Serge Gainsbourg

Histoire De Melody Nelson

Histoire De Melody Nelson

 Label :     Philips 
 Sortie :    1971 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Allez, emballons nous : avec l'Histoire De Melody Nelson, Serge Gainsbourg (alors dans ses belles années, comprendre "pas encore Gainsbarre") sort ni plus ni moins le meilleur album de l'histoire de la musique française.
Et pourtant, "Melody..." ne dure pas plus de 28 minutes. Au total, 7 chansons, où chacune raconte une histoire, une période de la rencontre entre Serge et cette petite anglaise prénommée Melody.
Des arrangements magiques (Vannier, Vannier...), des textes superbes et pour nous, de l'or en barre. On est transporté dans cet univers musical. On imagine l'accident, cette roue de vélo qui 'continue de tourner en roue libre', de cette salle "Cléopatre" et de cet "Avion-Cargo".
Jamais un album français n'avait autant transporté son auditoire. Un coup de maître. Un coup de génie. Celui qui arrivera à la cheville de cet album mirifique n'est pas encore né...


Intemporel ! ! !   20/20
par Charterhouse11


 Moyenne 19.58/20 

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Posté le 15 janvier 2003 à 01 h 03

8 minutes et 2 secondes: c'est exactement le temps que dure ce disque. l'eternité: c'est exactement le temps que devrait durer ce disque. mais cette temporalité infinie serait inutile, car "histoire de melody nelson" est un disque intemporel, contant l'histoire tragique d'un amour défunt avant l'heure. serge gainsbourg signe içi un magnifique album. musicalement, le son est majestueux, ample; les cordes s'entremêment au son distordu des guitares et d'une basse sensationnelle. quand aux textes, ce sont des joyaux... "cargo culte", le titre qui clôt l'album, est un monument de désespoir, de folie sournoise: le mythe du cargo (ces habitants de nouvelle-guinée qui priaient au passage des avions-cargos pour que ces oiseaux de fer s'écrasent au sol et soient l'objet de leurs pillages) y est sanctifié ("n'ayant plus rien à perdre, ni dieu en qui croire, afin qu'ils me rendent mes amours dérisoires, moi, comme eux, j'ai prié les cargos de la nuit") et "histoire de melody nelson" s'achève sur des choeurs... peut-être parce que justement le coeur de melody nelson ne bât déjà plus. cet album est pour moi l'un des plus beaux disques... il s'en dégage une mélancolie (mélancolie réhaussée par les arrangements de jean-claude vannier), une mélancolie dis-je aux relents de sexe, de peur, de tendresse.
Exceptionnel ! !   19/20



Posté le 21 mars 2004 à 16 h 55

Exceptionnel... Tout simplement !!!
Il fait partie des albums cultes d'un mec qui l'est lui aussi... C'est une véritable perle musicale... Un disque qui vous emmène ailleurs, vers une terre musicale encore inconnue... Merci, merci, merci...
Intemporel ! ! !   20/20



Posté le 10 décembre 2004 à 15 h 57

On ne présente plus L'Histoire De Melody Nelson, paru en 71, et dont l'influence a dépassé les limites géographiques de l'Europe mais on oublie assez vite que ce disque fut un échec commercial terrible (a peine 20.000 exemplaires vendus), paru trop tôt pour un public décontenancé et peu intéréssé par l'ambition de cette oeuvre musicale hors normes.
A l'image d'un Gérard Manset, Gainsbourg repoussait les limites du disque à écouter en inventant le concept-album, et donnait une structure musicale nouvelle a la musique.
Les arrangements et l'orchestration du tandem Gainsbourg - Jean-Claude Vannier (l'homme de l'ombre de cet album) sont dans ce disque de toute beauté. c'est avec ce disque sublime que Jane Birkin, petite lolita british sortie toute droit, en jupe courte et socquettes du swinging londonva devenir Melody Nelson pour l'éternité.
sept chansons pour un total d'à peine une demi-heure seulement pour raconter le fantasme (thème reconduit en 76 pour L'Homme A Tête De Chou), du coup de foudre sulfureux d'un quadra pour une fille beaucoup plus jeune.
Gainsbourg place dès l'ouverture un chef-d'oeuvre avec le somptueux Melody; 7'33 de pure rêverie ponctuées par un texte inoui racontant la rencontre accidentelle avec la petite rouquine a vélo.
Le deuxieme chef-d'oeuvre clôt l'album et l'ecriture de Gainsbourg touche au sublime avec "Cargo Culte", lente spirale psychédélique et baroque qui se termine par cette merveille:
Et je garde cette espérance
d'un désastre aérien
qui me ramènerait Melody
mineure détournée
de l'attraction des astres".
La génération du début des seventies a raté son rendez-vous avec Lucien Ginzburg, génie visionnaire total qui doit bien ricaner de là-haut en voyant les hommages multiples suscités par son oeuvre depuis quelques temps déjà et je crois l'entendre murmurer: "Vous voyez les p'tit gars, Melody Nelson c'était pas dégeu''...
Excellent !   18/20



Posté le 28 février 2005 à 17 h 42

Que ce soit Joy Division sur "Closer", Billie Holiday sur "Lady In Satin" ou encore les Cure avec "Siamese Twins", je ne suis jamais réellement sûre de pleurer, même si chacun des titres ou des albums que j'ai cité m'a un jour achevée.
A l'inverse, je dois avouer que les derniers mots de "Cargo Culte", ou plutôt les premières paroles de Serge Gainsbourg sur ce titre final m'ont toujours toujours amener à pleurer sur le sort de Melody:

"Melody voulut revoir le ciel de Sunderland
Elle prit le sept cent sept, l'avion cargo de nuit
Mais le pilote automatique aux commandes
De l'appareil fit une erreur fatale à Melody".
Cette pauvre Melody partie trop tôt alors qu'elle faisait rêver la terre et l'homme à la tête de choux...

Lacrymal. Et pourtant, les préludes de l'album me paraissent à chaque nouvelle écoute plutôt bon enfant, voire inoffensifs car branchouilles et dragueurs. Mais c'est le pouvoir de Gainsbourg, je commence à l'savoir, que de paraître tout de la loque sans avenir et rien à raconter, à première vue, à cause de son extrême désinvolture, et ce jusque dans la voix -et la valse ("Valse De Melody") pour au final mieux exciter ("Hôtel Particulier" et sa poésie frémissante), ou mettre K.O. par des titres comme jamais plus on n'en enregistrerera ("Histoire de Melody Nelson") et c'est pas Biolay qui me contredira.
Il se permet qui plus est -et il le peut- sur cet album d'une demi-heure à peine un morceau constitué uniquement de cris pas imaginables lancés par la douce Jane Birkin qui se cache derrière le prénom anglophile de Melody.
Un grand monsieur donc et une Melody à jamais dans les profondeurs de la musique française toute entière. Et même plus.
Intemporel ! ! !   20/20



Posté le 02 août 2005 à 14 h 15

Tout Gainsbourg est là ... ou du moins tout le côté sombre, poète mélancolique, blasé, sulfureux et ironiquement beau !

Gainsbourg ne cherche pas à provoquer mais bien à explorer le sens de ce fantasme répété pour l'amour interdit et excitant.
Musicalement, "Histoire de Melody Nelson" est simplement un joyau qui illustre et transcende le génie d'un homme incroyablement intelligent et en avance sur son temps. Ce disque est intemporel, il est certain ; mais au-delà des mots se trouve la musique, et ce qu'elle transporte. Sans pouvoir la déchiffrer complètement, on se laisse emporter, en montant dans cette Rolls au moteur silencieux pour un voyage inoubliable dans les pensées de Monsieur Serge, qui nous insulterait probablement tous à nous voir l'encenser de la sorte.
Intemporel ! ! !   20/20



Posté le 16 août 2005 à 17 h 24

Une ligne de basse extraordinaire ... Des paroles si magnifiques de simplicité ! "Melody" qui ouvre la pléiade est un bijoux de justesse, et si criant d'émotion : La rolls royce "Spirit Of Ecxtasy", la roue libre, les cheveux rouges de Melody ... Un hôtel particulier que l'on imagine perdu dans le quartier Saint Honoré, Cléopatre, la chambre où se déroula les ébats amoureux que l'on peut penser dans "en Melody", et une fin tragique, mais magnifique de par sa tristesse ... Le chant des sirènes !!

Réel ou simple fantasme ? J.B OU BB ?? Nul ne saura jamais...
Quatorze automnes et quinze étés. Son amour si jeune mais si fragile ...
Ma fille s'apelera Melody :-)
Intemporel ! ! !   20/20



Posté le 15 novembre 2005 à 21 h 28

'Ca c'est l'histoire de ... Melody Nelson' ... Melody Nelson (14 automnes et 15 étés), histoire alambiquée, le souvenir d'une fille, trop naïve pour être crédible mais dont Gainsbourg s'entiche alors qu'elle n'était sortie de nulle part (il la rencontre en la renversant avec sa Rolls). Au dela des textes magnifiques et des rimes malignes, une histoire murmurée par un Gainsbourg qu'on imagine facilement écrire ça de nuit, un cigare à la main, dans un nuage de fumée, assis sur le lit d'une chambre d'hotel crasseuse.
Mais tout ce qui compte en fait pour être frappé par Melody au départ c'est l'écrin musical : les arrangements de cordes superbes, grandioses, de Jean Claude Vannier ("La Valse De Melody"), des envolées sur des chansons toujours belles, d'abord légères sur la première face du vinyle. Après ça, deuxième côté plus cru, plus bancal, à coup de guitares distordues ... Atmosphère de blues profond, quand il parle de Melody comme d'un souvenir : une basse en plomb, un piano de bar, et subitement l'orchestre qui va donner encore plus de puissance à cette mélancolie. Au fil des chansons, l'orchestre laisse de plus en plus la part belle à ce duo basse-guitare au son dégoulinant. Pendant que Gainsbourg s'enfoncant dans un murmure rauque, raconte l'histoire de cette fille, d'abord aveuglé par le souvenir - vécue d'abord comme un paquet tombé du ciel, elle devient la promesse d'une multitude d'histoires et de conneries, pour finir sur une note plus tragique. Il raconte ça comme n'importe quel vieux bluesman, ironique et triste. Tout ça est de plus en plus asphyxiant, pesant, mais à la fois fascinant parce qu'il y a à dire et à penser de cette histoire, il faut en passer par toutes ses facettes et tous les sentiments vécus, de haut en bas sur l'échelle du moral, se laisser guider par Gainsbourg. Comme n'importe quelle histoire un peu glauque vers la fin, on n'en sort pas vraiment bien mais on ne peut pas s'empecher d'écouter, jusqu'au bout, avec le sentiment un peu étrange d'avoir pénétré l'intimité de Gainsbourg.
Exceptionnel ! !   19/20



Posté le 25 juillet 2006 à 18 h 53

Difficile de parler objectivement d'un tel monument... Ce disque fabuleux qu'on réécoute religieusement à chaque coup, sans rien dire, avide de mots, de musique et d'amours fantasmées.
...Melody Nelson est le livre d'un seul conte, usé et vieilli qu'on ouvre avec respect en contemplant la vénérable poussière qui le recouvre et que nos parents, déjà, se risquait à nous lire avec un délice non dissimulé.
L'histoire de cette gamine aux cheveux rouges et de son quinzième été nous plongent dans un engourdissement merveilleux dont on a du mal à se défaire.
Voilà la Rolls et on sombre, c'est comme au cinéma, les séquences filent: le heurt, la fille, notre coeur qui a peur d'être brisé de nouveau, l'hôtel, les violons qui dansent, l'amour et puis la mort...
D'un coup on a vieilli, on a quarante, cinquante ans et déjà notre vie derrière nous.
On cherche le visage de Melody, encore et encore mais sans espoir. Il n'y a plus ni disque, ni chanteur, ni musique. On finit par se réveiller et on ne sait pas ce qui est le plus triste...
De ce rêve éveillé, en perdition, ou de notre vie engourdie ?
J'avoue qu'il m'arrive parfois de douter.
Intemporel ! ! !   20/20



Posté le 01 août 2007 à 17 h 42

L'inspiration de Serge Gainsbourg n'a pas besoin de beaucoup de stimulation pour s'emporter. La principale de l'Histoire De Melody Nelson, c'est bien sûr l'amour de sa muse Jane Birkin. La dessus viennent se greffer l'achat d'une Rolls (obsession du chanteur qui n'a pourtant pas le permis), un reportage sur la Nouvelle Guinée et c'est parti. Le génie est en marche et peint autour de ces trois thèmes une histoire d'amour fulgurante et dramatique.

En effet, Gainsbourg peint ici plus qu'il ne compose. Ou plus précisément, il met en scène. Car Histoire De Melody Nelson va bien au delà de la musique. Au-delà même de la notion de concept album. Ici on ressent plus qu'on écoute. Gainsbourg réussit un tour de force jusqu'alors inédit : faire vivre une histoire à l'aide de musique. Pas simplement raconter mais vraiment remplacer la mise en scène cinématographique par une partition libre faisant couler le récit. Les paroles sont là uniquement pour préciser des détails car l'immersion nous suffit à suivre les péripéties du narrateur et de Melody. Aux instruments rock classiques viennent se greffer des cordes grandiloquentes arrangées par Jean-Claude Vannier pour accentuer l'atmosphère. La batterie donne le rythme, une basse ronflante évoque l'état d'esprit du narrateur et une guitare, souvent discrète, précise l'ambiance. Si cet album est une référence même en dehors de la France dans le style ce n'est pas pour rien : même en ne comprenant rien au français, on peut en apprécier la valeur.

Mais quand on regarde la discographie de Gainsbourg, ce coup de génie était assez prévisible. N'avait-il par réussi à composer des bandes originales de films collant parfaitement à la mise en scène ? Il réutilise cette expérience et la mélange à sa musique pour y inculquer une dimension complètement novatrice.
L'introduction à l'histoire par le premier morceau "Melody" est absolument époustouflante. Le narrateur roule dans sa Rolls. Il se pavane au gré de la route sans but précis, la musique se fait calme et détendue. Tellement fier de sa voiture, il en vient à fixer la vénus du bouchon de réservoir, la musique fait alors un sursaut d'orgueil et les cordes majestueuses s'emballent. Il est euphorique et en oublie de regarder la route et heurte une cycliste, la musique devient anxieuse et interrogative avant de monter un suspens quand il se rend compte qu'il a renversé une gamine. Le rythme s'arrête en même temps que la voiture, il ramasse Melody, elle n'a rien, ouf ! Il la monte dans la voiture et repart de même que la musique qui reprend la partition d'introduction.
En sept minutes trente, Gainsbourg a pulvérisé la frontière entre musique et cinéma. Plus de structure, ni dans la musique, ni dans les textes, plus d'enchaînement, plus de logique. La musique coule comme un récit et nous embarque, nous dessine les scènes. C'est complètement impossible à raconter précisément car ça ne s'écoute pas, ça se ressent. Et chaque personne le ressentira différemment, se fera sa propre peinture, interprétera chaque note à sa façon. Il arrive même de ressentir certains passages différemment selon son état d'esprit.
Seule la trame principale de l'histoire reste invariable. Une fulgurante histoire d'amour brève et dramatique. On suit l'évolution de la relation entre les deux protagonistes au fil de l'album. Rencontre, connaissance, fête, sexe puis mort tragique de Melody. La fin vire au fantastique irréel lorsque le narrateur perdu divague, déchiré, devenu fou par ce drame. Pour les détails chacun y verra ce qu'il veut. On pourrait écrire une chronique uniquement pour interpréter les rires mystérieux de Jane Birkin pendant "En Melody"...
L'aspect général ne détonne pas avec les habitudes de Gainsbourg. On sent toujours une ambiance glauque et irréelle et cette mélancolie tenace mais les cordes démultiplient tous les aspects et donnent un rendu grandiose à l'ensemble. La production ample et généreuse installe définitivement le décor. On est entouré par la musique, spectateur subjectif de l'histoire. Gainsbourg réussit à nous immerger totalement dans l'univers qu'il a créé. Les émotions nous submergent, chaque passage provoque des réactions uniques et intenses. On tournoie avec les tourtereaux dans "Valse De Melody", on goûte à l'euphorie naïve du narrateur pendant "Ah! Melody", on gravit des escaliers et parcourt des couloirs dans "L'Hôtel Particulier"...

Trop novateur pour l'époque, personne n'a rien compris à ce disque irréel. Il faut faire abstraction de tout ce qu'on connaît en musique pour l'aborder. Gainsbourg repousse les limites de ce qu'il est possible de faire avec des instruments de musique. Si ce disque n'avait pas été directement jeté aux orties à sa sortie par des critiques trop terre à terre, il aurait sûrement déclenché l'équivalent d'une bataille d'Hernani. Peu importe, il est désormais considéré comme un des plus grands albums tous styles confondus et on s'acharne à essayer de le décortiquer pour en comprendre la mécanique. Gainsbourg doit bien se marrer!
Intemporel ! ! !   20/20



Posté le 19 octobre 2008 à 15 h 30

Le genre de disques qu'on cherche toute sa vie. Des paroles poétiques, qui passent en revue toutes les gammes de l'amour du romantisme au sexe, une ambiance inoubliable et des arrangements, je pense, jamais égalés dans toute l'histoire de la chanson française.
Pendant moins d'une demi-heure, on espionne véritablement l'intimité d'un couple de roman : le poète sombre et sa muse insaisissable. L'histoire est forcement complètement personnelle, mais racontée d'une telle façon qu'elle touche chaque auditeur. Gainsbourg, souvent plus narrateur que chanteur, utilise sa voix comme un autre instrument, avec une justesse de ton qu'on ne saisit pas tout de suite, mais qui est admirable justement car toujours naturelle. Jane Birkin quand à elle, si on entend que son rire ou son "Melody Nelson" apporte la touche irréelle qui transforme les beaux recueils de chansons en œuvres magiques.
Ce n'est pas un hasard si depuis quelques années ce disque voit sa réputation grandir auprès de grands chanteurs internationaux : c'est une pièce qu'il faut avoir écoutée.
Exceptionnel ! !   19/20



Posté le 10 mars 2010 à 14 h 42

Les fantasmes sont formidables et nécessaires. La musique de Serge Gainsbourg est un réservoir inépuisable. On se projette avec érotisme dans la peau d'une sorte d'aristo un peu revenu de tout, dans l'attente d'une rencontre véhiculée improbable. D'une histoire d'amour universelle pas heureuse, non, car on ne se raconte pas quand tout va bien. On se fait son petit film perso, la BO propice à nos désirs urbains, en sourdine, la nuit ou aux aurores c'est idéal. On se rêve et on ressent cet émoi, coup de foudre à s'en rendre niais, mais oui elle a les cheveux rouges... naturellement. La jalousie bien sûr apparaît. Qui ne doute pas d'être bien l'unique aimé ? La possession si érotique soit-elle au milieu des dorures rassurera l'aveugle. La rupture injuste , brutale mais obligatoire vous rendra malade et fou. Les sorciers papous apporteront un brin de réponse. Heureusement ! La douleur est terrifiante et le délire l'exprime d'une certaine façon. Qui n'a pas aimé ne peut percevoir de quoi il est question ici. Et de par le fait, n'arriver que de très loin à appréhender cette histoire de Melody Nelson. Oui la musique est phénoménale, sorte d'alliage fragile entre un rock lugubre, piégeux, qui scande l'ambiance, la trame, le décor et des instruments à corde et à voix qui impriment le ressenti, les sentiments du narrateur avec une profondeur inhabituelle. Oui, c'est un objet non identifié dans la planète pop, presque encore exotique aux yeux de certains. Le son de basse d'Herbie Flowers est à tomber par terre, on peut passer cent ans à le dire de différentes manière. Ce qui prime ici de réaliser, c'est à quel point la musique relève de l'illustration sublimissime, d'un film encore à réaliser !
Intemporel ! ! !   20/20







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