Paul Weller

Heavy Soul

Heavy Soul

 Label :     Island 
 Sortie :    mardi 05 août 1997 
 Format :  Album / CD   

C'était en 1997, en pleine ascension des terribles frangins Gallagher et du phénomène brit-pop qui secouait toute la Grande Bretagne, que le père des mods sortit son quatrième album solo. La presse britannique l'avait déjà baptisé parrain de la nouvelle scène pop anglaise.
20 ans de carrière et Paul Weller avait tout bon dans ses directions musicales et son parcours est vraiment exceptionnel. Je mets bien-sûr de côté quelques erreurs pardonnables, oui, The Style Council.
Son précédent album, l'autobiographique Stranley Road (datant de 1995) était moyennement bon, malgré quelques morceaux parfaits, je ne lui reproche pas d'être l'un des albums les plus vendus à cette époque, mais parce qu'il manquait quelque chose qui ne m'avait pas touché spécialement, malgré ses références telles que les Beatles, Stones et autres... Il manquait des éléments qui pouvaient le rendre beaucoup plus excellent. Donc après l'immense succès commercial de ce Stranley Road il fallait faire peau neuve.
C'est dans un moment chaotique qu'il essaie d'enregistrer du nouveau et il s'intitule Heavy Soul. Cet album avait été réalisé d'une façon laborieuse, dans de mauvaises circonstances, comme sa rupture avec sa maison de disque, donc négociation dans un nouvel label, déménagement dans divers studios d'enregistrements, et son divorce avec sa femme.
Une période difficile, mais c'est sans doute avec un caractère d'acier que Paul Weller a repris la route et avec sa force qu'il a pu sortir malgré tout un album d'une haute qualité.
Au premier abord on remarque sa pochette qui est superbe, elle me rappelle un peu celle de Ogden's Nut Gone Flake enfin vous voyez un peu le genre ? Ce côté chef-d'oeuvre.
La musique de Heavy Soul est marquée d'une soul brutale, d'un rock teinté d'une couleur pourpre élégante, d'un R&B au son sec et d'une légère pop délicieuse.
Toujours co-produit avec son allié Brendan Lynch, on aperçoit la présence de Steve Cradock, très bon guitariste, connu au sein du groupe Ocean Colour Scene, très prisé en Angleterre, mais médiocre à mon humble avis, mais je veux bien épargner Moseley Shoals.
À noter la performance vocale d'enfer de Weller sur "Golden Sands" qui est le morceau le plus énorme de cet album.
Marqué par de jolies ballades, de vraies perles pour "Up In Suzes' Room", "I Should Have Been To Inspire You". L'excellent "Driving Nowhere" ou encore des morceaux furieux comme "Peacock Suit" et "Brushed".
Mais le meilleur est sans doute à la fin pour cette sublime chanson "Mermaids" elle est vraiment l'un des morceaux les plus beaux qu'a pu écrire Monsieur Weller. Elle est belle et simple, et la simplicité fait la beauté !
A la sortie de cet album, l'accueil du public est mitigé et une certaine presse française a l'air d'avoir un malin plaisir à vilipender l'artiste, bien que d'autres clament qu'il s'agit d'un grand disque.
Pourtant, malgré les défauts se cachent pourtant de bonnes qualités dans cet album, certes un peu plus coléreux que les précédents, mais le son est là et c'est du bon.
Je me souviens d'avoir attendu ce quatrième effort avec enthousiasme et d'avoir passé un magnifique été en sa compagnie. Ce fut un disque pour oublier un peu ma petite peine. Je le considère comme mon meilleur album de l'année 1997.
C'est évident, il y a du potentiel dedans. Et il devait avoir un accueil beaucoup plus clément, car il méritait mieux.


Excellent !   18/20
par Seona*Lopertin


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