Iron & Wine

Ghost On Ghost

Ghost On Ghost

 Label :     4AD ; Nonesuch 
 Sortie :    mardi 16 avril 2013 
 Format :  Album / CD  Vinyle  Numérique   

Un peu plus de deux ans après Kiss Each Other Clean, paru en 2011, Iron & Wine nous revient avec Ghost on Ghost, son cinquième album. Délaissant de manière significative, sans toutefois les abandonner totalement, les expérimentations de leur disque précédent, Sam Beam et son groupe reviennent ici à des ambiances plus légères et folks. La production est toujours aussi ambitieuse et détaillée, mais le rendu est plus clair et moins tendu, plus naturel et spontané. Notre barbu a néanmoins conservé, en plus de ses habituels morceaux à tendance folk, les inspirations jazzy déjà présentes sur Kiss Each Other Clean. Toujours aussi à l'aise dans la création d'ambiances évocatrices grâce à l'aide d'arrangements subtils (langoureuse "Winter Prayers", "Joy"), on constate surtout l'apport du batteur de jazz Brian Blade, qui impose largement son style, tout en légèreté et en finesse, sur toute la durée du disque. "The Desert Babbler", avec ses chœurs, ses cordes et donc sa batterie, constitue un exemple évident de ce style relâché développé par Beam et ses musiciens. D'autres morceaux, tel "Low Light Buddy of Mine", se situent dans cette veine, alors que l'excellente "Grace for Saints and Ramblers" ou encore "New Mexico's No Breeze" augmentent considérablement le tempo général de l'album. Comme dit plus haut, les influences jazz sont toujours présentes. On retrouve donc de nombreux cuivres qui font leur effet et contribuent à conférer une véritable couleur à l'ensemble, de l'inaugurale "Caught in the Briars" en passant, en milieu d'album, par "Grass Widows" et "Singers and the Endless Song" (toute en contrepoints et distillant une atmosphère légèrement plus sombre que le reste des titres), pour arriver à la complexe et épique "Lovers' Revolution", véritable moment de bravoure de l'album, où les instruments se répondent sans relâche et où Beam se montre très engagé vocalement. "Baby Center Stage", gorgée d'une magnifique pedal steel, clôt superbement l'ensemble, achevant un disque qui brille par son homogénéité, la complémentarité que l'on décèle aisément entre les musiciens et, bien évidemment, par la qualité de ses morceaux. Toujours aucun faux pas pour Iron & Wine !


Très bon   16/20
par Poukram


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