Arab Strap
Philophobia |
Label :
Chemikal Underground |
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La phrase désormais mythique, "C'était la plus grosse bite que tu avais jamais vue....", ouvre ce deuxième et monumental album des écossais, et donne le ton d'une oeuvre tour à tour glaciale, mélancolique, étouffante et bouleversante. Les morceaux y reposent souvent sur quelques accords et des rythmiques simples, souvent jouées à la boite à rythmes, et servent de carcans à des textes incroyables sur les relations humaines, d'une étonnante justesse, à la fois crus et émouvants. Ce disque dégage une force rappelant Joy Division ou Felt, et envoit des groupes soi-disant sombres, comme Massive Attack, aux oubliettes. Ici, quelques notes de guitares ou de claviers posées sur une rythmique dépouillée peuvent se révéler beaucoup plus passionnantes que des morceaux complexes chez d'autres. Et surtout, la voix d'Aidan Moffat est incroyablement prenante. Notre homme semble totalement habité par ses textes. Le groupe se permet en plus quelques apports du meilleur goût, comme la trompette free de "The Night Before The Funerals", l'orgue de "One Day After School", et bien évidemment la première apparition discographique de la sublime voix d'Adele Bethel sur le presque insoutenable "Afterwards". Certains titres atteignent des sommets dans le glauque et le dépressif, comme "New Birds", "Piglet" ou encore l'incroyable "I Would'Ve Liked Me A Lot Last Night", où un violoncelle se mélange à une ligne de piano à faire pleurer les moins sensibles. Ce disque, d'une noirceur improbable, peut provoquer autant le rejet que la passion. Vous l'aurez compris, pour moi c'est la deuxième solution.
| Exceptionnel ! ! 19/20 | par X_Elmo |
Posté le 01 décembre 2004 à 19 h 06 |
Voilà ce que j'appellerais un disque vraiment bouleversant, qui vous coupe le souffle ! A la fois doux et étouffant, c'est un disque après l'écoute duquel on ne sort pas indemne, et ressent le besoin de réfléchir.
Pour ce second album d'Arab Strap, il faut impérativement s'offrir plusieurs écoutes, bien sûr pour étudier les compositions en détail (souvent assez chargées chez Arab Strap ; avec ici un Malcom Middleton qui se fait vraiment remarquer), mais aussi pour s'attacher à l'écoute des paroles, car ça va vraiment très vite par moments (je pense à "New Birds" notamment, où il faut vraiment bien tendre l'oreille pour choper le flot de paroles de A. Moffat).
Côté paroles justement, l'album porte bien son nom ; Aidan Moffat nous confie ici une série de petites histoires sur un passé de 'lover' disons plutôt mouvementé, et très vite, on se laisse prendre au jeu.
Ecoute après écoute, on réalise à quel point le génie du groupe est déjà poussé à fond dans ce second album : "New Birds", "Here We Go", "Piglet", "One Day After School", sont autant de titres qui ne pourront pas vous laisser indifférents. Voilà pour moi un disque à se procurer d'urgence !
La mention "intemporel" m'effrayant un peu, tout comme certains profs, je me contenterai d'un 19, mais plus par manque d'assurance qu'autre chose, car je ne vois pas de faille dans cet album, sincèrement ...
Pour ce second album d'Arab Strap, il faut impérativement s'offrir plusieurs écoutes, bien sûr pour étudier les compositions en détail (souvent assez chargées chez Arab Strap ; avec ici un Malcom Middleton qui se fait vraiment remarquer), mais aussi pour s'attacher à l'écoute des paroles, car ça va vraiment très vite par moments (je pense à "New Birds" notamment, où il faut vraiment bien tendre l'oreille pour choper le flot de paroles de A. Moffat).
Côté paroles justement, l'album porte bien son nom ; Aidan Moffat nous confie ici une série de petites histoires sur un passé de 'lover' disons plutôt mouvementé, et très vite, on se laisse prendre au jeu.
Ecoute après écoute, on réalise à quel point le génie du groupe est déjà poussé à fond dans ce second album : "New Birds", "Here We Go", "Piglet", "One Day After School", sont autant de titres qui ne pourront pas vous laisser indifférents. Voilà pour moi un disque à se procurer d'urgence !
La mention "intemporel" m'effrayant un peu, tout comme certains profs, je me contenterai d'un 19, mais plus par manque d'assurance qu'autre chose, car je ne vois pas de faille dans cet album, sincèrement ...
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