Okkervil River

Down The River Of Golden Dreams

Down The River Of Golden Dreams

 Label :     Jagjaguwar 
 Sortie :    mardi 02 septembre 2003 
 Format :  Album / CD   

Le choc sera tout d'abord visuel, que peut contenir un disque à la pochette si étrange ? Tout simplement un disque inespéré, un concentré de beauté et de grâce.

Le second choc sera musical, Down The River Of Golden Dreams fait parti de ces disques dont on se demande même au bout de 1000 écoutes comment il peut exister. Pourtant rien ne le laissait prévoir, aucun magazine ne l'a annoncé comme la nouvelle sensation, pas de pub, presque un miracle si il est arrivé sur votre platine. Mais attention si un jour il y parvient il y a fort à parier qu'il va y rester très longtemps.

La musique est à la fois sophistiquée, raffinée et pourtant simple. Ca commence par une intro qui ne semble être posée là que pour nous faire entrer en douceur dans ce voyage musical. Les chansons s'enchaînent, à chacune on pense avoir atteint un sommet, chaque fois la suivante nous époustoufle encore plus. De la pop, du folk,du rock, des orgues en arrangement qui accompagnent cette explosion qui mélange mélancolie, tristesse parfois, espoir toujours ; une sorte de voyage vers la paix intérieure. Il faudra cependant écouter des histoires de criminel de guerre, de couple qui se déchirent. Will Sheff examine l'âme humaine dans ses pires tourments et en sort des chansons. Ecouter ce disque c'est s'enfermer sans espoir de sortie et resté scier devant une étrange beauté.

Et puis il y a cette voix, cette voix qui fait frissonner, une voix intense hors du commun qui sait se retenir pour mieux exploser au meilleur moment mais sans jamais tomber dans la complainte. Le sommet de l'album est atteint sans conteste avec "It Ends With A Fall".

Si l'album est passé inaperçu il est pourtant parfait de long en bout. A redécouvrir très très vite !!!


Intemporel ! ! !   20/20
par Mozz


 Moyenne 19.75/20 

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Posté le 01 mars 2006 à 23 h 34

Bizarre ! D'où vient ce nom, Okkervil River ? En tout cas, le nom de l'album, s'il parait quelque peu ronflant, laisse présager du bon !

Et pourtant, s'il est question de rivière aux rêves dorés, on a à faire à des chansons parfois dépressives, mélancoliques, où les pianos, les claviers y trouvent leurs places, parmi la guitare accoustique, chère au folk.
Quant au contenu, il est simplement magique. Nous ne sommes pas face à toute la misère du monde, à l'apocalypse. On nous distille une tristesse doucement, progressivement, comme si il nous manquait quelque chose, qu'on ne saurait saisir, juste à portée de main. Celle-ci est parfois ponctuée par quelques instants plus 'rageux', comme "Blanket And Crib", mais une fois encore, elle est savament contenue.
Bref, nous avons de la finesse, de la poésie, de... de... de la musique !! Ce qui fait plaisir quand on voit la déferlante de nouveautés qui ne tiennent pas la route. Le simple fait d'entendre "It Ends With A Fall", "The War Criminal Rises And Speaks" et "Seas Too Far for Reach"( l'apothéose !!!) rend définitivement accro !

En un mot: album PAR-FAIT !!!! 21/20 !
Intemporel ! ! !   20/20



Posté le 05 mars 2007 à 14 h 39

Nous voilà ici, en présence d'un disque tout bonnement exceptionnel. Après le très bon Don't Fall In Love With Everyone You See, Okkervil River nous revient avec ce Down The River Of The Golden Dreams qui dépasse pour sûr, toutes nos espérances. Ayant gommé toutes les petites imperfections qui pouvaient se faire sentir sur l'opus précédent, notamment le chant de Will Sheff parfois approximatif, le groupe nous délivre 11 morceaux, tous très bons, et dont certains atteignent des sommets. ("Seas Too Far To Reach" en tête, mais les "It Ends With Fall" et autres "Blanket And Crib" ne sont pas en reste). Musicalement, on retrouve une inspiration sans failles déjà très présente par le passé, nous prouvant une fois de plus que le groupe a encore de belles années devant lui. Donc vous l'aurez compris, même si certains morceaux sortent du lot, Rien ici est à jeter. Tout est formidablement inspirés avec des mélodies géniales, le tout porté par la voix de Sheff qui est véritablement le fil conducteur de cette musique ô combien envoûtante. Un groupe étonnement peu connu qui dispose pourtant d'un potentiel énorme. A suivre de très près.
Intemporel ! ! !   20/20



Posté le 13 avril 2007 à 18 h 39

Okkervil River est l'autre groupe de Meilburg et Sheff, éminents membres de Shearwater. Ici, ce dernier nous transporte en des contrées inconnues, où Bien et Mal subsistent mais sous une forme bien plus poétique, à l'aide de sa voix parfois poussée à la limite de la justesse comme l'auditeur de l'extase. Ce qui crée l'homogénéité de l'album, c'est sa paradoxale excellence à tous les niveaux: une instrumentalisation efficace, entre sobriété et foisonnance, des mélodies complexes mais entêtantes. De plus, si l'album est efficace aux premières écoutes, jamais la lassitude ne guettera.

Primordialement, cet album n'est que terriblement humain : chaque morceau dévoile une fragilité, un aspect bancal tout bonnement attachant, et même carrément addictif. Le refus d'une musique aseptisée est toujours payant.

Le genre ? Quelque part entre le folk, le rock psyché, voire la pop, cet album est avant tout inclassable de par originalité, sa volonté de progresser à travers les mélodies: cette musique nous déséquilibre,nous surprend à chaque seconde mais ne nous quitte jamais grâce à cette incontestable franchise. En témoigne la deuxième piste de l'album où le chanteur nous offre un surprenant numéro d'équilibrisme vocal qui, par une mystérieuse grâce, se voit sublimé par ce je-ne-sais-quoi de tremblant, d'hésitant ou finalement d'enchantant.

Autre prouesse notable, cette musique témoigne naturellement d'une capacité à transporter l'auditeur dans une bulle éphémère d'où le monde n'est plus que contemplation. Elle provoque de plus un sentiment ineffable, nous plonge dans cette torpeur inénarrable et nous protége un temps des affres de l'extérieur. De là se révèle la dimension tragique de l'album. En effet, cette musique accepte sa condamnation: elle doit retranscire notre propre précarité et se fait donc erratique, passant de la pleine affirmation de son existence, en témoigne la grandiloquence du corps central de l'album, aux multiples hésitations, incertitudes émaillant une vie humaine, à l'image d'un For The Enemy sur la corde raide. Cette musique prévient de la plus belle des façons, par sa légère fugacité couplée à cet addictif goût d'inachevé, que toutes choses a une fin. Ici, la qualité du contenu atténue heureusement l'angoisse légitimée de voir ce disque cessé de tourner sur lui-même.

Okkervil River a confiance en son auditeur et lui offre un voyage risqué mais salvateur. Ce dernier en ressort groggy mais heureux, dans son acceptation la plus simple. D'ailleurs, cette progression est pleinement concrétisée par le dernier titre, "Seas Too Far To Reach", le sommet de ce disque, oeuvre majeur d'un groupe trop confidentiel.
Exceptionnel ! !   19/20







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