Alice In Chains
Jar Of Flies |
Label :
Columbia |
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Jar Of Flies est le troisième opus d'Alice In Chains, alors que l'on s'attendait à s'en prendre plein la gueule et plein les oreilles, c'est avec une mélodie de basse mélancolique et douce amère qu'ils nous accueillent dans leur nouvel album... leur nouvel univers.
La guitare de Jerry Cantrell arrive, et l'on est surpris de ne pas la reconnaître tant est loin la fureur abrasive de Dirt. On s'interroge et on s'impatiente, en attendant que la voix de Staley vienne tendre un fil dans ce labyrinthe où nous sommes déjà perdus.
Enfin la voilà, et avec elle, arrivent tristesse et angoisse, émerveillement et jubilation... et finalement aucun fil à suivre...
"Rotten Apple" ouvre donc le bal. Jamais nous n'aurions pensé nous trouver aussi éloignés des précédentes productions du groupe en découvrant ce morceau et les autres qui le suivent (et ce malgré le ep pré-Dirt "SAP" qui annonçait déjà leur penchants acoustiques). Si Alice In Chains s'était fait une réputation de groupe surpuissant, à l'addiction violente et rancunière, avec Jar Of Flies, ils prennent le parti de calmer la forme, tout en creusant davantage le fond.
Résultat, nous avons entre les mains un disque plus calme, aux accents folk et dans lequel a été privilégié l'atmosphère à l'énergie, la mélodie à la puissance.
Faisant suite à la sublime "Rotten Apple" d'ouverture, "Nutshell" nous glace le sang au moins autant qu'elle nous ensorcelle. La faute à Layne Staley dont la voix hante littéralement le morceau. Des années après, elle est toujours là, et le temps n'a en rien affecté sa beauté, son originalité, et sa force.
Le tempo se relève ensuite, le temps de "I Stay Away" et "No Excuses". Sur la première, une volée de cordes entre en jeu, et fait de ce morceau une pièce épique et grandiloquente, sans pour autant alourdir quoique ce soit, bien au contraire. La deuxième reste l'une des chansons les plus connues d'Alice In Chains. A la limite de la pop et de la folk, elle nous laisse savourer le mariage réussi de la voix de Staley avec celle de Jerry Cantrell. Ce dernier n'a pas à rougir, tant sa performance au micro est efficace.
Deux voix sur celle-ci donc et aucune sur la suivante... "Whale & Wasp" est une magnifique mélopée instrumentale mettant face à face un violoncelle (Whale) et la guitare stridente et hypnotique de Cantrell (Wasp).
Sur "Don't Follow", Jerry Cantrell tient le lead vocal pour cette ballade acoustique, à forte réminiscence country, avant de laisser la place à Staley qui, lui, s'envole vers des hauteurs proches du gospel. Ce titre est l'un des plus beaux de l'histoire d'Alice In Chains.
Le disque se termine enfin sur la bien nommée "Swing On This" qui apporte une touche de jazz, histoire de casser une fois de plus la mécanique Alice. Titre surprenant par sa légèreté, il montre une fois de plus à quel point nous avons à faire à des gars bourrés de talent.
Deux ans après l'énorme succès de Dirt, il fallait du courage pour sortir un album comme Jar Of Flies. Alice In Chains ne s'y est pas trompé et a gagné son pari haut la main. Ce disque regorge d'élégance et d'émotions toutes plus tristes et plus belles les unes que les autres.
Un chef d'œuvre à redécouvrir...
La guitare de Jerry Cantrell arrive, et l'on est surpris de ne pas la reconnaître tant est loin la fureur abrasive de Dirt. On s'interroge et on s'impatiente, en attendant que la voix de Staley vienne tendre un fil dans ce labyrinthe où nous sommes déjà perdus.
Enfin la voilà, et avec elle, arrivent tristesse et angoisse, émerveillement et jubilation... et finalement aucun fil à suivre...
"Rotten Apple" ouvre donc le bal. Jamais nous n'aurions pensé nous trouver aussi éloignés des précédentes productions du groupe en découvrant ce morceau et les autres qui le suivent (et ce malgré le ep pré-Dirt "SAP" qui annonçait déjà leur penchants acoustiques). Si Alice In Chains s'était fait une réputation de groupe surpuissant, à l'addiction violente et rancunière, avec Jar Of Flies, ils prennent le parti de calmer la forme, tout en creusant davantage le fond.
Résultat, nous avons entre les mains un disque plus calme, aux accents folk et dans lequel a été privilégié l'atmosphère à l'énergie, la mélodie à la puissance.
Faisant suite à la sublime "Rotten Apple" d'ouverture, "Nutshell" nous glace le sang au moins autant qu'elle nous ensorcelle. La faute à Layne Staley dont la voix hante littéralement le morceau. Des années après, elle est toujours là, et le temps n'a en rien affecté sa beauté, son originalité, et sa force.
Le tempo se relève ensuite, le temps de "I Stay Away" et "No Excuses". Sur la première, une volée de cordes entre en jeu, et fait de ce morceau une pièce épique et grandiloquente, sans pour autant alourdir quoique ce soit, bien au contraire. La deuxième reste l'une des chansons les plus connues d'Alice In Chains. A la limite de la pop et de la folk, elle nous laisse savourer le mariage réussi de la voix de Staley avec celle de Jerry Cantrell. Ce dernier n'a pas à rougir, tant sa performance au micro est efficace.
Deux voix sur celle-ci donc et aucune sur la suivante... "Whale & Wasp" est une magnifique mélopée instrumentale mettant face à face un violoncelle (Whale) et la guitare stridente et hypnotique de Cantrell (Wasp).
Sur "Don't Follow", Jerry Cantrell tient le lead vocal pour cette ballade acoustique, à forte réminiscence country, avant de laisser la place à Staley qui, lui, s'envole vers des hauteurs proches du gospel. Ce titre est l'un des plus beaux de l'histoire d'Alice In Chains.
Le disque se termine enfin sur la bien nommée "Swing On This" qui apporte une touche de jazz, histoire de casser une fois de plus la mécanique Alice. Titre surprenant par sa légèreté, il montre une fois de plus à quel point nous avons à faire à des gars bourrés de talent.
Deux ans après l'énorme succès de Dirt, il fallait du courage pour sortir un album comme Jar Of Flies. Alice In Chains ne s'y est pas trompé et a gagné son pari haut la main. Ce disque regorge d'élégance et d'émotions toutes plus tristes et plus belles les unes que les autres.
Un chef d'œuvre à redécouvrir...
| Exceptionnel ! ! 19/20 | par Max |
Posté le 13 juin 2007 à 14 h 59 |
Jar Of Flies... Un EP grandiose. Après un Sap exceptionnel mais court, Alice In Chains voulait déjà refaire un EP aux tendances acoustiques et meilleur que ce dernier ; chose promise, chose due : cet EP est d'une beauté incroyable ! "Rotten Apple" est un des ces morceaux qui vous font gémir d'entrée et directement, le groupe semble nous interpeller pour rentrer dans cet univers magique. Après ce morceau sombre d'une grande émotion, on est embarqué sur un nouveau bateau avec un "Nutshell" terrible, où Layne Staley nous offre une de ses plus grandes performances vocales et où Jerry Cantrell se lance et nous montre ce qu'il peut faire avec sa guitare. "I Stay Away" nous envoie sur un refrain froid où le violon fait pousse l'extase encore plus loin qu'il ne le faut tandis que "No Excuses" est le véritable bijou de l'album, évoquant à la fois tristesse et joie, aucune excuse de ne pas adorer cette perle. On poursuit avec une instrumentale et froide "Whale & Wasp" marquant un point sur l'ambiance du disque. "Don't Follow" et ses petits airs d'harmonica reste une très belle chanson du disque. La dernière, "Swing On This" porte bien son nom, on a vraiment envie de swinger sur ce morceau un peu à part mais tout à fait excellent. Qu'on aime ou pas, il faut reconnaître la beauté de cet EP qui marque comme chacun de leurs disques une nouvelle étape pour le groupe, superbe !
Exceptionnel ! ! 19/20
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