Mike Patton

The Solitude Of Prime Numbers

The Solitude Of Prime Numbers

 Label :     Ipecac 
 Sortie :    lundi 07 novembre 2011 
 Format :  Bande Originale / CD   

Cela faisait un moment que je n'avais plus entendu parler de Mike Patton, si ce n'est pour la reformation de Faith No More. C'est peu pour cet hyperactif qui donne l'impression de délaisser ses groupes principaux (Fantomas en tête) au profit de collaborations multiples, hétérogènes et, restons honnêtes, pas toujours transcendantes.
The Solitude Of Prime Numbers n'est pas un album concept sur les mathématiciens grecs, ni sur une métaphysique de la calculatrice, encore moins une tentative savante d'appliquer des formules à la musique. Mike Patton récidive ici dans la bande originale de film (et pour ceux qui voudraient que je leur cause de cinéma, ben je leur réponds qu'ils peuvent chercher par eux-mêmes, et merci bien).
Si certains connaissent A Perfect Place, précédent effort effectué dans le même registre, ne cherchez pas les comparaisons. Ici, point de format chanson, nous sommes clairement dans les ambiances, l'orchestration. Patton n'y chante pas, il se fait réellement et pleinement compositeur, un peu à la manière de ce qu'il proposait dans Pranzo Oltranzista, mais en beaucoup plus abordable. J'entends par là qu'il ne s'agit pas d'un disque de musique contemporaine, même si l'auteur a du mal à se départir de certains de ses tics bruitistes et expérimentaux ("Radius Of Convergence").
Découpé en 53 plages sonores, "The Solitude Of Prime Numbers" inscrit Mike Patton dans une nouvelle dimension musicale, épurée, simplifiée, mais dans laquelle on reconnaît néanmoins les influences passées : "Romances", "Mondo Cane" et "Perfect Place" en tête.
Il reste que, pris dans son unicité, l'album souffre peut-être un peu de l'absence des images. Car même si de nombreux passages développent des atmosphères, tantôt tendues, tantôt évanescentes ("The Snow Angel"), la tentation de la perte d'attention est bien là. Il est difficile de rester concentré tout du long, ce qui ne remet pas en cause la qualité intrinsèque de l'objet, à l'artwork toujours superbe.
Pour les inconditionnels du bonhomme, il est clair que ce disque est une acquisition incontournable tant il semble renouveler l'inspiration de l'artiste. Les curieux amateurs de cinéma devraient également y trouver leur compte car les B.O. de cette qualité ne courent pas les studios aujourd'hui.


Bon   15/20
par Arno Vice


Proposez votre chronique !







Recherche avancée
En ligne
64 invités et 0 membre
Au hasard Balthazar
Sondages
À quoi te fait penser le design actuel du site?