Kasabian

Saint-cloud [Rock En Seine (Scène De La Cascade)] - vendredi 25 août 2006

 Kasabian
Je ne me répèterai jamais assez : 'quelle merveilleuse façon de découvrir un groupe que de le découvrir sur scène'. Voilà comment je suis allé voir par hasard Kasabian appelé à la dernière minute pour combler le créneau de Richard Ashcroft.

Cinq gars qui ne paient pas de mine aux premiers abords mais lorsque la musique fuse et que toutes les mains des spectateurs se lèvent devant la scène, on voit que l'on a affaire à un vrai groupe. Pris dans une joie épileptique et mené autant par la voix de Tom Meighan que ses grimaces ou ses invitations à applaudir, on ne cesse d'en redemander intérieurement, curieux de savoir à quelle nouvelle sauce les anglais vont faire leur rock. Electro, hip-hop ou tout simplement rock ? Le premier guitariste et le bassiste sont effacés derrière leur lunettes de soleil, le chanteur et l'autre gratteux extravertis, quant à eux, explosent et irradient la Scène de la Cascade. C'est inégal mais ça détone. Inégal dans les look des personnages, dans les styles, dans la façon de chanter. Rien ne semble cohérent et c'est pourtant délectable.


Très bon   16/20
par TiComo La Fuera


 Moyenne 14.50/20 

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Posté le 28 août 2006 à 19 h 15

Contrairement à Clap Your Hands Say Yeah ! qui l'a précédé sur cette scène, Kasabian affiche d'entrée une tonalité festive et la ferme intention de faire bouger son public. Mais (toujours contrairement aux américains), Kasabian dispose d'un répertoire très limité avec seulement une poignée de chansons efficaces.
La première demi-heure est en demi teinte, mélangeant titres de l'album éponyme et de celui à venir prochainement. La plupart des chansons sont relativement faiblardes et sans relief, mais le groupe est habile pour aiguillonner la jeunesse parisienne.
Tom Meighan joue bien le rôle de l'archétype du chanteur de rock indé britannique : quelques part entre Bobby Gillespie, Ian Brown ou Shaun Ryder et au final pas très loin d'un Liam Galagher en plus communicatif et moins arrogant. Le jeu des 4 musiciens tient la route sans pour autant atteindre des sommets.
L'artillerie lourde arrive dans le dernier quart d'heure avec "Club Foot" puis "L.S.F" en final, de quoi à coup sûr, finir sur une bonne impression.

Malgré quelques moments creux, Kasabian nous a offert un set honorable qui nous a donné raison de nous réjouir du désistement de Richard Ashcroft.
Pas mal   13/20





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