Foo Fighters

Paris [Le Trabendo] - mercredi 04 septembre 2002

Lorsqu'il arrive sur scène, Dave Grohl semble enragé, chantant ses morceaux presque en hurlant. On comprend toutefois vite au fil du set que sa colère n'est pas dirigée contre le public, les organisateurs ou la salle; non, au contraire, il est heureux d'être là, après des années de galères et contre-temps divers qui ont plombé son groupe.
Mais tout cela est fini.
Les Foo Fighters sont de retour, et en pleine forme. Se répandant en échanges chaleureux et joviaux avec la salle, le chanteur guitariste s'amuse, plaisante avec ses musiciens, notamment le batteur Taylor Hawkins qui ne laisse jamais indifferrent la part féminine du public, et livre un set tout en énergie.
Les Stones peuvent bien préparer leur tournée mondiale, The Vines devenir la nouvelle coqueluche qui "va sauver le rock", les Foo Fighters leur bottent le cul les doigts dans le nez (ce qui n'est pas une figure évidente, on en conviendra).
Le groupe gratifie les fans d'un grand nombre de tubes d'antan: "My Hero", "Breakout", "Everlong" ou encore "This Is A Call", parmi d'autres, sont chantés en choeur par un public aux anges, tandis que les morceaux du nouvel album One By One, plus sombres, semblent recueillir un succés certain, même si seule une poignée de privilégiés ont déjà eu la chance de les entendre (dont moi !!).
Or, en ces temps de retour au rock, les Foo Fighters sont instantanément devenus une valeur en vue, et la salle contient une très forte proportion de professionnels et VIP en tous genres, parmi lesquels Supergrass (et oui je les ai vus !) en promo dans la capitale.
Ce qui n'empêche en rien les premiers rangs de slammer joyeusement sur les chansons des Foo qui sont, c'est sur scène qu'on sen rend compte véritablement, la synthèse parfaite entre la pop et le rock. L'alliance de la mélodie et de l'énergie, c'est comme avec l'huile et le jaune d'oeuf, l'émulsion est délicieuse.
De même, Dave Grohl passe pour le mélange idéal entre la rockstar et le gaillard sympathique, crachant par terre et hurlant à se briser les cordes vocales tout en arborant une attitude faite de chaleur humaine et d'humilité, interrompant ici un morceau pour empêcher un gamin de se faire brutaliser par les agents de sécurité postés devant la scène, empruntant là les lunettes de soleil à la Bono d'une fan pour conclure qu'elles sont plus sayantes sur elle que sur lui.
Non, vraiment il est formidable ce Dave.
Et, ce soir, avec un son excellent, dans une salle agréable, devant un groupe qu'on attendait plus, il peut se targuer d'avoir donné un des concerts de l'année.
Rien que ça.


Très bon   16/20
par Frogg


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