Elliott Smith
XO |
Label :
Dreamworks |
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Elliot Smith "XO"... Comment chroniquer un disque qui vous a sauvé la vie ? Comment le laisser abandonné alors qu'Elliot est mort ? Bref, je m'essaie... qu'on me pardonne...
Grâce au succès de Good Will Hunting, Elliott déboule chez Dreamworks, qui à l'époque fait un début étonnant. Ils sortent aussi le "Beautiful Freak" de Eels... pas mal pour une major. Mais je m'égare... Elliott en pleine grâce signe le meilleur album de tous les temps. Certains trouveront que c'est abuser, mais que dire d'autre d'un disque dont chaque mélodie, chaque phrase vous transpercent et emportent à ce point. Même le tracklisting est génial, l'album se concluant par "Everybody Cares Everybody Understands" puis "I Didn't Understand"....
Au-delà de la beauté déchirée des chansons, hymnes aux loosers et à la douceur de descendre, on sent poindre de la révolte, de l'envie, de la beauté qui brûlent et explosent sous l'apparente résignation d'un "Oh Well Okay" ou "I Didn't Understand", "Baby Britain" ou le combat contre l'alcool qui nous ronge, "Waltz #2" ou l'amour malgré tout et "Pitseleh"... Des phrases résonneront toujours sur les parois étriquées de mon occiput: "I'm never gonna know you know but I am gonna love you anyhow"; ou "God makes problems just to see what you can stand before you do as the devil pleases, and give up the things you love"... Et on sait qu'il n'abandonnera pas, on sait qu'il ne nous a pas abandonnés. J'ai eu la chance d'échanger 3 mots avec lui à cette époque. Il était ses chansons... et ses chansons sont toujours là dans un coin de ma tête, pour me rappeler qu'il y a un truc valable, une beauté possible, après le reste... Que dire d'autre que "I Didn't Understand"... et que j'espère jamais comprendre...
Grâce au succès de Good Will Hunting, Elliott déboule chez Dreamworks, qui à l'époque fait un début étonnant. Ils sortent aussi le "Beautiful Freak" de Eels... pas mal pour une major. Mais je m'égare... Elliott en pleine grâce signe le meilleur album de tous les temps. Certains trouveront que c'est abuser, mais que dire d'autre d'un disque dont chaque mélodie, chaque phrase vous transpercent et emportent à ce point. Même le tracklisting est génial, l'album se concluant par "Everybody Cares Everybody Understands" puis "I Didn't Understand"....
Au-delà de la beauté déchirée des chansons, hymnes aux loosers et à la douceur de descendre, on sent poindre de la révolte, de l'envie, de la beauté qui brûlent et explosent sous l'apparente résignation d'un "Oh Well Okay" ou "I Didn't Understand", "Baby Britain" ou le combat contre l'alcool qui nous ronge, "Waltz #2" ou l'amour malgré tout et "Pitseleh"... Des phrases résonneront toujours sur les parois étriquées de mon occiput: "I'm never gonna know you know but I am gonna love you anyhow"; ou "God makes problems just to see what you can stand before you do as the devil pleases, and give up the things you love"... Et on sait qu'il n'abandonnera pas, on sait qu'il ne nous a pas abandonnés. J'ai eu la chance d'échanger 3 mots avec lui à cette époque. Il était ses chansons... et ses chansons sont toujours là dans un coin de ma tête, pour me rappeler qu'il y a un truc valable, une beauté possible, après le reste... Que dire d'autre que "I Didn't Understand"... et que j'espère jamais comprendre...
| Intemporel ! ! ! 20/20 | par To7 |
Posté le 10 décembre 2004 à 16 h 57 |
Il y a des disques que l'on écoute par simple curiosité, avec l'intime conviction que leur avenir sur la platine est compté. Et puis il y a ceux qui nous touchent profondément, ceux qui semblent déjà familiers au bout de deux écoutes, mettant en musique certains de nos souvenirs et émotions. Des disques qui deviennent rapidement très personnels, et que l'on ne se sent pas prêts d'abandonner si vite...
Alors, un heureux hasard fait que l'on peut être amené à tomber sur ce "XO" du regretté Elliott Smith, dont le charisme, la profondeur de sa musique, et la disparition brutale ne seraient pas sans rappeler un certain Jeff Buckley... Mais au delà d'une simple comparaison qui n'a pas lieu d'être, le songwriter en question a su nous faire apprécier son propre univers, riche d'un héritage pop britannique, mais ayant tout de même une vraie personnalité. Car Elliott Smith, tout au long d'une vie pas toujours brillante, dévouait son entière existence à la musique. Le résultat, ce sont ces merveilles telles que "Sweet Adeline", "Baby Britain", "Bled White", ou, en fait, toute autre chanson de l'album susceptible de nous avoir marqué...
Au détour de quatorze titres, il a l'art et la manière de poser une voix unique, empreinte de noirceur et flirtant délicieusement avec la mélancolie, sur des arrangements d'une grande finesse. Heureusement, jamais ceux-ci ne penchent vers le "mielleux", plus occupés qu'il sont à nous bercer dans des ambiances tantôt entraînantes, tantôt intimistes. Il y a en effet une idée de la sobriété chez Elliott Smith, qui pour nous toucher dans le mille, sait aller à l'essentiel de ses morceaux, sans aucun artifice inutile. Les mélodies déployées par cette alchimie voix-guitare/voix-piano sont autant de repères auxquels on s'accroche, et qui ne font que confirmer l'excellence du disque.
Original, entraînant, tout en étant diversifié, il est le parfait exemple de ce que doit être un disque pop-rock mené par un songwriter.
Alors, un heureux hasard fait que l'on peut être amené à tomber sur ce "XO" du regretté Elliott Smith, dont le charisme, la profondeur de sa musique, et la disparition brutale ne seraient pas sans rappeler un certain Jeff Buckley... Mais au delà d'une simple comparaison qui n'a pas lieu d'être, le songwriter en question a su nous faire apprécier son propre univers, riche d'un héritage pop britannique, mais ayant tout de même une vraie personnalité. Car Elliott Smith, tout au long d'une vie pas toujours brillante, dévouait son entière existence à la musique. Le résultat, ce sont ces merveilles telles que "Sweet Adeline", "Baby Britain", "Bled White", ou, en fait, toute autre chanson de l'album susceptible de nous avoir marqué...
Au détour de quatorze titres, il a l'art et la manière de poser une voix unique, empreinte de noirceur et flirtant délicieusement avec la mélancolie, sur des arrangements d'une grande finesse. Heureusement, jamais ceux-ci ne penchent vers le "mielleux", plus occupés qu'il sont à nous bercer dans des ambiances tantôt entraînantes, tantôt intimistes. Il y a en effet une idée de la sobriété chez Elliott Smith, qui pour nous toucher dans le mille, sait aller à l'essentiel de ses morceaux, sans aucun artifice inutile. Les mélodies déployées par cette alchimie voix-guitare/voix-piano sont autant de repères auxquels on s'accroche, et qui ne font que confirmer l'excellence du disque.
Original, entraînant, tout en étant diversifié, il est le parfait exemple de ce que doit être un disque pop-rock mené par un songwriter.
Excellent ! 18/20
Posté le 18 mars 2005 à 18 h 35 |
Cet album signe pour Elliott Smith le passage de la production assez minimaliste des albums "Elliott Smith" et "Either/Or", à celle plus élaborée de "Figure 8", mais aussi du pessimisme le plus ardent exprimé dans ses précédents albums à des chansons plus légères, en témoignent "Independance Day" ou "Sweet Adeline" par exemple.
Cependant, cet album est beaucoup plus. Tout d'abord, c'est un chef-d'oeuvre. Que ce soit par le songwriting auquel nous ont habitués les précédents opus, les ambiances des chansons très variées tout en étant homgènes, Elliott Smith nous offre là un disque hautement recommandable, et peut-être le meilleur, avec "Figure 8" pour aborder cet artiste exceptionnel et désabusé qu'était Elliott Smith.
Cependant, cet album est beaucoup plus. Tout d'abord, c'est un chef-d'oeuvre. Que ce soit par le songwriting auquel nous ont habitués les précédents opus, les ambiances des chansons très variées tout en étant homgènes, Elliott Smith nous offre là un disque hautement recommandable, et peut-être le meilleur, avec "Figure 8" pour aborder cet artiste exceptionnel et désabusé qu'était Elliott Smith.
Exceptionnel ! ! 19/20
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