Arab Strap

Monday At The Hug And Pint

Monday At The Hug And Pint

 Label :     Chemikal Underground 
 Sortie :    mardi 22 avril 2003 
 Format :  Album / CD   

Pour qui connait un petit peu Arab Strap, il est assez aisé de reconnaitre une de leurs compositions après seulement quelques secondes. Et pourtant, chaque album du groupe écossais se distingue de l'autre, chacun apportant sa petite touche particulière: alors que Philophobia choquait par sa sordidité, Elephant Shoe marquait l'auditeur par son opposition superbe clair-obscur. The Red Thread, quant à lui, nous attirait par ses aspects à la fois chatoyants , cossus et moites, si l'on peut dire. Monday at the Hug and Pint est tout cela à la fois. Et cela en fait en meme temps un album moins personnel et pourtant superbement abouti. Le parti pris est clair: jamais Arab Strap n'a été aussi mélodieux (certainement du fait de l'omniprésence des cordes) et les paroles, somptueuses. Jamais non plus le coté romantico-insalubre de Moffat n'a été aussi bien mis en évidence. Et comme toujours, Middleton mise de manière très subtile sur la sobriété et la simplicité instrumentale: les boites à rythme sont évidemment dépouillées, et les instruments "organiques" sont à l'honneur (beaucoup de guitare sèche, de piano...). Curieusement, c'est peut etre l'album qui les révèlera à un public plus large alors qu'il sera plus difficile à aborder pour un "expérimenté" d'Arab Strap. Enfin, moi, je dis çà, je dis rien.


Excellent !   18/20
par Jekyll


 Moyenne 18.00/20 

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Posté le 20 mars 2005 à 17 h 21

Cet album est sans conteste l'un de mes disques préférés, et l'un des meilleurs albums d' Arab Strap (et pourtant la barre est placée très haute).

A l'écoute du premier titre, "The Shy Retirer", on se dit que dans cet album, Arab Strap a encore appliqué sa recette imparable : la voix mélancolique et profonde d'Aidan Moffat qui couvre un fond de cold dance et une boîte rythmique glaciale. On nous raconte une petite fable désespérée et romantique (si si, j'insiste, Arab Strap fait une musique romantique !), et là, le réflexe est de se dire que si on écoute l'album en entier, on sera parti pour une journée complète de nostalgie et de tristesse passée à s'enfermer dans un certain mutisme, enfin en tout cas c'est le genre de comportement qui peut faire écho à l'écoute d'un disque d'Arab Strap.
S'ensuivent quelques titres typiquement Arab Strap, "Meanwhile, at the Bar, a Drunkard Muses", "Who Named the Days", "Peep Peep", "The Week Never Starts Around Here", "Pica Luna", entrecoupés par des titres plus divers les uns que les autres, et qui sont superbes, et superbement lourds (mais dans le bon sens du terme) : "Flirt" ou "Act of War".

C'est la première fois qu'Arab Strap fait un disque aussi varié, tout en restant du Arab Strap bien sûr. La présence de violons et de cordes en tous genres y fait pour beaucoup.
Et puis, il y a le morceau "Loch Leven Intro", à la cornemuse, qui fait qu'on ne peut plus enlever le disque de la platine.

Bref, pour moi c'est un des meilleurs disques de 2004, et Aidan Moffat est un génie de l'écriture, il arrive avec des mots parfois 'pas propres' à retranscrire des sentiments et des ambiances d'une grande beauté.
Excellent !   18/20







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