Tricky
Angels With Dirty Faces |
Label :
Island |
||||
Avec ce troisième album officiel, son quatrième en comptant Nearly God, Tricky délaisse quelque peu l'exploration de nouveaux territoires soniques (pour un temps) et approfondit le sillon déjà laissé par le définitif Pre Millenium Tension.
La paranoïa reste certes de mise, mais au rythme des écoutes successives, on voit bien que l'artiste qu'est Tricky a cherché à redéfinir ses rythmes, en enrichissant son trip-hop mâtiné de dub de rap hardcore, de jungle, de synthétiseurs bancals, et de sons de guitares avant-gardistes. Au final, une tambouille sonore faite de rock, d'electro, de dub, de hip hop et de... gospel.
La fidèle Martina est présente, et là encore son chant glacial et sophistiqué fait merveille. On a même droit à une invitée de prestige, PJ Harvey venue pousser la chansonnette le temps du meilleur morceau du disque, ce gospel dévoyé et crépusculaire qu'est "Broken Homes" (et son clip magnifique pour ceux qui s'en souviennent).
Certes, ce disque demeure à peine plus accessible que son prédécesseur. Mais celui ou celle qui a des oreilles constatera que lorsqu'il était chez Island, Tricky parsemait encore régulièrement ses albums de morceaux tout simplement géniaux. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, et on citera en vrac "Broken Homes" donc, "Singin' The Blues", "Record Companies", ou le morceau titre, histoire de convaincre les sceptiques. Sur la longueur, le disque fonctionne un petit peu moins bien, et c'est peut-être la première fois que ça arrive dans la carrière du génie fou de Bristol. Il n'empêche, il s'agit là d'une de ses réussites les plus sous-estimées.
La paranoïa reste certes de mise, mais au rythme des écoutes successives, on voit bien que l'artiste qu'est Tricky a cherché à redéfinir ses rythmes, en enrichissant son trip-hop mâtiné de dub de rap hardcore, de jungle, de synthétiseurs bancals, et de sons de guitares avant-gardistes. Au final, une tambouille sonore faite de rock, d'electro, de dub, de hip hop et de... gospel.
La fidèle Martina est présente, et là encore son chant glacial et sophistiqué fait merveille. On a même droit à une invitée de prestige, PJ Harvey venue pousser la chansonnette le temps du meilleur morceau du disque, ce gospel dévoyé et crépusculaire qu'est "Broken Homes" (et son clip magnifique pour ceux qui s'en souviennent).
Certes, ce disque demeure à peine plus accessible que son prédécesseur. Mais celui ou celle qui a des oreilles constatera que lorsqu'il était chez Island, Tricky parsemait encore régulièrement ses albums de morceaux tout simplement géniaux. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, et on citera en vrac "Broken Homes" donc, "Singin' The Blues", "Record Companies", ou le morceau titre, histoire de convaincre les sceptiques. Sur la longueur, le disque fonctionne un petit peu moins bien, et c'est peut-être la première fois que ça arrive dans la carrière du génie fou de Bristol. Il n'empêche, il s'agit là d'une de ses réussites les plus sous-estimées.
| Parfait 17/20 | par El Moz |
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