Ryan Adams

Orion

Orion

 Label :     PAX AM 
 Sortie :    mardi 18 mai 2010 
 Format :  Album / Vinyle   

Ryan Adams se retire de la musique en 2008, après le succès de son excellent Cardinology, qui signe la fin de sa collaboration avec les Cardinals. Un album très rock et très bon, à la suite duquel Adams décide de se consacrer à l'écriture et cesse de composer. Cependant, chassé le naturel, il revient au galop. Adams reste un musicien, quoiqu'il en pense et il revient à ses compositions en l'an de grâce 2010 pour livrer son nouvel album, Orion. Je me souviens de ce qui était annoncé par Adams quelques temps avant la sortie. Un album hard-rock, tranchant, inspiré par un de ses groupes préférés Voivod. Un album qui sortirait uniquement en vinyle sur son site et ...

Attendez ... Adams dans le style de Voivod ? Sérieusement ? Les différentes vidéos postées par Adams sur sa page facebook depuis quelques temps sont des chansons de Voivod. Son image de profil est une tête maquillée d'un chanteur de Black metal. Adams se rêve hard et métaleux, lui le "troubadour" mélancolique, touche à tout mais toujours doux-amer, jamais agressif dans les sons mais souvent poignant et touchant. Il va nous sortir un album de métal ... j'étais sceptique.
Et j'ai eu raison de l'être parce qu'après de multiples écoutes, il y a quelque chose qui cloche dans cet album. Non pas que je considère qu'un artiste ne doive pas muter, mais plutôt que je pense qu'Adams n'est pas fait pour ce métal rapide, incisif. Il n'a ni la voix, ni l'inspiration qui va avec et les diverses chansons de cet album le prouve. Ça joue vite, ça braille, mais ça n'agresse jamais. C'est un pastiche de vitesse d'exécution, un pastiche de violence. Ni vraiment punk, ni vraiment métal, l'album ne décolle jamais et reste un hommage à peine sympathique d'Adams pour son groupe préféré. Il s'est fait plaisir, mais l'auditeur est déçu, profondément. Ce n'est pas du sectarisme Alt-Country que de dire qu'Adams n'est pas fait pour ce genre de musique. Il chante presque faux, on dirait qu'il s'étouffe. On sent bien que les deux seuls morceaux qui surnagent sont ceux où l'on sent l'influence de ses travaux passés : "Fire and Ice" et "By Force", plus lents et plus intéressants.

On s'ennuie, on baille et seul le bruit assourdissant nous tient éveillé. Adams en garage rock n'était pas un modèle de transcendance, mais là, c'est bien pire. Un échec total. On comprend les raisons de la non commercialisation à grande échelle de cet album. On ne comprend pas son existence.


Très mauvais   4/20
par Bona


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