Paradise Lost

The Plague Within

The Plague Within

 Label :     Century Media 
 Sortie :    vendredi 29 mai 2015 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Avec The Plague Within, dernière sortie en date de Paradise Lost, la boucle semble bien bouclée. Premièrement, le Doom est définitivement (?) de retour dans une veine plus inspirée que sur Tragic Idol mais, surtout, Nick Holmes se remet à faire des vocalises graves, des "grunts" Death Métal et ça, ça fait un bien fou ! Cela rajoute exactement la noirceur nécessaire aux compositions, leur donne un souffle macabre qu'elles n'avaient pas connu depuis, allez, 1992.
Moi, évidemment, je suis fan mais c'est cela qui est étrange avec ce groupe, tu peux croiser autant d'amateurs différents que d'albums et de périodes. Entre ceux qui ne jurent que par Gothic, les romantiques pour qui Draconian Times est indépassable, les moins obtus qui ont adhéré à la phase Electro (il faut dire que Symbol of Life fesse sévèrement), ceux qui les ont découverts sur le tard avec le Métal quasi symphonique de Paradise Lost ou In Requiem ou, enfin, les plus jeunes attirés par les relents Stoner de Tragic Idol, il y a de quoi faire. Et si j'arrive à trouver du bon dans toutes ces époques, je trouve quand même que les Anglais ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils envoient de l'épais, du mid tempo bien sec enivré de solos cajoleurs (cette paire de guitaristes, c'est vraiment la dream team), que le chant se fait rauque et qu'en gros tu as le sentiment, en écoutant la musique, de creuser ta tombe sous le regard expert de quelques types louches encapuchonnés.
À bien y regarder, The Plague Within peut faire office de synthèse. Production moderne mais esprit Old School, simplicité des compositions due au sens de l'épuration technique et non pas à cause d'un quelconque déficit de solfège, économie vocale pour un placement au plus juste, au plus pertinent, bref on sent toute l'expérience des musiciens, le plaisir à jouer, la passion.
Avec cette chronique, j'ai fini de parcourir, jusqu'au prochain, l'intégralité des albums studios de Paradise Lost. J'en connaissais déjà beaucoup mais de les écouter ainsi, dans leur ordre chronologique, m'a fait comprendre à quel point j'ai mésestimé de groupe mais également pourquoi il fut, est et restera un incontournable de la scène Métal. Il est 16h, dans la pénombre de ma tanière j'ouvre une bière, "Beneath Broken Earth" à fond, je pars à dame enveloppé dans ce Doom funéraire. Putain quel titre...


Excellent !   18/20
par Arno Vice


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