Wilco

Paris [Casino De Paris] - mercredi 16 novembre 2016

Toujours compliqué de revoir un groupe qu'on a tant aimé. Enfin tant aimé surtout le temps d'un concert il y a 9 ans, et un peu en studio. Alors on repousse l'échéance, et, puis un jour, on craque, on y retourne.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il est parfois difficile de les convaincre. Il est vrai que les récentes livraisons du groupe ne permettent pas forcément de se faire une idée avantageuse de ce que cela donnera sur scène. Mais à la faveur de l'automne, de l'envie de redonner une chance, ou pour certains veinards, d'une place généreusement offerte, on y va.

William Tyler assure la première partie à la guitare pendant une vingtaine de minutes. Techniquement, oui c'est bien mais hélas, pas grand chose à retenir de ces instrumentaux.

Au tour de Wilco, enfin plutôt Jeff Tweedy tout seul, de débarquer dans un décor quelque part entre Pierre & Le Loup et un spectacle de Chantal Goya. Il est rejoint par les autres membre dès le 2ème morceau. Le concert commence tranquillement, le temps de prendre ses marques, et on attaque les choses sérieuses avec "I'm Trying To Break Your Heart". Pour la première fois, et on sait qu'il y en aura d'autres, Wilco nous fait sa spéciale : le coup du morceau calme, qui dérive en quelque chose de bruitiste, avant que tout le monde repasse à nouveau au calme, comme si de rien n'était.
"Art Of Almost" commence comme un Radiohead des 10 dernières années, mais qui a la bonne idée de finir fort, et où Nels Cline peut commencer à triturer sa guitare.
Tout le monde a trouvé son rythme, côté scène comme côté salle, et si le répertoire fait un peu moins baver qu'en ce Bataclan 2007, on ne va pas faire la fine bouche : les musiciens sont tous toujours aussi excellents. Dans le pire des cas, on écoute tranquillement en passant un bon moment, dans le meilleur, c'est le pied, comme par exemple "Box Full Of Letters", "Impossible Germany" (quel solo de guitare!) ou "Via Chicago", grands classiques du groupe.

On ne voit pas le temps passer, et pourtant arrive le moment fatidique où tout le monde s'éclipse quelques minutes et où on se dit que la fin est proche. Proche certes, mais autant en profiter avant, que ce soit avec "Jesus etc", un "Kidsmoke (Sipders)" peut-être un poil moins hypnotique que d'habitude, et une version "Random Name Generator" qui a déjà des allures de classiques.

Second rappel, avec, là encore, un excellent "California Stars", où tout le monde ou presque ira de son petit solo bien senti. On en oublie presque que le "Shot In The Arm" prévu à la fin ne sera pas joué. Presque.

Me voilà d'ores et déjà convaincu qu'il y aura une 3ème fois, si l'occasion se présente.
Pour ceux qui auront réécouté les chansons en studio d'ici là, novices ou non, que j'imagine déjà en proie au doute comme je l'ai été, ne vous posez pas de question et foncez, les groupes de la trempe de Wilco sur scène sont trop rares pour être boudés.


Très bon   16/20
par Francislalanne


  Setlist :Normal American Kids
If I Ever Was a Child
Cry All Day
I Am Trying to Break Your Heart
Art of Almost
Pickled Ginger
Either Way
Misunderstood
Someone to Lose
Pot Kettle Black
Via Chicago
Reservations
Impossible Germany
We Aren't the World (Safety Girl)
Box Full of Letters
Heavy Metal Drummer
I'm the Man Who Loves You
Hummingbird
The Late Greats
>>>>
Jesus, Etc.
Locator
Random Name Generator
Spiders (Kidsmoke)
>>>>
California Stars (Billy Bragg & Wilco)


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