Tricky
Pre-Millenium Tension |
Label :
4th & Broadway |
||||
Après le succès inattendu de Maxinquaye en 1995, et les sommets de perfection atteints par Nearly God, le "tricky kid" de Bristol s'envola sous d'autres cieux, en Jamaïque, pour y enregistrer ce disque terminal. Hara-Kiri.
Plutôt que nous refaire le coup de maître que fut son premier album, Tricky nous prend à contre-pied, et nous emmure vivant dans SA paranoïa. Car Pre-Millenium Tension est sombre, définitivement et radicalement.
L'atmosphère y est suffocante, provoque délires claustrophobes et paranoïaques, et ce dès le premier morceau "Vent" (sample défiguré d'un titre des GrandMaster Flash).
Sous des déluges d'infra basses surpuissantes, Tricky remâche sa haine, celle qu'il éprouve contre les autres et contre lui-même, ses envies de meurtres et de suicide. Seul "Makes Me Wanna Die" chanté par Martina calme un peu le jeu (niveau musical seulement, car pour ce qui est des textes, inutile de traduire), avant de repartir de plus belle : "Sex Drive", "Lyrics of Fury", "My Evil Is Strong"...
Avec ce nouveau chef-d'œuvre, Tricky se coupait radicalement de la scène Trip Hop qui l'a vu naître. Et si, au risque de faire hurler les puristes, Pre-Millenium Tension était LE disque de rap ultime ? Toujours est-il que ce disque restera comme son plus pur et plus dangereux, un panorama parfait de l'âme sombre et torturée du génie de la musique des années 90.
Plutôt que nous refaire le coup de maître que fut son premier album, Tricky nous prend à contre-pied, et nous emmure vivant dans SA paranoïa. Car Pre-Millenium Tension est sombre, définitivement et radicalement.
L'atmosphère y est suffocante, provoque délires claustrophobes et paranoïaques, et ce dès le premier morceau "Vent" (sample défiguré d'un titre des GrandMaster Flash).
Sous des déluges d'infra basses surpuissantes, Tricky remâche sa haine, celle qu'il éprouve contre les autres et contre lui-même, ses envies de meurtres et de suicide. Seul "Makes Me Wanna Die" chanté par Martina calme un peu le jeu (niveau musical seulement, car pour ce qui est des textes, inutile de traduire), avant de repartir de plus belle : "Sex Drive", "Lyrics of Fury", "My Evil Is Strong"...
Avec ce nouveau chef-d'œuvre, Tricky se coupait radicalement de la scène Trip Hop qui l'a vu naître. Et si, au risque de faire hurler les puristes, Pre-Millenium Tension était LE disque de rap ultime ? Toujours est-il que ce disque restera comme son plus pur et plus dangereux, un panorama parfait de l'âme sombre et torturée du génie de la musique des années 90.
| Excellent ! 18/20 | par El Moz |
Posté le 04 novembre 2007 à 12 h 16 |
"Can't hardly breath, Can't hardly breath, Can't hardly breath".
Brouillard épais, sombre et humide, suffocant. Fournaise, le sol ondule, même l'ombre semble maudite. Toute atmosphère irrespirable semblerait coller à ce que dégage ce disque. Dès l'ouverture, malgré la voix plutôt fraîche de Martina, tout est plombé. Tricky Kid, cette voix sortie de nulle part. "It's surreal, They're not real". Je plonge dans un mauvais rêve, martial, tout tourne en rond, en boucle. Tout se répète, se rejoue. Les voix, à bout de souffle ne chantent plus, elles psalmodient, elles se traînent sur ce sol froid en laissant une trace baveuse dans leur sillage. "It is just a bad dream". "Ghetto Youth" et même le langage devient incompréhensible, histoire de me plonger d'une tête en plus dans ce désarroi épais. Puis, soudain, agghh, un brin de pluie, une bulle d'air frais, cette basse ronde, ces notes flottantes de guitares..... Que disent ces deux voix décalées ? "My evil is strong", fausse alerte donc. "To the noose, to the neck, to the boots, to the check, to the micic, to the psychic, to the circuit, to the games, pains to blame, to the freedom, make it rain, make it same" piano répétitif, lent, rythmes en fond de plan, echo, résonance de la musique et des mots.
"And I'll be you're ugly"
Brouillard épais, sombre et humide, suffocant. Fournaise, le sol ondule, même l'ombre semble maudite. Toute atmosphère irrespirable semblerait coller à ce que dégage ce disque. Dès l'ouverture, malgré la voix plutôt fraîche de Martina, tout est plombé. Tricky Kid, cette voix sortie de nulle part. "It's surreal, They're not real". Je plonge dans un mauvais rêve, martial, tout tourne en rond, en boucle. Tout se répète, se rejoue. Les voix, à bout de souffle ne chantent plus, elles psalmodient, elles se traînent sur ce sol froid en laissant une trace baveuse dans leur sillage. "It is just a bad dream". "Ghetto Youth" et même le langage devient incompréhensible, histoire de me plonger d'une tête en plus dans ce désarroi épais. Puis, soudain, agghh, un brin de pluie, une bulle d'air frais, cette basse ronde, ces notes flottantes de guitares..... Que disent ces deux voix décalées ? "My evil is strong", fausse alerte donc. "To the noose, to the neck, to the boots, to the check, to the micic, to the psychic, to the circuit, to the games, pains to blame, to the freedom, make it rain, make it same" piano répétitif, lent, rythmes en fond de plan, echo, résonance de la musique et des mots.
"And I'll be you're ugly"
Exceptionnel ! ! 19/20
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