The Television Personalities

And Don't The Kids Just Love It

And Don't The Kids Just Love It

 Label :     Fire 
 Sortie :    1980 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

"Vous pouvez garder vos hits et vos disques d'or, j'emmerde la célébrité". En une phrase Daniel Treacy, leader du groupe Television Personalities, illustre parfaitement l'échec commercial de son groupe. Pourtant And Don't the Kids Just Love It, leurs premier album sorti en 1980, est un disque majestueux situé quelque part entre l'univers psychédelique de Syd Barret et la fraicheur chaotique de l'album loaded du Velvet.

Bien qu'au départ le groupe soit fortement influencé par le mouvement punk qu'il carricaturera à merveille avec "part times punk", morceaux qui les fera connaître. Ils puiseront ensuite leurs inspirations dans les années 60 et le pop art, une influence présente et revendiquée sur la pochette de l'album jusqu'aux titres de certains morceaux. And Don't the Kids Just Love It est un disque ou rien n'est à jeter et dont les mélodies vont à contre-sens du courant new wave du début des années 80. Retenons sur cet album le plus bel hommage aux mythe Syd Barret jamais realisé: "I know where Syd Barret Live", une ballade qui pourrait nous faire croire que les deux hommes se sont cachés ensembles dans la même cave tant on retrouve l'esprit de l'ancien leader de Pink Floyd... un pur moment de Bonheur!
D'autres morceaux tel que "Silly Girl" ou encore "a family affair" nous montrent aussi la capacité du groupe à pondre des mélodies basiques mais terriblement efficaces!

Comme le Brian Jonestown Massacre, Television Personalities est un groupe peu connu et sous estimé par le grand public mais qui a influencé une génération de musiciens tout en restant dans l'ombre. Un groupe qui pourrait être aussi grands que les Beatles s'ils ne devaient pas subir les sabotages de leurs leader (cfr le titre de leurs troisième album "They Could Have Been Bigger Than the Beatles" en 1982). Bref, entre deux coma éthilique, cure de désintox ou autres séjours en prison qui font le quotidien de Daniel Treacy, esperons qu'ils trouveront un jour le succès mérité. En attendant, ne laissez pas passer l'occasion d'écouter cet excellent album...! A vous de jouer!


Excellent !   18/20
par Math


 Moyenne 18.00/20 

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Posté le 05 janvier 2008 à 09 h 53

...And Don't The Kids Just Love It est un album étrange : on y entend un groupe qui sonne comme les premiers Clash, accompagné par un Syd Barrett (facile, mais il s'agit de la triste vérité) égaré on ne sait trop comment au micro. Dès les premières notes de "This Angry Silence", deux 'races' sont réconciliées ; les punks et les amateurs de psychédélisme insouciant à la Kaleidoscope. En fait, cette musique caractérise le mouvement occulte du 'punk primesautier', genre alléchant auquel fait partie, par exemple, le premier Undertones, autre chef d'oeuvre, aux côtés de l'album ici chroniqué. Bon, sûr, ...Don"t The Kids... reflue un parfum plus proche de l'acide (à moins que ce ne soit de l'héroine) que de la Guinness , comme en témoigne le narcoleptique "Diary Of A Young Man" suivi immédiatement par un morceau sautillant qui chatouille la plante des pieds ("Geoffrey Ingram") et qui préfigure certains groupes adulés ou détéstés des années 90-2000 (à vous de faire la liste), comme la moitié des morceaux présents sur cet ouvrage. Il s'agit pourtant d'un album aux ambitions plutôt modestes, assez classique, pour parler sans détours. Pourtant il renferme un secret de fabrication : ses chansons semblent sans cesse lutter pour garder un équilibre que l'on sait précaire ; d'où la bancalité de certains rythmes et de certains solos (celui de "Glittering Prizes", à la toute fin du morceau, magnifique...) emportés à la va-comme-je-te-pousse jusqu'au terme de ces chansons laborieuses aux intonations parfois cockney ("Parties In Chelsea"), ce qui, de la part d'un groupe écossais, peut paraître assez surprenant ; au moins ils le revendiquent. Enfin...
Nous ne saurions dire quelle mélodie sort du lot tant elles s'imbriquent les unes dans les autres pour le bonheur de l'auditeur, qui, une fois l'album en bout de course, hésitera une poignée de quarts de secondes avant de se dire, niaisement : 'Bon, allez, ça ne me fera pas de mal, lecture!'. Génial premier album, somme d'influences en même temps que précurseur. Et dansant, pour ne rien gâcher ; et après tout, la danse est un élément assez important dans le rock, il me semble.
La prochaine fois, penser à critiquer un album que je n'aime pas.
Excellent !   18/20







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