Biohazard

Mata Leao

Mata Leao

 Label :     Warner 
 Sortie :    mardi 25 juin 1996 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Pour passer après l'excellent State Of The World Address, il faut avoir de très sérieux atouts afin de soutenir la comparaison, inévitable. Mata Leao en a quelques-uns (grosses guitares, riffs épais, morceaux concis et directs dans la gueule) mais pourquoi diable le chant est-il aussi Hip-Hop ? Je sais bien que la mode est à la fusion mais merde, je n'ai pas envie d'écouter un album de Downset et encore moins de Rage Against The Machine ! Heureusement, on a encore droit à de la bonne gueulante histérico-virile mais globalement, en dépit des rythmiques carrées qui font encore de Biohazard un groupe difficilement abordable, je perçois cet album comme un virage vers des contrées qui ne me plaisent guère, un Dog Eat Dog qui aurait fait de la musculation par exemple. Oh bien sûr ce n'est pas honteux (quoi que, il y a vraiment des passages horribles) mais est-ce que c'est cela que l'on attend d'un pilier de la scène NYHC ? Au moins, les titres ont gagné en intensité mais même quand le tempo s'enflamme, je pense plus à du Punk à roulettes (nonobstant le chant rocailleux) qu'aux bas-fonds urbains.
En fait, c'est ça qui est fou avec Mata Leao : il ne s'en dégage rien. La hargne est édulcorée dans un Hip-Hop maladroit, le sentiment d'urgence a disparu, le discours tombe dans la caricature d'une critique du rêve américain qu'eux-mêmes vivent en fait, bref, la noirceur et une certaine forme de désespoir qui habitaient les productions précédentes sont ici remplacées par une espèce de pose Gangsta qui rend l'album insipide. Cela dit, c'est sans doute un avis de vieux con.


Correct   12/20
par Arno Vice


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