Autechre

LP5

LP5

 Label :     Warp 
 Sortie :    vendredi 10 juillet 1998 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Trois années ont passé et on attend toujours le digne successeur de Tri Repetae. Sean Booth et Rob Brown vont-ils encore accoucher d'un album clinique automatisé à outrance ou, au contraire, se reprendre en insufflant un peu de vie dans tout ça ? Les doutes sont pour la première fois dans les esprits.
Fort heureusement, le morceau débordant d'énergie qui ouvre ce 5ème album a tôt fait de nous rassurer. Cette fois, les recherches rythmiques ne semblent pas avoir pris le pas sur un soucis constant de la mélodie.
D'une certaine façon, c'est peut-être leur projet le plus ambitieux : s'il est déjà difficile de produire un bon album opaque et exigeant, le rendre accessible sans pour autant faire de compromis ne l'est encore que davantage.
Ce qui est en effet frappant sur ce LP5, c'est la façon unique dont de sublimes mélodies semblent émerger par petites touches du chaos sonore produit par ces textures foisonnantes et ces rythmiques eclatées. Ici, ce chaos n'est pas un leurre destiné à tromper l'ennui mais constitue bel et bien les fondations sur lesquelles se batissent progressivement les compositions.
Contrairement aux morceaux de Chiastic Slide qui semblaient tourner indéfiniment en rond, ceux de LP5 évoluent et ne cessent de fasciner par leur sens du détail.
Sur "Rae", la radicalité fait place à la mélancolie à la faveur d'un changement de tempo aussi inattendu qu'efficace. Le rythme de "Fold4, Wrap5" semble accélérer et ralentir en même temps. Sur "Vose in", des coulées de son se chevauchent, s'annulent puis se complètent les unes les autres. La mélopée de "Arch Carrier" s'impose à nos oreilles comme une évidence.
LP5 est le genre d'album où chaque nouvelle écoute est source de découvertes et qui se déguste encore mieux un bon casque sur les oreilles.


Excellent !   18/20
par Piezo


 Moyenne 19.00/20 

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Posté le 04 août 2005 à 01 h 42

Un disque de MUSIQUE électronique, ici, les machines dansent, se bourrent la gueule, se mettent à nu, rêvent, baisent, ont la tête dans le cul le lendemain, etc ...
Sur ce cinquième disque, Autechre arrive à allier rythmiques ravageuses et instincts mélodiques sur plus d'une heure de travail sur le son, pour livrer une perle en constante évolution. Rien à jeter sur ce disque : Autechre a donné un souffle de vie à ces robots de tous les jours.
Intemporel ! ! !   20/20







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