Antony And The Johnsons

Paris [Olympia] - lundi 07 novembre 2005

Après le rock juvénile des Arctic Monkeys, les relents post new wave de Editors, le folk baba de Devendra Banhart, Antony et ses Johnsons ont la lourde tâche de clore cette éclectique soirée.

Un Antony souriant, qui arrive devant un public conquis à l'avance, du moins pour ses fans.
Le set est plaisant, les musiciens bons, une extraordinaire qualité de son, mais ce que je craignais, a commencé à prendre forme au bout de 2-3 morceaux : la monotonie. Là où un Devendra Banhart 1 heure plus tôt, improvisait, modifiait ses chansons selon son humeur, j'avais hélas l'impression ici d'entendre souvent la même chose, ce qui au bout d'une demi heure, est quelque peu lassant.
La seconde moitié du concert sera beaucoup plus réjouissante, lorsque Antony nous fera part d'une chanson sur laquelle il travaille ("Trust Your Mother"), et dont il essaiera 2 versions et demi, dans la soirée.
Ce qui aura pour effet d'égayer l'atmosphère, assez tristounette jusque là, et de redynamiser le chanteur pour une fin de concert où nous aurons droit à une très belle reprise de Nico, le désormais Classique "Hope There's Someone", et à un rappel idéal pour conclure la soirée, avec une jolie version de "Candy Says" du Velvet en prime, chanson qu'on croirait écrite pour lui.
A ce moment là, je me surprends alors à penser : <<Enfin un artiste qui ne se cantonne pas à ses propres chansons, mais fait partager avec le public celles qui ont bercé sa vie.>>

Une impression mitigée, mais plutôt positive. En espérant un set plus varié la prochaine fois.


Pas mal   13/20
par Francislalanne


  Setlist :

My Lady Story
Ctipple And The Starfish
Everything Is New
Spiralling
For Today I'm A Boy
Frankenstein
Man Is The Baby
Trust Your Mother (1)
You Are My Sister
Trust Your Mother (2)
Afraid (reprise de Nico)
Fistfull Of Love
Bird Gehrl
Hope There's Someone

Trust Your Mother (3) / I Fell In Love With A Dead Boy
Candy Says (reprise du Velvet Underground)


 Moyenne 12.50/20 

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Posté le 17 février 2006 à 03 h 20

Dans un Olympia tout entier acquis à sa cause (si l'on excepte le type qui a quelques mètres derrière moi hurlait sporadiquement "Aaaarctiiiic Monkeys" même longtemps après qu'ils ont quittés la scène), Antony fit son entrer avec sa pléthore de Johnsons. Sorte de timide jeune fille perdue dans une carcasse de gros bonhomme, force me fut de constater que s'il a une voix hors du commun et propre à hérisser les poils de quiconque veut bien lui prêter l'oreille, le jeune homme manque de charisme et peine à occuper une scène comme celle, mythique, qui lui était proposée ce soir-là. Bien sûr, c'est vrai, un bon set nous a été offert, joué presque sans fausses notes et avec beaucoup de conviction et d'émotion, mais au fond de moi je ne pouvais me départir de l'idée que cet Olympia était bien trop grand pour Antony, et ce peu importe le nombre de ses Johnsons.
Peut-être dans une petite salle intime, seul avec son piano, eut-il été capable de créer la magie avec cette sensibilité qu'on sent à fleur de peau. Peut-être...
Correct   12/20





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