The Jesus Lizard

Paris [Villette Sonique, Grande Halle De La Villette] - mercredi 27 mai 2009

Ca commence par un coup de speed : je termine le boulot à 19h30 et le concert commence justement à la même heure. Et j'en ai pour au moins une heure de transport. Autant dire que je louperai Men Without Pants. Bon, c'est vrai, j'y vais pour Jesus Lizard et accessoirement pour Sunn O))). Mais c'est toujours sympa de voir les premières parties. Evidemment, le premier bus me passe sous le nez. Il va falloir aller à pied jusqu'à mon prochain changement. Là, pas de soucis : les boulevards des maréchaux me semblent interminables mais j'arrive finalement sur place vers 20h30. Juste le temps de voir quelques morceaux de Men Without Pants. Pas terrible donc pas de regrets. Direction la buvette. Et là aussi, c'est la galère : le débit n'est pas rapide, ce qui rend l'attente interminable. Un petit tour pas le stand pour m'apercevoir qu'il y a juste un t-shirt des Lizard alors que Sunn O))) propose toute sorte de trucs : patch, K7, pins parlant... C'est à se demander qui est la tête d'affiche et qui est le plus malin en force de vente.
Dehors, la foule s'échauffe à coup de binouzes quand soudain un grondement surgit. C'est sûr, Sunn O))) commence leur set. J'avoue que c'est assez impressionnant de voir surgir deux ombres monacales au milieu d'une fumée épaisse. Une véritable puissance sonore vrombit. Plusieurs personnes mettent des boules Quiès. Etonnant de venir à concert et se boucher les oreilles mais bon. Mes voisins sortent leur Iphone, prennent des photos et doivent les envoyer par mail à je ne sais qui. Du genre : nous on y est mais pas toi, gros naze. Je les zyeute pour me distraire un peu car ça commence à me gonfler sérieusement. C'est intéressant 15 minutes mais ça devient assez grand-gignolesque à la longue. Hop, je tente à nouveau la buvette où la file d'attente est toujours aussi longue et j'opte pour un blanche, personne car personne n'en veut. Mousse en main, je sors histoire de fumer une clope et là je me rends compte que j'ai paumer mes feuilles de tabac à rouler. L'occasion d'en taxer quelques-unes et de faire la causette avec mes généreux donateurs. Mon sweat vintage de Today Is The Day acheté lors du Clusterfuck Tour m'aide grandement à entamer la causette. Encore soif. Ca permettra de patienter en essayant de se rappeler le concert de Reading en 1993 mais là, j'avoue que je n'ai plus qu'un vague souvenir de leur prestation. Bien vague, même. Comme toute reformation, on les attend au tournant, surtout 10 ans après leur séparation. Mais la buvette n'a plus de pression. Dévalisée par tous ces soiffards. Gasp ! Heureusement, ils ont fait venir en catastrophe des canettes qui sont encore chaudes. Juste au moment où je reçois mon précieux breuvage, Jesus Lizard entre sur scène. Le set débute avec "Puss". A peine le premier riff, David Yow a déjà fait son premier stage diving, porté par une foule toute acquise et heureuse de cette reformation. Le début d'une longue série. Un roadie au chapeau essaie, tant bien que mal, de donner un peu de longueur au fil du micro. Ce sera d'ailleurs sa mission pendant tout le concert. Autant dire que c'est un boulot à plein temps. Putain, ça commence fort ! Inutile de dire que Yow a passé une grande partie du concert dans la foule. Il mène la barque magistralement tirant son énergie en buvant bières sur bières et crachant de bons vieux glaviots. Il ne conserve pas longtemps sa chemise, exhibant ainsi son torse légèrement bedonnant. Tout l'inverse d'Iggy Pop et ses carrés de chocolat. Le guitariste et le bassiste restent imperturbables face à tous ceux qui montent sur scène et contrastent avec le batteur qui doit être la réincarnation de celui du Muppet Show. Une vraie furie malgré son casque. Evidemment, la foule n'est pas en reste question slam. Les rares filles qui montent sur scène reçoivent une étreinte virile et finissent comme les mâles, dans le public, poussées par Yow. Pas du genre galant le gars. Mention spéciale au type qui est monté sur scène, a piqué le micro et a magistralement poussé la chansonnette "Boiler Maker" pour finir le morceau et se jeter dans la foule. Yow n'en revenait pas. Bref, y'a pas à chier : ils sont trop forts sur scène et contrairement à Reading 93, je m'en souviendrai longtemps et précisément.


Excellent !   18/20
par Toutoule


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