Guided By Voices

Please Be Honest

Please Be Honest

 Label :     Guided By Voices Inc. 
 Sortie :    vendredi 22 avril 2016 
 Format :  Album / CD   

Please Be Honest occupe une place particulière dans la longue discographie de Guided By Voices. Coincé entre les 6 albums de la reformation du classic line-up (2012-2014) et ceux de la reformation suivante (depuis 2016, et comprenant le bras droit Doug Gillard), Please Be Honest est à la base destiné à allonger la liste des disques des nombreux side-projects de Robert Pollard, qui est seul à bord ici. L'enregistrement terminé, Pollard écoute le tout et estime que le résultat sonne Guided By Voices. Il décide donc de sortir le disque sous ce nom légendaire : il n'a pas tort, Pollard est GBV, et PBH une sorte, dans l'esprit, de Vampire On Titus amputé de la participation de Tobin Sprout. Et comme d'habitude, il regorge de tubes instantanés (le poignant My Zodiac Companion, Eye Shop Heaven, Kid On A Ladder) et de bizarreries typiques (Sad Baby Blues, I Think A Telescope) qui révéleront leurs secrets petit à petit. Mais la valeur ajoutée ici est la "charpente" même de l'ensemble.

On fantasme toujours Robert Pollard en songwriter génial et fou, leader charismatique, bête de scène, force créatrice surpuissante, mais rarement en...instrumentiste ! Non "dénaturés" par les contributions des musiciens (ou copains du moment) avec qui il enregistre habituellement, les titres de ce disque, interprétés par le seul patron donc, sont autant de chances pour les fans de GBV de découvrir, de la façon la plus précise, à quoi ressemblent les chansons de Pollard quand il les "entend" dans sa tête (Guided By Voices n'est pas un nom choisi par hasard...). Et force est de constater à quel point la "musicalité" est capitale dans son travail, et partie intégrante de son songwriting, ce qui est très peu souligné en général. Il faut s'attarder notamment sur la fin des morceaux (The Grasshopper Eaters, Hotel X, Nightmare Jamboree, Unfinished Business, Defeatist's Lament), ces moments instrumentaux plus ou moins longs, pour se rendre compte à quel point l'intégrité des chansons est respectée, à quel point Pollard crée des alliages, de premier abord pas toujours cohérents, voire bizarres, entre mélodies et musiques, qui se révéleront, écoutes après écoutes, être de logiques implacables, pour enfin se transformer en morceaux de bravoures carrément addictifs !

Un disque "théorique", aussi fascinant que les Suitcase, pour pénétrer un peu plus les mystères des créations géniales du maître Robert Pollard.


Intemporel ! ! !   20/20
par GBV_GBV


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