The Jesus Lizard

Bang

Bang

 Label :     Touch And Go 
 Sortie :    mardi 18 janvier 2000 
 Format :  Compilation / CD   

Peut-on considérer cette pièce comme étant un album ? Certains diront que non, vu qu'il s'agit en fait d'un regroupement de titres (pas toujours) inédits, de B Sides et de morceaux immortalisés lors de prestations scéniques. On n'y retrouve que ce qui a été réalisé lorsque le groupe évoluait sous les couleurs du maillot Touch And Go. D'autres, comme moi, y trouvent l'occasion de (re)découvrir ce groupe atypique, mené par un leader aussi génial que dérangé et désaxé.

J'avais déjà eu l'occasion d'écouter The Jesus Lizard quelques années avant la sortie de ce rassemblement de 20 titres. Souvenir plus qu'éphémère, à l'époque. Des oreilles peut-être pas encore suffisamment matures en étaient plus que probablement la raison. Seconde chance accordée aux Lizards de me faire un nouvel avis sur leur supposé talent à l'occasion de ce Bang. Je me rends immédiatement compte que ce n'est pas moi qui leur ai accordé une ultime chance... C'est tout à fait l'inverse. Ce disque, peut-être sorti de nulle part pour arriver dans mon lecteur, c'est un cadeau lancé par le label Touch And Go.
C'est l'affolement immédiat, c'est plus qu'une gifle ! Il n'y a sans doute pas d'appellation. Le titre de cette compile se justifie considérablement. D'un côté, je suis pris par le regret de ne découvrir ces majestueux champions qu'après leur divorce ; mais de l'autre, sans ce split, je n'aurais peut-être jamais lancé mes oreilles vers eux. Cette galette, qui ne s'effritera jamais, est un monument majeur. Angoisse, passion, folie furieuse et malsaine, engagement dégoulinant, inventivité, extravagance, étrangeté et génie : tout y est.

Bang débute par un tempo maladif avec "Chrome". Celui-ci s'écarte ensuite pour un "7 vs.8" qui dégouline de caprices. "Gladiator" nous assomme avec sa ligne entêtante. "Seasick" ou la lypémanie dissimulée par des vagissements tonitruants. "Mouth Breather" consolide tout le génie du sieur Denison au pilotage de sa guitare continuellement martyrisée. "Sunday You Need Love" ne fait qu'asseoir toute la polyvalence du quatuor inimitable. "Bloody Mary" est un exemple parmi tant d'autres de la maladie mentale monstrueuse qui habite The Jesus Lizard, principalement par l'intermédiaire de son chanteur David Yow. Les contusions que l'on se prend de plein fouet jusque là, se décuplent à l'écoute de leurs performances scéniques. On pensait avoir atteint l'apogée ... Force est de reconnaître que non. Le second éclat live du disque, "Monkey Trick", en est la preuve accablante. Gémissements, hystérie et divinité s'allient pour placer sans appel The Jesus Lizard au sommet.
Impossible de les laisser de côté après tout ça, ce serait faire encore preuve de plus de folie que ce groupe gigantesque. Que faire après cette écoute ? L'écouter des centaines, des milliers de fois. Ce disque est entre vos mains pour toujours. Ensuite, il ne vous restera plus qu'à vous approprier les yeux fermés toute la discographie de cette armée monstrueuse. Album ou pas, ceci est pour moi l'une des plus belles richesses de la planète.


Intemporel ! ! !   20/20
par X_Cosmonaut


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