The Black Lips

Paris [La Gaîté Lyrique] - jeudi 06 avril 2017

J'étais venu voir Grandaddy, et j'ai eu droit à un sacré bonus : mon premier concert des Black Lips. Après le cabaret intimiste de Jamie Lee, chanteur de Money, mi-poète dandy mi-britrocker imbibé, et la prestation appliquée des post-ados grunge espagnols de Mourn, l'arrivée sur scène de ces hurluberlus m'a fait l'effet d'une tornade.
D'abord par leurs looks improbables : seul le deuxième guitariste se distingue avec comme seule fantaisie une chemise à rayures. Cole Alexander, le leader, flotte dans une chemise/tunique et recouvre sa coupe mulet teinte en noir tantôt d'un stetson chiffonné, tantôt d'une casquette de camionneur. Le bassiste/chanteur est déguisé en Jesse Hughes : banane, moustache et chemise de cowboy. Mais la palme revient au batteur : veste à paillettes Elvis-style avec écrit au dos "merci" (en français dans le texte et en capitales dorées), et une coupe de cheveux entre Rob Tyner et Robert Charlebois (c'est vrai, la fourchette n'est pas large).
Ensuite par leur musique : un rockabilly-tex-mex-garage-sixties dépouillé et agressif, entre Cramps, Sonics et Johnny Cash. Des mélodies imparables mais réduites à leur plus simple expression et noyées en un fracas de guitares criardes. Une saxophoniste vient compléter le tableau sur certains morceaux.
Cerise sur le gâteau : des ballons gonflables de différentes tailles avec le logo du groupe, balancés dans la foule au début du concert et qui aideront à maintenir notre attention pendant les morceaux moins efficaces.

Alors il paraît qu'ils sont capables de beaucoup mieux, en attendant cet intermède était sacrément rafraîchissant.


Très bon   16/20
par Myfriendgoo


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