, les HP, et l'audition du néophyte comme du plus averti. Le solo de Lou n'a d'ailleurs rien à envier aux furies art-noise d'un certain... Lee Ranaldo, par exemple, ou d'un Joey Santiago pétant une durite sur Vamos. En guise de conclusion et pour être sûr que plus n'est encore vivant, 17 minutes de furie colemannienne : "Sister Ray" qui nous parle de putes, de drogues... et nous fait comprendre que le rock n'roll n'est pas à mettre entre toutes les mains... Beaucoup ont tenté de le faire comprendre, heureusement que le Velvet Underground n'a eu d'égal pour le faire... avec poésie.
Cet album met mal à l'aise, enchante, invite à la débauche, mais marque profondèment les esprits. "WLWH", le premier morceau, annonce la couleur, elle est noire, qu'écris je?!?!?!... NOIRE. Trois minutes de bruit à la limite de l'insupportable... puis suit une véritable american tragedy ("The Gift") empoisonnée, comme un bonbon free jazz mielleux qui se transforme en cigue, en arsenic... Exhibitionnisme extrême avec "Lady Godiva's Operation" où la encore le violon léger et pourtant maladif de John Cale apporte un décalage à la limite de la quadrature du cercle... Deux minutes de repos avec l'énigmatique "Here She Comes Now", phrase lancinement répétée par Lou Reed, mais le répit ne dure pas, "I Heard Her Call My Name" démolit véritablement les amplis, les HP, et l'audition du néophyte comme du plus averti. Le solo de Lou n'a d'ailleurs rien à envier aux furies art-noise d'un certain... Lee Ranaldo, par exemple, ou d'un Joey Santiago pétant une durite sur Vamos. En guise de conclusion et pour être sûr que plus n'est encore vivant, 17 minutes de furie colemannienne : "Sister Ray" qui nous parle de putes, de drogues... et nous fait comprendre que le rock n'roll n'est pas à mettre entre toutes les mains... Beaucoup ont tenté de le faire comprendre, heureusement que le Velvet Underground n'a eu d'égal pour le faire... avec poésie.
Intemporel ! ! ! 20/20
Posté le 08 décembre 2004 à 05 h 42 |
Dans le panier des albums empoisonnés, celui-ci est certainement le plus toxique, le plus vénéneux, le plus dangereux mais aussi le plus fascinant.
Noir dehors (pochette noire, énigmatique), et encore plus noir dedans, il nous restitue un univers sonique terrifiant, à la frontière du malaise et de la folie. Et si la belle Nico apportait sa douceur sucrée sur certains titres du premier album, point ici de balade à la "Sunday Morning", mais bienvenue dans le royaume déjanté de John Cale et Lou Reed.
6 titres pour un album de légende à ne pas mettre entre toutes les oreilles avec, pour donner le ton cet hymne velvetien, "White Light/White Heat" qui en 2'46 repousse encore plus loin les limites du rock.
"The Gift" et "Lady's Dodiva Operation" sont deux magnifiques chansons torturées et malades ou la voix de John Cale fait des miracles.
Le climat s'adoucit une poignée de secondes, le temps de laisser défiler "Here She Comes Now", chanson entêtante et mystérieuse puis surgit "I Heard Her Call My Name", expérience bruitiste qui fait de la distorsion une oeuvre d'art musicale.
Enfin en piste 6, "Sister Ray" achève tout le monde et donne le coup de grâce. 17'37 de folie pure et de chaos sonore total, la plus underground des chansons de ce quatuor mythique sur le plus velvetien des albums est une ode à la déglingue, aux drogues dures et a la défonce ("Sister Ray" serait, parait-il, le nom donné par Lou a sa seringue).
Au-delà de la violence de cet album, demeure cette curieuse impression de spontanéité dans son élaboration
White Light/White Heat se pose en éclaireur de toute une génération de musiciens qui chercheront comme le Velvet Underground à faire de la musique sans retenue avec une liberté extrême, hors des sentiers battus et si loin loin des preoccupations consensuelles des classements des charts et des prestations télévisées.
Pour tous ceux qui se reconnaissent dans cette approche de faire de la musique ou d'en ecouter ce disque reste la référence absolue, le phare qui éclaire leurs nuits noires et désenchantées.
Noir dehors (pochette noire, énigmatique), et encore plus noir dedans, il nous restitue un univers sonique terrifiant, à la frontière du malaise et de la folie. Et si la belle Nico apportait sa douceur sucrée sur certains titres du premier album, point ici de balade à la "Sunday Morning", mais bienvenue dans le royaume déjanté de John Cale et Lou Reed.
6 titres pour un album de légende à ne pas mettre entre toutes les oreilles avec, pour donner le ton cet hymne velvetien, "White Light/White Heat" qui en 2'46 repousse encore plus loin les limites du rock.
"The Gift" et "Lady's Dodiva Operation" sont deux magnifiques chansons torturées et malades ou la voix de John Cale fait des miracles.
Le climat s'adoucit une poignée de secondes, le temps de laisser défiler "Here She Comes Now", chanson entêtante et mystérieuse puis surgit "I Heard Her Call My Name", expérience bruitiste qui fait de la distorsion une oeuvre d'art musicale.
Enfin en piste 6, "Sister Ray" achève tout le monde et donne le coup de grâce. 17'37 de folie pure et de chaos sonore total, la plus underground des chansons de ce quatuor mythique sur le plus velvetien des albums est une ode à la déglingue, aux drogues dures et a la défonce ("Sister Ray" serait, parait-il, le nom donné par Lou a sa seringue).
Au-delà de la violence de cet album, demeure cette curieuse impression de spontanéité dans son élaboration
White Light/White Heat se pose en éclaireur de toute une génération de musiciens qui chercheront comme le Velvet Underground à faire de la musique sans retenue avec une liberté extrême, hors des sentiers battus et si loin loin des preoccupations consensuelles des classements des charts et des prestations télévisées.
Pour tous ceux qui se reconnaissent dans cette approche de faire de la musique ou d'en ecouter ce disque reste la référence absolue, le phare qui éclaire leurs nuits noires et désenchantées.
Exceptionnel ! ! 19/20
Posté le 31 mars 2006 à 09 h 30 |
Ce n'est pas Lou Reed ou John Cale qui sont à l'origine de cet album aussi sombre, mais bien les drogues...
White Light/White Heat n'est rien d'autre qu'un hymne à la drogue. Sûrement la chanson la plus populaire de l'album car repris par David Bowie. Viens ensuite le très intriguant "The Gift" Une petite comptine quelque peu glauque sur fond de rock un peu jazzy. Après ces deux chansons très speed, il fallait bien deux chansons un peu plus douce, mais comme on dit, c'est le calme avant la tempête. "Lady Godiva's Operation" est une magnifique chanson, calme à l'extérieur mais très sombre en profondeur, surtout s'il l'on sait que cette chanson a été écrite en mémoire au 17 séances d'éléctro-choc qu'a subit Lou Reed durant son adolescence. Délicieuse et sucrée "Here She Comes Now" est en fait l'histoire d'une fille qui jouit...
Voila la tempête ou plutôt les tempêtes: "I Heard Her Call My Name", une expérience sonore étrange et distordu, mais se n'est rien à la chanson la plus sombre, terrifiante de l'album et même des Velvets... Pour la petite histoire "Sister Ray" à été enregistrer en une prise (plutôt impressionnant pour une chanson de 17 minutes) et s'est une improvisation. Imaginez le Velvet au grand complet arrivant au studio, ils se préparent à enregistrer, les ingénieurs du son leurs demandent se qu'il vont joué, Lou Reed à eu comme réponse : 'On va joué c'est tout'. 'Et combien temps cela va durer' demandèrent-ils. 'Quand ce sera fini, ce sera fin'. Ils branchèrent leurs guitares, mis les amplis à fond et s'était parti pour plus d'un quart d'heures d'impro. La batterie est complètement noyée dans la cacophonie des guitares et des larsens, Lou Reed, Sterling Morrison (tout les deux à la guitare) et John Cale (à l'orgue) entreprirent un duel de solo sans merci ou chancun essaye de rentrer dans le tas. Ce chaos sonore reflète bien l'état d'esprit du groupe à cette époque : défoncé, drogué, complètement déglingué.
Un des albums le plus aboutis du Velvet Underground, à écoutez en boucle, si vous êtes encore vivant après "Sister Ray"...
White Light/White Heat n'est rien d'autre qu'un hymne à la drogue. Sûrement la chanson la plus populaire de l'album car repris par David Bowie. Viens ensuite le très intriguant "The Gift" Une petite comptine quelque peu glauque sur fond de rock un peu jazzy. Après ces deux chansons très speed, il fallait bien deux chansons un peu plus douce, mais comme on dit, c'est le calme avant la tempête. "Lady Godiva's Operation" est une magnifique chanson, calme à l'extérieur mais très sombre en profondeur, surtout s'il l'on sait que cette chanson a été écrite en mémoire au 17 séances d'éléctro-choc qu'a subit Lou Reed durant son adolescence. Délicieuse et sucrée "Here She Comes Now" est en fait l'histoire d'une fille qui jouit...
Voila la tempête ou plutôt les tempêtes: "I Heard Her Call My Name", une expérience sonore étrange et distordu, mais se n'est rien à la chanson la plus sombre, terrifiante de l'album et même des Velvets... Pour la petite histoire "Sister Ray" à été enregistrer en une prise (plutôt impressionnant pour une chanson de 17 minutes) et s'est une improvisation. Imaginez le Velvet au grand complet arrivant au studio, ils se préparent à enregistrer, les ingénieurs du son leurs demandent se qu'il vont joué, Lou Reed à eu comme réponse : 'On va joué c'est tout'. 'Et combien temps cela va durer' demandèrent-ils. 'Quand ce sera fini, ce sera fin'. Ils branchèrent leurs guitares, mis les amplis à fond et s'était parti pour plus d'un quart d'heures d'impro. La batterie est complètement noyée dans la cacophonie des guitares et des larsens, Lou Reed, Sterling Morrison (tout les deux à la guitare) et John Cale (à l'orgue) entreprirent un duel de solo sans merci ou chancun essaye de rentrer dans le tas. Ce chaos sonore reflète bien l'état d'esprit du groupe à cette époque : défoncé, drogué, complètement déglingué.
Un des albums le plus aboutis du Velvet Underground, à écoutez en boucle, si vous êtes encore vivant après "Sister Ray"...
Intemporel ! ! ! 20/20
Posté le 29 juin 2007 à 01 h 19 |
Et si la beauté n'était pas là où on l'attend ? L'excitation n'est-elle pas plus grande lorsque l'on n'accède pas à la beauté directement, mais si on la voit, cachée derrière une pluie battante, derrière une tonne de feedback orchestrés par le duo Reed/Cale ? L'album en question, deuxième du aujourd'hui cultissime Velvet Underground répond sans détours à cette problématique.
Ici on n'a pas affaire à des chansons Pop ensoleillées (comme ce sera le cas sur Loaded) ni à des ballades tranquilles (album éponyme qui suivra). Cet album, lorsqu'on l'entend, repousse tout auditeur basique, et même s'il se peut qu'à force de 1000 écoutes, il ne nous apporte aucun sentiment d'excitation, il sera désigné par certains comme album culte. Pourquoi ?
Album à la pochette sombre (noir sur noir), un son avec de multiples effets de distortion et de dissonance, il n'en n'est pas moins mauvais : au contraire, il est étincelant. Derrière tous ces effets, derrière ce son sâle se cachent des sommets d'émotion. Cet album pourrait être comparé à une rue sâle que l'on cherche absolument à montrer, et à en démontrer les beautés, comme dans un roman de Bukowski.
L'album commence avec la chanson titre, "White Light / White Heat", au titre assez évocateur d'ailleurs, qui parle de lueur blanche donc, d'une étincelante lueur (derrière une pochette noire ?!).
Les chansons qui suivent restent dans la même tonalité, avec un Lou Reed qui chante comme jamais, avec des envolées de voix rien de moins qu'excitantes ("Heard Her Call My Name"), celui-ci étant épaulé par son comparse John Cale, qui fait beaucoup pour le son de l'album, tout comme pour le précédent album.
L'album se termine sur un titre de plus de 17 minutes, "Sister Ray", petit surnom que Lou Reed aimait donner à sa... seringue. Au départ chanson relativement calme (tempo fortement ralenti par rapport au titre précédent), il s'y développe plusieurs thèmes musicaux, faisant ressembler l'ensemble à une gigantesque improvisation, un gigantesque trip (ce qui fut probablement le cas).
White Light / White Heat n'est donc pas un album facile, et tout comme le premier, il nécessitera de la part de l'auditeur un effort pour ressentir comme jamais il n'a ressenti aucun album auparavant. Et si le noir ne vous plait pas, il serait temps de changer d'avis...
Ici on n'a pas affaire à des chansons Pop ensoleillées (comme ce sera le cas sur Loaded) ni à des ballades tranquilles (album éponyme qui suivra). Cet album, lorsqu'on l'entend, repousse tout auditeur basique, et même s'il se peut qu'à force de 1000 écoutes, il ne nous apporte aucun sentiment d'excitation, il sera désigné par certains comme album culte. Pourquoi ?
Album à la pochette sombre (noir sur noir), un son avec de multiples effets de distortion et de dissonance, il n'en n'est pas moins mauvais : au contraire, il est étincelant. Derrière tous ces effets, derrière ce son sâle se cachent des sommets d'émotion. Cet album pourrait être comparé à une rue sâle que l'on cherche absolument à montrer, et à en démontrer les beautés, comme dans un roman de Bukowski.
L'album commence avec la chanson titre, "White Light / White Heat", au titre assez évocateur d'ailleurs, qui parle de lueur blanche donc, d'une étincelante lueur (derrière une pochette noire ?!).
Les chansons qui suivent restent dans la même tonalité, avec un Lou Reed qui chante comme jamais, avec des envolées de voix rien de moins qu'excitantes ("Heard Her Call My Name"), celui-ci étant épaulé par son comparse John Cale, qui fait beaucoup pour le son de l'album, tout comme pour le précédent album.
L'album se termine sur un titre de plus de 17 minutes, "Sister Ray", petit surnom que Lou Reed aimait donner à sa... seringue. Au départ chanson relativement calme (tempo fortement ralenti par rapport au titre précédent), il s'y développe plusieurs thèmes musicaux, faisant ressembler l'ensemble à une gigantesque improvisation, un gigantesque trip (ce qui fut probablement le cas).
White Light / White Heat n'est donc pas un album facile, et tout comme le premier, il nécessitera de la part de l'auditeur un effort pour ressentir comme jamais il n'a ressenti aucun album auparavant. Et si le noir ne vous plait pas, il serait temps de changer d'avis...
Intemporel ! ! ! 20/20
Posté le 20 mai 2008 à 09 h 30 |
Je voudrais parler d'un seul morceau qui pour moi représente une forme de quintescence qui n'apparaît que très rarement dans l'existence: "Sister Ray".
"Sister Ray" est une improvisation avec tous les boutons à fond.
Il y a l'imprévisible de l'impro, plus l'imprévisible de l'interprétation distordue qu'en fera le studio.
Ce qu'on entend de "Sister Ray" est la musique vue à travers deux filtres soumis aux hasards des contingences contextuelles (improvisations) et techniques (studio). Deux hasards donc qui ont été sollicités et qui ont rendu un chef d'oeuvre.
Car comment ne pas être surpris par la furieuse perfection de cette chanson? Ce pourrait tout aussi bien être contrôlé par Boulez qui pré-détermine chaque irrégularité.
"Sister Ray" est une oeuvre d'art qui possède le même attrait que certaines pièces dadaïste dans lesquelles le hasard semble avoir été "excité" par je ne sais quel rituel.
"Sister Ray" est un révélateur. Un révélateur de quoi? je n'ai pas la réponse et c'est justement ce qui manque aujourd'hui. Un peu de magie Dada.
"Sister Ray" est une improvisation avec tous les boutons à fond.
Il y a l'imprévisible de l'impro, plus l'imprévisible de l'interprétation distordue qu'en fera le studio.
Ce qu'on entend de "Sister Ray" est la musique vue à travers deux filtres soumis aux hasards des contingences contextuelles (improvisations) et techniques (studio). Deux hasards donc qui ont été sollicités et qui ont rendu un chef d'oeuvre.
Car comment ne pas être surpris par la furieuse perfection de cette chanson? Ce pourrait tout aussi bien être contrôlé par Boulez qui pré-détermine chaque irrégularité.
"Sister Ray" est une oeuvre d'art qui possède le même attrait que certaines pièces dadaïste dans lesquelles le hasard semble avoir été "excité" par je ne sais quel rituel.
"Sister Ray" est un révélateur. Un révélateur de quoi? je n'ai pas la réponse et c'est justement ce qui manque aujourd'hui. Un peu de magie Dada.
Intemporel ! ! ! 20/20
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