Godflesh

Pure

Pure

 Label :     Earache 
 Sortie :    mardi 21 avril 1992 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Deuxième album de Godflesh (sans compter la bizarrerie Slavestate), Pure est le mal nommé. Il est sale, violent, glacial, mélange indus et death metal, techno et hardcore, et jette nos débris de sentiments dans une boue immonde et froide. Le trio d'alors s'evertue à sortir un album monolithique, d'une noirceur impénétrable et surtout d'une sauvagerie ultime. L'asociation basse ultradistordue-batterie pachydermique-boite à rythme pas moins solide pose les bases d'une rythmique tribale et oppressante, les guitares sortent droit de Napalm Death. Ce son grindcore hyper aggressif ajoute à l'ambiance infernale et au profond manque de tendresse de l'ensemble.

Toutefois, JK "Godflesh" Broadrick n'est pas un suiveur. Avec Pure il va plus loin que Ministry, précède The Downward Spiral de deux ans, assume sa nationalité en saupoudrant le tout de délicatesse shoegazée, reconnait chez les Sisters Of Mercy un héritage lointain. Seul petit détail fermant les portes de la perfection : les vocaux très eighties.

Un "must-have" pour tout amateur de noise, indus, metal en tout genre, goth, cold wave, post rock lourd, suicidaire, SM, prêtre sataniste, pour quiconque souhaite une belle crise d'apoplexie pour "belle maman", ou la très chère voisine, pour vider une soirée qui part en couille... bref du très très grand pas très facile !


Exceptionnel ! !   19/20
par Lolive


 Moyenne 18.00/20 

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Posté le 22 novembre 2005 à 23 h 07

Cet album est un modele de puissance, de vocaux décharnés (mais sachant se faire plus aériens), de rythmes plombés et hypnotiques, rejoignant en cela le superbe "Aggravation" des français de Treponem Pal, en y adjoignant le groove qui caractérisait le non moins excellent "Excess And Overdrive" des parisiens.
Les compos évoquent également Prong et Killing Joke, entre puissance et froideur, entre hargne comme sur "Spite" et vocaux plus ... hum ... légers, comme sur "I Wasn't Born To Follow".
Mais malgré ces références, Godflesh produit un son entièrement personnel, compact et épais, et un album aux compos jamais dénuées d'inventivité, jamais gratuitement violentes, aux guitares malsaines et torturées.
Un opus qui demande un effort d'écoute assez poussé, mais qui, une fois 'dompté', s'avère être l'un des meilleurs albums indus sortis jusqu'alors.

Thanks Broadrick !
Parfait   17/20







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